01.07.2009
L'été (sera) meurtrier

17:26 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pina bausch
29.06.2009
Chambre avec vous

27.06.2009
Le bougeoir du crépuscule (Char)
09:24 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : johann
26.06.2009
Drôles de drames

10:33 Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : michael jackson, farrah fawcett
23.06.2009
BT marabout et grosses ficelles
Cher docteur BT, cela fait cinq ans que ma femme et moi gérons notre couple de notre mieux. Depuis la crise financière nous n'avons plus de désir. Que faire ?
Je vous propose d'écouter (en boucle) la chronique boursière sur France Info.
Pensez vous, docteur BT, que ma rencontre amoureuse puis une vie commune de vingt ans a fait place après divorce de ma part à l'abandon (mon ex épouse est partie du domicile plusieurs années en vivant avec ma fille déjà fiancée).. De sa part elle ne voulait plus de dépendance. Aujourd'hui j'ai peur de trop souffrir en vieillissant. Pourtant nous étions parti sans calcul.
Bigre! Je suis marabout et non docteur. Votre affaire me semble bien compliquée. J'ai un peu de mal à comprendre qui couche avec qui là. Quoiqu'il en soit, si vous disposez d'un ordinateur bien équipé, je vous conseille de cliquer sur "calculatrice" puis de compter avec vos dix doigts votre pourcentage de dépendance au vieillissement. En cas d'échec, je vous recommande d'habiter au sommet d'une tour HLM et ensuite de sauter du balcon; un dimanche matin et de très bonne heure afin de ne pas blesser quelqu'un.
Jolie quadra, je ne vis que des aventures sans lendemain..ne croyez-vous pas que les hommes ont changé et que le couple ne les intéresse plus ?
Ne remettez plus à demain ce que vous devez faire impérativement le surlendemain ! Et puis, tout à fait entre-nous, il faut bien que les hommes (se) changent pour que rien ne change.
Bonjour,
Depuis plusieurs années j'aime une collèque de travail, mariée comme moi et ayant des enfants. Elle m'a avoué un jour qu'elle n'aimait pas son mari, âgé de 13 ans de plus qu'elle. Elle m'a déclaré son amour mais refuse des relations sexuelles avec moi. J'ai décidé de ne plus la revoir mais elle continue à me rappeler. Que faire docteur love marabout BT?
Téléphonez à votre agence EDF et demandez leur de couper le courant !
Cher BT, je suis célibataire depuis trois ans et pourtant je suis parfaite. Alors, la faute à qui?
Vous devriez en parler avec votre père.
Toutes mes amies sont mariées et moi je vis seule. Rencontrer quelqu'un est-il un facteur chance ?
Faites vous embaucher à la Poste, vous verrez bien !
Dans "A la recherche du temps perdu", Proust dit souvent qu'il faut feindre l'indifférence à l'égard d'une jolie femme pour que cette personne s'attache à nous. Qu'en pensez-vous?
"Laissez les jolies femmes aux hommes sans imagination" et abonnez-vous sans tarder au magazine des retraités de l'amour : "Le temps retrouvé".
Doc BT, je soupçonne ma main droite de me faire quelques infidèlités. Que dois-je faire?
Adhérez au PS et votez pour votre main gauche!
Bonjour ! Le célibat, dit-on, se résumerait à une trop grande exigence sur le/la partenaire souhaité(e) et/ou une trop grande place laissée à sa carrière professionnelle et/ou l'existence de barrières personnelles ?...Et lorsqu'on a quelques idées sur l'homme/ la femme qu'on désire sans cahier des charges imposant (exemple : ne pas vouloir d'un conjoint colérique et autoritaire car son propre père l'était), que le boulot ne prend pas autant de place dans sa vie et qu'on a fait une thérapie de plusieurs années ayant "guérie" ses plus grandes névroses ?
Bref je connais des personnes, hommes et femmes, ayant du mal à rencontrer (j'en fais partie) car c'est tout simplement difficile de se rencontrer physiquement !
Lorsqu'on sort dans les bars on ne s'accoste pas forcément chacun étant avec son groupe, tout le monde n'est pas friands des sites de rencontres, le stock d'amis est souvent épuisé, lorsqu'on travaille dans un milieu très féminin en tant que femme ou masculin en tant qu'homme la rencontre avec le sexe opposé est très difficile également...de faux prétextes me direz-vous ?
Merci de votre réponse ! Marie
Heu...Marie, je vous suggère d'acheter un sextoy puis d'y glisser un peu de confiture dessus et enfin d'enculer les mouches avec.
Monsieur BT, j'ai un blog comme vous et j'y raconte mes aventures sexuelles (C'est bon pour l'audimat ;).J'ai notamment raconté ma dernière aventure avec trois hommes qui m'ont fait jouir durant cinq heures. Je n'ai même pas honte. Est-ce normal?
En amour, comme en cent, la notion de normalité est très personnelle. Si un jour les jeux Olympiques du sexe se déroulent en Afrique, je vous recommande vivement d'y participer. N'est-ce pas là l'essentiel ?
18:09 Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, amour, volupté, voyance, marabout, astre au logis
21.06.2009
L'éventail céleste du temps

