16.05.2008
Mon sexe est il encore de gauche?
Comme disait Montaigne, mes moeurs sont moins dissolues que mes opinions. Néanmoins, j'en viens à me demander, les années passant, si mon sexe est toujours humaniste, donc de gauche, forcément de gauche. J'ai connu une boiteuse, votant à droite, qui avait le déhanchement carrément progressiste et qui m'a fait jouir sans entraves. Puis une enseignante, volontiers grèviste et de gauche, militante du non désir au nom du père. Ah le pouvoir de l'imagination. J'ai également rencontré des fesses réformistes, situées au centre, qui me tendaient leurs bras et dont les formes se situaient au point exact de la couture entre esprit et imagination. D'un printemps l'autre, je suis devenu le sociologue de moi-même voire l'anthropologue de mes rêveries de branleur solitaire. Exercice très périlleux que l'étude de mon moi et de son instabilité. J'en viens à étudier les formes féminines plutôt que leur fond...Je m'accomode de cette manifestation qui suppose un universel, une sorte de direction, de cible que je n'atteindrai jamais sinon au niveau discursif. C'est la forme magique de l'essai non transformé, toujours en porte à faux avec la Vérité.
Avec le temps, j'ai pris du poids et des mesures draconniennes. J'ai étudié la ressemblance des choses, des convenances, tenté de rassembler des unités en tenant compte de ce qui se perçoit et qui n'est pas universel. Finalement, je me suis inventé une histoire qui n'est pas sans résonnance avec la sagesse. J'ai observé le doigt et non plus la lune qui s'offrait à moi en me répétant ce proverbe: la bite ne fait pas le moine. Le corps est plus sage que l'esprit nous disaient Montaigne et Descartes, je crois. Rien n'est joué. Demeure une générosité herméneutique tout à fait précieuse: La générosité sauve l'esprit.
Une autre question me taraude: Mon sexe a-t-il de l'avenir? Il me faudra rencontrer, et vite, une militante écolo apte à lutter pour le développement durable de ma libido déclinante. Une dialectichienne de garde serait la bienvenue et plus si infirmités idéologiques. Mes fantaisies se suivent mais ne se ressemblent plus.
19:28 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
13.05.2008
La pie gracieuse
10:50 Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : jeune mante la jolie
11.05.2008
Rangoon, la honte de la junte
Imaginons un pays exangue parodiant la démocratie tandis que plus d'un million d'individus errent à la recherche d'un peu d'eau salubre, de quelques miettes de nourritures, d'un abri provisoire. Imaginons un régime qui moisit depuis plus de vingt ans par la volonté d'une brochette de psychopathes en costumes verts de gris. Ils se sont auto-médaillés despotes éclairés avec la bénédiction d'une géopolitique datant de la guerre froide.
Le numéro un birman, le généralissime Than Shwe a exigé que tous les fonctionnaires encore vivants se rendent dans les bureaux de votes improvisés pour dire "oui" à son "référendum". Des policiers étant chargé bien sûr de veiller au "bon déroulement" de leurs aptitudes à obéir aux ordres.
Le cyclone Nargis qui a ravagé le sud du pays devrait être accusé de crimes contre l'humanité par la Maison blanche d'après mes sources minéralogiques.
