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Fuir la répétition

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Au revoir Paris.
Vite retrouver l'arbre qui pousse.
Changer de lieu c’est traverser des couches,
émerger en ayant reconnu tous les bénéfices.
Retrouver la transparence.
L’homme veut-il son bien ?
Bouger, avancer.
N’est-il pas stoppé par l’angoisse du changement?
Parfois il a trop d'enclumes dans le cul.
Se forge des obstacles.
Basta! Le changement, c’est le désir.
On y accède en sortant de soi.
Lorsque l’on s’y enferme c’est la dépression.
J'ai croisé trop de personnes qui rejouent quelque chose
ce qui n’a pas été bien joué pendant l'enfance.
Rejouer ce qui a été loupé.
Refaire, renouveler.
L’histoire repasse les plats.
Les plaintes accusent.

Quand je ferme les yeux pour retrouver les multiples lieux de ma naissance,
je vois le fleuve et les îles, les manguiers, les singes.
Traverser des cultures vivifiantes.
Ne plus être le doudou de la farce familiale.
Je délaisse les fausses douleurs.
Marche vers l’ultime naissance.
Ne peut que sourire aux complimenteurs.
Ils ont le visage dépressif.
Après une dépression disent les marins,
on est beaucoup plus attentif aux autres.

Ne reste plus qu'à formuler ensuite une parole pleine, vive et non pas être perroquet de ceux qui nous ont fait naître... Quand on sort de son enfermement, on se met à écrire des textes poétiques. Non?
Allez hue!

Commentaires

  • Le lourd fardeau de l'éternel retour du même ?

  • Demandez à Cocteau. Il est mieux placé que moi, Mémé.

  • Allez Hue !
    Au boulot... :) oui.
    Un long chemin de plaisir, c'est toujours mieux qu'une descente aux enfers...

  • Tout est dit...
    Si limpide.
    Si aimant.
    Si plein d'une parole vive.

  • I think its time we move on now...

  • On peut faire cuire du riz gluant (à la laotienne) dans ta campagne ?
    Sont comment les chambres d'amis ?
    Tu sais faire le pain ?

    Bon je m'invite alors... à un de c 4... ,)

  • As I watch'd the ploughman ploughing,
    Or the sower sowing in the fields--or the harvester harvesting,
    I saw there too, O life and death, your analogies:
    (Life, life is the tillage, and Death is the harvest according.)

    -- Walt Whitman

  • si je dis quelque chose là, je vais être censurée.
    si ça se trouve, y'a des moins de 18 ans sur ton blog.

  • Dans sa tragédie inachevée, le poète déploie sous nos yeux sa propre nature.
    La sardine : si je vous lis bien, "vous souhaitez mettre un genoux à terre devant son sceptre", comme disait Hölderlin. ;o)

  • Je peux me permettre ? Allez je me permet : si l'enfer me ment, c'est que Satan l'habite ! Bon retour en vos terres O noble Seigneur. Prenez garde sur l'autoroute avec vos chevaux quand même !

  • Monsieur Pierrot, vous n'étes qu'un coquinou !

    Mais un coquinou lettré, aussi vous sera-t-il beaucoup pardonné.

  • J'ai demandé, et voilà ce qu'il m'a dit :
    "Lorsque Nietzsche a fait sa découverte éblouissante de l'Eternel Retour, découverte sur laquelle il ne donne aucun détail, il lui attribuait, je suppose, une signification plus complexe. Par ce titre que je lui emprunte je veux dire ici que les circonstances précises d'une légende peuvent renaître éternellement et leurs héros suivre, sans qu'ils s'en doutent, le même chemin qui les mènent de l'amour à la mort."
    voilà...
    mais je ne pensais pas à lui, je pensais à Kundera plutôt, enfin, le fil rouge reste Nietzsche ...

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