19.06.2009
Un pays de silence

18.06.2009
Simple et vrai

16.06.2009
Solène et Yann G. pour le meilleur
Depuis ce 5 juin, je n'ai eu de cesse de penser à votre union. Celle que vous avez scellée en la mairie du 19ème arrondissement de la capitale. J'ai beaucoup songé, depuis, aux sourires que vous avez échangé avec les vôtres. L'automatisme du rire est implacable. Vous savez combien je me méfie de ceux qui évitent le rire et refusent son ouverture.
J'ai aimé cette cérémonie parce qu'elle coulait de source. Cela fait plus de dix ans que je partage avec vous des moments forts et exquis. Elégants comme ton costume, Yann. Légers comme ta robe somptueuse, Solène. Il était donc devenu urgent d'inscrire la beauté de votre relation sur un livre officiel.
J'ai laissé glisser une ou deux larmes dans le parc des Buttes Chaumont quand j'ai vu couler celles de ton oncle, Yann. Comment, en effet, ne pas penser à ton cousin disparu trop tôt à ce moment si particulier qui construit les bases d'une existence. Je me souviendrai surtout de la promenade qui a suivi dans le parc. De ce moment précis que j'ai figé autour de l'arbre.
Et des mots que j'ai ensuite échangé avec Solène. Je me souviendrai, enfin, de ces deux jours de partages en Bourgogne. Une fête authentique. Quelquechose d'assez proche du bonheur dont vous êtes les infatigables artisans.
Vous êtes formidables (pour la rime avec infatigables).
Indispensables à mon équilibre.
03.06.2009
Il était une fois dans le Morvan
31.05.2009
Tel père, tel fils ;)

Mais, dans l'œil du vieillard, on voit de la lumière.
Victor Hugo
30.05.2009
Les mots en queue de poison
Un mot entraîne l'autre dit la sagesse populaire.
Et si je ne suis pas sage la machine s'enraye comme dans la pièce de Nathalie Sarraute: "Pour un oui, pour un non".
Il suffit d'un mot, d'une phrase suspendue à deux pinces composées de trois petits points.
"C'est... bien...ça !"
Dans la pièce de madame Sarraute, donc, tout son théâtre repose sur l'examen narquois de l'infime dans le vocabulaire.
Je me souviens d'avoir apprécié chaque petite goutte de poison distillé grâce à cette belle machinerie verbale. Sami Frey et François Balmer en étaient les protagonistes.
J'avais raté la même avec Jean-Louis Trintignant et André Dussolier. Peu importe. Il s'agit d'un identique grain de sable qui provoque toujours une montagne de malentendus entre deux amis. Durant toute la pièce, ils vont tenter de dissiper le quiproquo qui les a séparés. Il est né d'un léger accent, sans doute ironique. Au premier qui avait bénéficié d'un honneur quelconque - un voyage en Amérique du Sud pour une brochette d'écrivains - le second s'était borné à répondre par : C'est...bien...ça !
Les spectateurs prennaient parti pour l'un et l'autre, et inversement, d'une minute l'autre. Tout ça pour presque rien. Un compliment, en tout cas, mal interprêté. Une amitié de vingt ans remise en question pour une faute à peine verbalisée.
Le second a juste installé entre chaque mot un suspens mal enregistré par le radar d'un hypersensible qui y avait distingué beaucoup de mépris.
A tord ou à raison, quelle importance?
Ce n'est qu'un prétexte pour un réglement de comptes avec soi-même.
Il éclate souvent au nez des menteurs que nous sommes.
Que je suis surtout, prompt à jouer la comédie humaine (et pas des sentiments, je précise) sans perdre de vue mon implacable intérêt.
27.05.2009
Le Barça, enfin