Dans la jungle, l'horrible jungle, passe l'ombre furtive des mots de chiens costumés en cénobites lumineusement tranquilles. Ségolène, profitant de l'aqueduc du 8 mai, planche sur son avenir présidentiable: "La Birmanie? C'est où ça? Combien de divisions intestines?" Dans le quotidien "La Marseillaise" de ce jour, Alain Badiou met les points sur quelques i hexagonaux: Je pense qu’aujourd’hui le système parlementaire est une forme d’Etat. Ce que l’on appelle la démocratie représentative est une forme de pouvoir oligarchique. Le débat sur la démocratie, en ce sens là, nous renvoie au problème important que la gauche et l’extrême gauche ne savent pas aujourd’hui ce qu’elles proposent en matière de forme d’Etat. Cela depuis l’abandon de la catégorie dictature prolétarienne. Je ne défends pas l’expérience historique de cette catégorie. Je suis absolument d’accord qu’elle a conduit les Etats socialistes dans une impasse. Mais ce n’est pas parce que cette catégorie a été abandonnée que le problème a cessé d’exister. C’est une grande faiblesse de la gauche de n’avoir aucune proposition. Car la démocratie que nous connaissons n’est appropriée qu’au capitalisme. Il faut reconstituer un horizon idéologique cohérent.12:47 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
08.05.2008
Yann Gensollen s'expose
20:23 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
06.05.2008
Pour Madeleine
02.05.2008
Lettre personnelle aux Dieux

Maintenant, je m'adresse à toi Dieu du "Jeannot", du pastiche 51, alias la femme de Jean-Yo des Bois.
Je préfère le jaune ricard qui fait ronfler tous les tigres de papier du Plan d'Aups.
27.04.2008
Dans la tonte tout est bon
Accalmie dans le ciel bourguignon. Deux jours d'ensoleillement par an (depuis le réchauffement de la planète) et cela suffit pour voir pousser des tondeuses sur les pelouses burgondes bien plus grasses que les boeufs du Charolais. Humer de l'herbe fraîchement coupée, je l'ai déjà écrit par ici, cela me plonge à chaque printemps dans une extase bio-écolopratine. Si José bové passait par chez moi à ce moment là, je crois que j'irais jusqu'à lui offrir une bouteille de pommard...
Tondre, le cul bien posé sur mon tracteur "Roper", c'est devenu le rituel d'avril, l'occasion annuelle de "jouir sans entraves".
De penser, aussi, au trépidant ex-maire de Neuilly qui a inventé le starkosysme en détournant l'émotion intacte de l'objectif des caméras et des micros bien tendus mais pourtant déjà lassés de faire le trottoir entre République et Nation. Souvenez-vous : "On sait tout du boulevard des Filles du Calvaire mais on ignore tout du calvaire des filles du boulevard."
De repenser surtout à cet échange furtif avec un ami mécanicien devant la boulangerie de Montillot :
- Tu sais ce qui arrive à Fabrice ? (Mon garagiste Renault depuis trente ans).
Oui, je l'ai renconré il y a trois jours sous la pluie. Il promenait son labrador. J'ai failli ne pas le reconnaître...
- C'est intolérable ! Il a perdu vingt kilos. J'ai parlé à sa fille hier. En fait, ce n'est pas seulement un cancer du côlon. C'est tous les intestins. Bref un cancer généralisé.
Oui, c'est injuste. Quand je suis passé devant son garage, je comptais bien blaguer avec lui et lui laisser ma voiture. Et tout était fermé.
- Vous avez le même âge, non ?
Presque, il doit avoir un an de plus que moi... Je me souviens d'une virée avec lui dans son patelin, le sancerrois. C'était il y a vingt ans. Je souhaitais acheter un tracteur tondeuse plutôt puissant. Nous sommes partis en plein cagnard d'août vers la Loire. Arrivés chez le vendeur de tondeuses, j'ai écouté vaguement les explications du patron qui avait été son premier employeur. Puis nous sommes entrés dans un bureau étrange. Sous son fauteuil directorial, il y avait une trappe menant à la cave. Nous sommes descendus conclure l'affaire devant un tonneau de pouilly fumé. Température ambiante treize degrés. Nous sommes sortis de là avec le tracteur sur la remorque. Après avoir franchi la Loire à nouveau puis être entrés dans les sous-bois de la Puisaye, nous avons stoppé à l'entrée d'un chemin forestier. Je pense que nous avons dormi là trois ou quatre heures dans sa camionnette...
Ps: Perle me manque considérablement
21:47 Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : merry sur yonne
23.04.2008
Autun en emporte le temps
Le temple dit « de Janus », à l'extérieur des remparts de la ville d'Autun.
