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Mise au vert

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Le vert en Bourgogne peut rendre aveugle. La couleur des prés, du blé en herbe et du colza, bien arrosée en ce printemps, fait tanguer mes rétines. L'odeur de l'herbe coupée, je la respire depuis que je suis né. En ce lieu. Derrière la maison, il y a un bois qui donne son nom au patelin et à ma maison. Les arbres de ce bois sont plusieurs fois centenaires. Ce sont mes ancêtres. Ils veillent sur ma destinée.
Hormis les grands arbres, il y a bien quelques habitants qui gravitent autour de ce centre du monde. Vingt trois selon le dernier recencement. Tous paysans et chasseurs. Eux aussi veillent au grain et sur le lieu-dit. Ils ont le coup de fusil à portée de mains (sous le lit).
Depuis mon installation, j'ai du croiser une bonne douzaine d'extra-terrestres.
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Parmi eux, Jaymie, mannequin from New York et son compagnon Vivill, photographe des longues tiges qui défilent en tortillant des chevilles et qui posent pour "Vogue" ou "Elle". Après la grillade de pièces de boeuf, de bonnes rasades de Chablis, ils ont jardiné un peu puis se sont écroulés de fatigue. La sieste en Bourgogne vous prend par le col et ne vous lâche plus. L'air de la campagne sans doute. Les autochtones, juchés sur leurs tracteurs, n'hésitent pas à klaxonner lorsqu'ils passent sur la route; pour faire ambiance et mettre un peu d'animation. Heureusement, il y a des colombes, des geais, beaucoup de mésanges, des merles persifleurs et un couple de faucons pélerin qui viennent éplucher leurs proies dans mon jardin. Les écureuils se méfient des chats et des chouettes qui travaillent de nuit. Ils sont au complet (j'ai vérifié) puisqu'ils mangent tous les matins sur le rebord de la fenêtre de ma cuisine.
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Ces deux loustics n'ont fait qu'une courte halte au paradis qui bien sûr se trouve chez moi comme vous allez vite le comprendre. Ils ont fait une étape gastronomique pour avaler ensuite deux mille deux cents kilomêtres entre Provence et Rhénanie du Nord. Inutile de vous présenter Eric et Pierre car ils n'en valent pas la peine. Pourquoi? Parce qu'ils sont, sans aucun doute possible, les deux derniers princes charmants encore vivants. Inutile, aussi, de vous narguer le palais en détaillant le menu. Rien que des spécialités locales dont le célèbre pâté en croûte de Jean Reviron, boucher-charcutier du coin aux joues très coloriées de rouge. Ils sont repartis, hier, avec quelques sourires dans leurs bagages. Impossible de vous narrer par le menu nos propos. Ils sont d'un autre temps. D'une autre époque. Je dois vous avouer que des intants de bonheur s'accrochent aux branches de mes arbres. Il s'agit d'une vieille légende locale qui date des Chevaliers de la table ronde et de Chrétien de Troyes...
A un de ces jours.

Commentaires

  • Enfin quelques (bonnes) nouvelles. N'oubliez pas! Un banquet vous attend. Les côtes de boeuf sont commandées. (sourire au vert)

  • oh, le magnolia est presque fané déjà... la saison avance aussi en Bourgogne... c'est une belle maison, je me demande à quoi elle ressemble vue du ciel !

  • "Je ne vous apprendrais rien en vous rappelant que Wang Ho veut dire fleuve jaune et Yang Tse Kiang fleuve bleu. Je ne sais si vous vous rendez-compte de l'aspect grandiose du mélange : un fleuve vert, vert comme les forêts comme l'espérance. Matelot Hénault, nous allons repeindre l'Asie, lui donner une couleur tendre. Nous allons installer le printemps dans ce pays de merde !" Gabin/Audiard in "Un singe en hiver".
    Bienvenue au paradis, cher vert galant !

  • Ben dis donc, Jaymie il a bien changé depuis "C'est pas sorcier".

  • Ben, il était temps que tu reviennes, Hirondelle.

  • Je suis dans un état de frustration, mais d'une force !
    Non, j'préfère pas raconter...

  • Oh ! le retour du printemps... je lève mon verre aux fleurs à venir, au vert à venir, aux amis toujours là !
    (bon je sais.. il n'est que 7 h et des brouettes... et alors !)
    Il est doux ce matin de vous lire et de vous imaginer sur cette terre, si vous saviez !!!

  • pfff ...même pas jalouse .... (arghhhhh)

  • Et bien ! J'en vois qui se gênent pas pour respirer, de concert, l'alcôve des bouquets interdits !
    Vous manquez, Msieur... par ici...

  • Comme d'habitude nous on existe même pas ! (je vous ferais dire mon cher Monsieur qu'il n'y a pas qu'en Bourgogne que la sieste vous prend par le colback) (quel chauvin çuilà quand même)

  • Hé ben dis donc, ces dames sont fidèles au blog. Je prends mon tiquet pour ce paradis (que mouâ je connais bien, nan mais) et j'attends mon tour. Dès que j'entends le mot verdure je sors ma côte de boeuf. Bisous à toutes. Manque un peu de specimen mâles par ici, non?

  • Mais vous êtes déjà en tee-shirt, en Bourgogne ? pas possible...
    Ces contrées éloignées non donc plus rien à envier au grand sud ! :-)

  • Et je confirme : ANOXERIQUE !

  • T'inquiète, Trub, si elle a mis des lunettes de soleil, c'est sûr, elle louche.

  • Impossible de vous écrire en toutes lettres le commentaire qui m'est venu à la lecture de votre note, mon cher... D'un coup d'un seul, il a enroulé la petite touffe de poils qui lui sert de queue, s'est dressé sur ses pattes de derrière et, après avoir picoré une dernière miette de pain sur le rebord de votre fenêtre, il a couru se cacher dans un arbre. Un commentaire-écureuil aux allures de caméléon. Dans tout ce vert, saurez-vous le retrouver ?

  • Oui ma Thérèse même qu'elle doit avoir le Q.I. d'un acarien en plus !

  • Au fait, j'ai été à deux doigts de faire un cop' col' de la photo de la maison pour illustrer ma note de ce jour ... j'ai pas osé ... pourtant, je la voyais bien là, la maison ;-)

  • Bon, finalement j'ai fait le cop' col'. c'est joli.

  • J'en veux bien un....

  • (des 2) ,)

  • Nous qui pensions, avec l'ami Pierre passer incognito sur ce havre de paix chargé d’Histoire, voilà que nos minois trahissent le sacrifice qu'il a fallut faire pour faire halte autour de cette table dressée en catimini par notre blog-trotter.
    Dans un endroit pareil, les cinq sens sont redécouverts et les discussions, de fait partent très loin, très haut...
    Quand on peut en placer une !... car tout le monde parle là bas : les chiens, les arbres, la terre, la maison. On a même entendu des morilles…mais une longue route nous sépare encore de notre destination et c’est remplis de souvenirs et repus de bourguignoneries que nous nous remettons en selle.
    Salutations l’ami.

  • Bang bang : Lequel des 2?
    Je pencherai pour celui de gauche. Plus dans mes âges et mes cordes. (Eric, si tu nous regarde)
    Je pense que vous avez une petite préférence pour celui de droite. Me trompejerai-je?

  • Chères Isolde et Bang bang : c'est toujours flatteur de se savoir sélectionnable…
    En effet, je tente de vous regarder, et faute de mieux : je vous lis régulièrement et avec interêt.

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