26.05.2009
Les égouts de l'amertume
Quantité de blogeurs m'épatent. Grâce à eux et au bruit qu'ils font sur leur clavier, les choses se remettent à leur place. Souvent les décors semblent être copiés-collés depuis le grenier de Roger Hart et la mise en scène de leur moi vaguement brûlant digne des Chorégies d'Orange. Bref, du Wagner chez Louis II relooké Conforama, javélisé grâce à la Croix et la Bavière; ça se termine le plus souvent mal comme dans une chanson de Renaud: ta...ta...ta !
Mon tout dans cette prose lourdement symbolique de la grande routine humaine, semée de clichés, marquée au coin de la prétention intellectuelle, avec son quota de casseroles issues de l'analyse ("Lacan dans le sexe") et où l'action patine dans la semoule jusqu'au bar des naufragés volontaires. Pour les idées, pas mal de marmites que l'on croyait depuis longtemps à la casse.
Le catalogue numérique, cousu de fil blanc, doit laisser à penser au lecteur qu'il est devenu l'intelligent du village virtuel, et ce malgré lui. Ces besogneux de l'écran plasma voudraient faire oublier qu'au siècle précédent les véritables inventeurs ou rénovateurs de formes - de Proust à Svevo, de Céline à Faulkner - ont mis au point leurs procédés malgré eux. Sans trop y penser. Il suffit de tapoter des tapuscrits. D'ouvrir au monde son journal intime:
J'ouvre mon frigo. Il est vide. Je le referme et me dirige vers le placard. Une boîte de cassoulet trône sur l'étagère. Je pense à Mathilde. Où se trouve l'ouvre-boîte bordel? Ah Mathilde, comme j'aimerai te culbuter sur la table IKEA. Je m'en souviens comme si c'était hier. Au jour d'aujourd'hui, je suis dans l'impasse. Je perd la boule de cristal. Je relis Anna Gavalda, en boucle. Mathilde, si c'était à refaire, je ne t'offrirais plus mes chemises rayées Hugo Boss à repasser...
Mathilde, je crois que je vais rejoindre une ONG humanitaire qui envoie des bouquins aux écoliers burkinabés.
La technique informatique permet tout; c'est à ça qu'on la reconnaît. Somme toute, cette technique multimédia, ce n'est jamais qu'une façon de négocier le tournant de l'impossiblité d'écrire...
25.05.2009
Il fait chaud à n'y pas croire
Perle et moi lançons un SOS pour faire en sorte que la température baisse.

23.05.2009
Dance with me ! (commentaire)
De retour du pays des roses...
Oui Lilie, je les ai bichonnées, caressées, humées. J'ai, par ailleurs, beaucoup tondu, désherbé, taillé. Donc, j'accuse quelques douleurs au niveau des lombaires comme si je m'étais égaré dans Germinal, cher Simon. Une couleuvre a même traversé la haie pour admirer le travail. Ne vous faites pas plus sotte que moi Constance. Je suis imbattable en sottises. J'ai dans mes bottes quelques centaines de km: 627 exactement sous une température insolente. Surtout dans la cuvette lyonnaise.
Fourbu mais ravi, je vais dormir ce soir sous le ciel étoilé provençal et rêver de la Bourgogne où j'étais prince jardinier...ce matin encore. Je trouve que le retour fut plus long que l'aller. En fait, je sais pourquoi. Demain, il fera jour Bougrenette. Moi aussi je te bise. Dana, princesse roumaine, le poète a toujours raison. Enfin, presque toujours. Passagère havraise, la photo montre la vue sur la montagne bleue de Lure, depuis la Sainte Baume. Il me suffit de m'élever un peu le soir et hop.
Merci Mélie d'avoir fait diligence. Mesdames et messieurs, cette fille a une belle personnalité (une double).
Bisous à tous et bonne nuit. Et pour accompagner vos songes ce petit extrait godardien et dansant.
15.05.2009
Le soir tire son épingle du jour
13.05.2009
C'était mieux après

(Françoiz Breut)
J'aime voir la vie défiler kilomètre après kilomètre. Elle se révèle toujours être ailleurs, pour qui veut la saisir en deçà ou au-delà des médiations et des connexions. C'est la lumière des villages qui défilent à douce allure. C'est l'endroit où l'on voudrait habiter mais où l'on n'habite pas, c'est parfois la fête. J'aime à retrouver quelques amitiés durables. Flairer les mesquins, les flatteurs, les narcissiques-léninistes, les faux-culs gentils qui traitent l'autre de crétin à peine qu'ils se traitent.
Comme il est dit dans l'évangile, seul celui qui est prêt à perdre sa vie peut la trouver et la sauver.
In fine, dénicher ce qui n'existe que dans le mot Désir.
(à pluche)
11.05.2009
Question amere
10.05.2009
Silence
La famille de Nathalie de Mazaugues ne souhaite plus que son grand chagrin soit exposé sur ce blog. Je retire donc tous les articles et commentaires qui y étaient reliés. Merci à tous d'avoir dit votre émotion pour le partage et la fraternité. Par respect pour les très aimés de Nathalie, je propose que sur son absence, nous fassions désormais, silence.