Cette photographie, prise avec mon téléphone portable, n'offre guère de détails sur cette mystérieuse construction posée au milieu des champs qui entourent la ville. Qu'est-ce donc que ce temple qui a été à attribué à la divinité romaine Janus? En vérité, je vous le dis mes frères z'et mes soeurs, les archéologues ignorent quelle divinité était vénérée en ce lieu. On peut lire ceci sur une plaque explicative près du temple: « Au nord-ouest de la ville antique, sur la rive droite de l'Arroux, se développait un quartier dont le seul vestige visible, le temple dit « de Janus » souligne la vocation cultuelle de la cité. […] La forme particulière de ce temple, dit fanum est de tradition gauloise quoique sa technique de construction, datable du 1er siècle de notre ère soit romaine. Le nom de Janus lui a été associé à tort au XVIe siècle par l'historien Pierre de Saint-Julien qui interprétera ainsi le nom du secteur où il s'élève : La Genetoye (l'endroit où poussent les genêts).
Il y a bien d'autres curiosités dans cette superbe cité : Un théatre romain pouvant contenir jusqu'à 20 000 personnes, le plus grand en capacité de la partie occidentale de l'Empire romain. Un lycée militaire conçu au 18ème siècle qui a compté parmi ses élèves un certain Napoléon Bonaparte et son frangin Joseph.
Ce week end, Autun va célébrer sa onzième "fête du livre" et proposer au public la plus grande librairie burgonde pendant deux jours. Mes hôtes, Jacqueline et Christian, font partie des organisateurs. Et depuis hier, ils ne me nourrissent que de belles choses à lire, à boire et à goûter: Lapin chasseur, fondue bourguignonne, soupe de courges et de poireaux, salades de fruits, jolie, jolie... avec un peu d'Aloxe Corton pour l'irrigation du palais. Au loin, de la fenêtre de ma chambre, j'aperçois le mont Beuvray (Bibracte) où Jules César rédigea en partie "La guerre des Gaules". Autun fut construite pour l'empereur Auguste, juste pour emmerder les z'éduens et monter aux autres tribus gauloies de quel bois se chauffait désormais toute la puissance romaine.
Le ciel, toujours nappé de gris, menace de me tomber sur la tête. Heureusement, la météo annonce le retour du soleil pour ce week end.
Fin de la seconde carte postale burgonde.
Ps: comme disait Oscar Wilde: "J'ai les goûts les plus simples qui soient. Je me contente toujours de ce qu'il y a de mieux".
19.04.2008
Elles sont passées par les Ardennes
21:59 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
17.04.2008
Carte postale
Le ciel s'affiche en gris depuis mon arrivée. Le paysage semble en souffrir. Il a les pieds dans l'eau depuis plus d'un mois. L'Yonne menace de sortir de son lit. Les paysans sont désespérés. Certes, les blés sont en herbe mais leurs chaussettes sont trempées. Les moniteurs s'emploient à nous dérider en nous obligeant à lire des pages de Derrida (merci Molly).
J'espère que par chez vous, tout va ben. J'veux dire là-bas dans l'eau d'là. Quand je pense qu'à la radio et pis même à la télé y disent que nous sommes en plein réchauffement de la planète, ben j'en doute. Je n'ai d'cesse d'entretenir l'feu dans la grande cheminée et dans la vieille cuisinière à bois: Une "Rosière". La Rolls dans le genre qui disait mon grand-père Alfred. J'me fais cuire des potées que j'dévore avec mon ami France qui fend du bois dans la remise. Ct' homme là, c't'un roc. Y vise le billot et hop, d'un coup d'un seul, y t'fend une bûche sans lui faire de procès. J'ai bien tenté de l'imiter mais j'préfère y r'noncer car je n'ai pas z'envie d'me r'trouver à l'hôpital d'Auxerre avec une patte en moins comme y disent les fermiers du voisinage.
Je ne me suis pas encore rendu dans mon cher Morvan tellement y pleut depuis mon arrrrrivée; c'est vous dire l'ambiance. J'ai r'trouvé mon accent morvandiau après deux ou trois jours seulement...Tu vois ben !
