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Une année de plus

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Oui, Kanji, presque un an déjà. Nous étions comme ces personnages dostoïevskiens en train d'entendre cette parole obsédante des profondeurs. Nous faisions la véritable connaissance avec un certain tragique. Comme si chez Dostoïevsky tout "héros" était la proie d'une Erynie qui lui parle à l'oreille, discours at nauseam, jusqu'à la folie et le dernier souffle. Faire face à un monologue insensé, nous ne le quittons dans "Crime et Châtiment" que pour le retrouver dans "L'Idiot", dans "Les Possédés", etc. comme ce "langage du souterrain" dont "Une fâcheuse histoire" esquissera même la théorie : " On sait que des raisonnements entiers traversent parfois nos cerveaux à une vitesse prodigieuse. Se présentant à nous sous la forme de sensations, non seulement ils ne peuvent être formulés littérairement, mais encore aucun idiome humain ne saurait leur rendre leur signification."
Et comme dans "Le journal d'un fou", on observera qu'au fur et à mesure que se développe l'intrigue, le monologue tend à verser dans une incohérence de plus en plus "Joycienne" avant la lettre. On en jugera par ces complaintes de Raskolnikov: "Oui! pour quelqu'un qu'elle aime plus que tout, elle se vendra ! Tout est là ! Elle se vendra pour son frère, pour sa mère. Pour eux, à l'occasion, nous saurons étouffer notre sens moral; nous porterons pour les vendre au marché : liberté, tranquilité, conscience, tout! qu'importe! "
L'heure est venue de transhumer. De gravir des montagnes, devenir un homme dans un village bienheureux, auprès de gens laborieux, un nid de paille abondante au soleil mûrissant. Comme d'autres, il faut commencer le travail avec le coq entraînant. Comme d'autres, il a pu le dimanche aller à la découverte des mots

Commentaires

  • "On sait que des raisonnements entiers traversent parfois nos cerveaux à une vitesse prodigieuse. Se présentant à nous sous la forme de sensations, non seulement ils ne peuvent être formulés littérairement, mais encore aucun idiome humain ne saurait leur rendre leur signification"

    Oui, c'est très vrai. Moi ça me fait souvent ça – avec les commentaires. Je lis un de vos billets, très vite dans les images qu'il agite une fulgurance, soudain, me traverse le cerveau, mais... Le temps d'ouvrir la boîte, pfiout, plus rien (je suis une lectrice Joycienne, je ne vois que ça...). Remettez-nous donc un ou deux billets, à l'occasion. Comme ça, pour voir.

  • Que le magicien fasse paraître
    Un lapin de son chapeau,
    Qu'une colombe sorte
    De sa manche,
    C'est l'attente patiente
    De l'assistante
    Qui se tient
    À côté
    Qui me fascine plus
    Que les applaudissements
    De la foule.

    Bonne transhumance, Jack.

  • Bouh ouh ouh ouh ouh
    Ouin ouin ouin ouin
    Bouh ouh ouh ouh ouh

  • pareil ...

  • Il doit bien y avoir un message subliminal là dedans mais là tout de suite mon cerveau ne fulgure pas suffisamment pour le déceler (Thérèse arrêtes de chouiner stp) (pas de Nono à l'horizon, tout baigne) (Trub gardienne du troupeau)

  • Tu ne parles pas des hirondelles
    et pourtant tout ton texte et traversé par leur folie à tire d'ailes
    Une lueur qui nait puis s'éteint dans l'oeil de l'Idiot
    (roman qui a bercé et conforté ma propre folie)
    mais dont la trace subsiste à jamais ... ressort des passions à venir.

    Luc
    du fagot

    __________
    j'ai pensé à toi en entendant à la radio l'évocation des déficits inquiétant de l'économie Islandaise

    ce monde est trop cher ... pour bien trop de gens

  • Ainsi va la vie...
    Votre (dernier) texte est superbe !
    amitiés,
    Lydia

    PS : donnez-nous de vos nouvelles de temps en temps... et bonne chance pour demain :-)

  • Transhumer, cela signifie peut-être simplement faire voyager les humeurs...ou bien mettre l'humanité en transes. Bonjour à Kanji et plein de bonnes choses pour le D-day.

  • ça sent bon l'herbe fraîchement coupée chez toi. Et le magnolia? Il doit resplendir. A bientôt dans les Highlands.
    Peter Mac potatoes.

  • Pierrot : Vous le voyez sur son tracteur? Moi aussi.
    Il doit sentir bon l'herbe coupée. Et dormir comme un loir. Ou avec les loirs. :o)

  • Oh que oui on le voit ! Comme si on y était !
    Il fleure bon la rosée notre débonnaire !

  • Finie la tranquillité. Le casse-pieds est de retour !

  • ...un jour de plus.

  • Ah oui effectivement il y a une page blanche ! La poussière a fini par recouvrir ce blog abandonné de tous ! Mais ne vous inquiétez pas Mon Cher Trotteur, je vais faire un peu de ménage pour vous en attendant votre retour... (ok ok je sais j'en fais peut être un peu trop là) (Trub brosse à reluire)

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