18:19 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : les rochers du saussois
12.04.2008
Retour en Burgondie
Toit de lauzes de l'église romane de Metz-le-comte près de Clamecy (Photo Anne D)
Lapins, lapines,
Charles et moi-même, par la présente, avons la joie de vous annoncer que nous avons pris nos quartiers de printemps, depuis hier soir, en Bourgogne. Perle, demeurée en Provence, nous manque déjà.
N'étant pas reliés avec le monde moderne ni par téléphone ou par internet mais seulement avec la verte prairie (très humide en ce moment), il conviendra de faire preuve de patience pour espérer recevoir quelques nouvelles via les corbeaux voyageurs.
09.04.2008
Sauvons les bébés tibétains
Jadis, la poésie devait avoir pour but la "vérité pratique", "être faite pour tous", et filtrer dans ses cornues "l'alchimie du verbe" à destination du futur dont nous nous écartons à reculons, car le clapotage de l'actualité ne se conjugue qu'à l'impératif présent. Sur le net, c'est encore pire. Il y pleut des poètes de l'information et ceux-ci ne poussent que là où c'est mouillé, bien sûr. Le plus souvent, il s'agit de facteurs "cheval" costumés en Tintin au Tibet avec des rimes pour Mickey Maousse. Le panel me semble bien large. Il va du lectorat de "Télérama" à celui du "Figaro" jusqu'au docteur honoris causa des blagues de comptoir. Résumons, "Le Tibet est victime d'un génocide culturel et le gentil Dalaï Lama, un démocrate" Et les chinois dans tout ça ? "Des viets qui mangent des chiens". Je suggère à ces néophytes reclus dans leurs certitudes de s'instruire un peu sur la situation du peuple tibétain quand Dieu Lama était à la tête de cet "état" théocratique. En France, tout le monde est, pêle-mêle, entraineur des bleus, historien, journaliste, spécialiste des droits de l'homme, académicien du verbe et stratège en géopolitique. C'est devenu un lieu commun que de l'affirmer.
"Je est un autre": Un con, forcément. Moi-même personnellement, I, myself, je sais seulement où le bât blesse, dans cette sorte d'incompatibilité d'humeur (je m'y complais sans être dupe) avec l'époque qui pourrait donner à penser que la langue est pur et simple reflet de la politique. Ce n'est pas le cas. La politique est faite d'actes qu'accompagnent ou précèdent les mots.
20:03 Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : phoques, moines, you, me
07.04.2008
Chronique d'une idée tombée à l'eau
Se pose toujours la question de la poésie de l'instant, de la pensée qui picore dans les vallons, dans "l'autre monde" comme disait Baudelaire. Et puis et puis, le paysage rencontré est devenu de plus en plus beau. Originel.
05.04.2008
Sur le balcon du temps
14:37 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : massif de la sainte baume
04.04.2008
Liborius celebrate Kjartan
Join us on the date later to be confirmed in Liborius when we will celebrate the works of photographer par exellence KJARTAN and the launch of his internet website. Champagne, polaroids, naked people, black diamonds.
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Um leið og við minnumst fallinna meistara, Helmut Newton, Richard Avedon og Guy Bourdin, kynnum við með stolti rísandi stjörnu tískuljósmyndunar, KJARTAN Má Magnússon. Að námi loknu starfaði Kjartan sem aðstoðarmaður fjölmargra bestu ljósmyndara heims. Kjartan bjó lengi í Paris, Los Angeles og New York en býr nú á Íslandi.
Innan skamms verður þér boðið í partý þar sem verk Kjartans verða í hávegum höfð. Þá ætlum við að samgleðjast honum þegar hann opnar formlega nýja vefsíðu sína. Kampavín, poloraid-myndir, nakið fólk og svartir demantar!
03.04.2008
Revue de blogs
Plus les jours passent (vites) et plus le printemps tarde à se pointer. Est-il retenu prisonnier par les FARC dans une ANPE angevine couleur café ? C'est à se le demander à l'issue d'une promenade de blog en blog. L'heure ne s'affiche pas à la régalade. En France plus particulièrement. Baisse du pouvoir d'Aïcha dans les banlieues, frigos vides de sens, cadres supérieurs couverts de stress avant et après le saut à l'élastique, filles pleurant l'absence du père, souvenirs d'un itinéraire d'enfants pas gâtés parce que nés dans l'Est, panne d'inspiration pour gogos, concert de mal au dos sur divan pas terrible, conducteur de TGV mis à pied. Pire encore: Le travail est-il une fatalité? Bref, quand ça va mal, l'humaniste de base s'envole vers des causes lointaines à défendre pour soigner ses propres bleus à l'âme. Bonjour (la) tristesse.
Mais que fait Lautréamont qui osait écrire : "L'homme ne doit pas créer le malheur dans ses livres." ? La France numérique va mal. La France blogueuse a peur. Le plus souvent, cette complainte générale se termine par des chansons, un blues made in Roubaix ou Carcassonne. Mais que font les Blues Brothers? Vite un plan Marshall de rires et chansons ! Oncle Slam reviens, la France est un Grand Corps Malade!
Est-ce la faute à Voltaire si les cartésiens sont déprimés, si Paris s'éveille...humilié, martyrisé par le CAC 40. Non, mais bien celle de Chateaubriand : "On habite avec un coeur plein un monde vide; et sans avoir joui de rien, on est désabusé de tout."
Que faire? Le monde à venir ferait-il la part belle à l'appétit de pouvoir et à l'égoïsme des hommes nouveaux, "ces Barbares (bobos) de l'intérieur"? Faut-il encore "porter le deuil de ceux qui nous ont précédé" (Nerval) ? Stop ! Brisons la chaîne de l'effroi!
Pourquoi je parle de ça? M'en souviens plus...
Ah si, c'est parce que, bientôt, ma mère ne se souviendra plus du mien.
14:36 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : blogosphère, ennui
02.04.2008
Et au milieu coule une Perle
Le vétérinaire: Aïe ! C'est une méchante blessure.
Je vais devoir l'anesthésier. Regardez, son ergot est hors circuit si je puis dire. C'est comme si on lui avait arraché un ongle. De plus, il me semble très infecté.
L'homme tient une pince dans sa main droite. Il a du sang sur les mains. Perle tremble comme une feuille, perd une quantité impressionnante de poils. La table d'opération en est cafie. Je murmure des mots doux à l'oreille de ma chienne.
- Vous pensez qu'une anesthésie est vraiment nécessaire? Elle est âgée...
Le docteur ne me répond pas, il attrappe l'ongle avec ses doigts. L'ergot tombe sur l'alluminium.
Ah ben voilà, plus la peine de l'anesthésier.
Il enserre son museau d'une cordelette. Soigne la blessure et coupe ce qui reste de son ergot. Cotérise avec une sorte de colle de perlinpinpin.
C'est qu'elle est nerveuse votre chienne, serait capable de me réduire en charpie.
- Oui. Sensible aussi.
On peut dire que vous l'aimez.
- Le mot est faible monsieur.
Faut avouer qu'elle a un sacré regard. C'est une personnalité, hein.
- Oui. Son regard a frappé ma poitrine un jour de septembre 1999. Elle a escaladé mes sourcils pour me lêcher le front. Je l'ai portée sur mes épaules, elle était en miettes. Puis je l'ai posée sur mon lit, j'ai regardé au fond de ses yeux et j'ai senti qu'elle était une lumière de mon passé...
...????
- J'ai juré que je lui soignerai sa patte arrière droite écrasée par une voiture sur une aire d'autoroute où elle avait été abandonnée un 15 août, que je lui interdirai d'avoir faim, que je lui interdirai d'avoir peur. Que je créerai la verdure et la joie qui croissent dans ses yeux.
Vous êtes poète dites donc!
- Pas du tout, je suis journaliste.
Ah! Bien, son coeur est en parfait état. Et pas d'arthrose. Elle a tout de même onze ans d'après son carnet de santé.
- C'est difficile à dire. Elle vient de la SPA et il n'est pas aisé de lui donner un âge précis. Combien de temps peux vivre un chien comme Perle ?
Oh, je dirai une douzaine d'années...
- Pardon ?
Enfin, c'est une moyenne...n'oubliez pas qu'elle doit approcher les 76 ans, comparativement à nous les humains.
- ?????!!!!!!
Voilà, elle est réparée, ça nous fera 72 euros, je vous fais cadeau des antibiotiques !
12:00 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : vétérinaire, saint-maximin la sainte baume
01.04.2008
Les bons plans de l'oncle Spam
11:13 Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : enlarge you penis
31.03.2008
La planète foot tourne en rond
PARIS (AFP) - Une banderole stigmatisant les habitants du Nord et déployée samedi au Stade de France en finale de la Coupe de la Ligue Paris Saint-Germain-Lens (2-1) a soulevé une vague d'indignations dimanche, qui se traduira notamment par les plaintes de la Ligue et du député-maire de Lens Guy Delcourt.
La banderole proclamait: "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Cht'is", en référence au film (qui a obtenu un succès colossal) du comique Dany Boon.
Enrico Macias : "Les gens du Nord
Ont dans leurs yeux le bleu qui manqu' à leur décor.
Les gens du Nord
Ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors.
Les gens du Nord
Ouvrent toujours leurs portes à ceux qui ont souffert."
Madame Claude: "Il faut ouvrir l'accès des maisons closes aux supporters du PSG"
J.C. Vandamme: "Pourquoi vous me demandez une réaction? Parce que la Belgique est frontalière avec la Région Nord/Pas-de-Calais hein, c'est ça? Ou c'est à cause de Dutrou?
Jean-Marc Sylvestre (commentateur économiste officiel) : "Dans cette affaire, ce qui compte c'est la gestion de l'émotion provoquée par cette banderolle."
Poutine: "La France, combien de divisions dans le football?"
Staline: "Je l'ai toujours dit, un bon Président c'est celui qui sait tirer sur la foule."
François Bayrou: "Cette triste affaire met en lumière la nécessité de construire en France l'image d'un avant-centre qui ne soit ni de gauche ni de droite mais béarnais de souche."
François René Chateaubriand: "Toute révolution qui n'est pas accomplie dans les moeurs et dans les idées échoue."
Patrick Juvet: "Où sont les femmes?"
Andy Warhol: "A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité mondiale."
François Fillon : "Je l'ai toujours dit, c'est le plein emploi qui est la solution de tous les problèmes dans notre pays."
Nicolas Hulot: "Le libéralisme, c'est fini."
Une lesbienne de gauche : "Excusez-moi, faut que je file à mon magasin Bio."
Une lesbienne de droite : "Marquer un but, c'est un symbole sexuel pour l'homme, non? "
Albert Einstein : "Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine...mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue."
Libération: "Bienvenue chez les cons."
BT : "Je préfère demeurer, au chaud, dans mes "starting-blog"."
13:12 Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : finale de la coupe de la ligue, psg, racisme, bêtise ordinaire
29.03.2008
Faire part
ses parents,
les poètes de France et du Monomotapa,
les Anciens et les Nouveaux,
ceux de la rose et ceux du réséda,
les amoureux et les pensifs,
les simples et les savants,
les diserts et les concis,
ses amis et ses amants,
ont le regret de faire part de la disparition de
Poésie dans le métro
advenue dans sa quinzième année
brutalement fauchée par l'épidémie de communicatite.
La disparue sera mise en fosse sans cérémonie.
Ceux qui l’aimaient
peuvent adresser leurs témoignages de sympathie à :
Monsieur Pierre Mongin
Président - Directeur Général de la RATP
54 quai de la Rapée
75012 Paris
09:00 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poésie dans le métro























