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  • Portrait d'espoir au crépuscule

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    On n'est jamais sûr de voir la mort sur quelqu'un. On y pense. Parfois, elle se niche dans l'angoisse d'un regard. Fugitivement. Puis les jours passent. Lentement, le printemps arrive. Pendant l'hiver, les souvenirs se bousculent. Comment faire pour écarter ce poids terrible? Par petites touches légères, qui dira le progrès? J'aimerai tant célébrer un petit signe d'amélioration.

    Comment écrire ce quotidien fait de petits riens, d'attente, de fléchissements, de grande lassitude, de lent renouveau? Faire confiance en cette chimie et à quelques blouses blanches et vertes. Rien ne prépare à cette salve d'interrogations. C'est comme nager nu dans la mer avec des souvenirs en forme de bouée. Alors, le soir venu, il convient de regarder le soleil faire ses valises derrière la montagne. S'installer dans l'inconnu comme dans un total oubli. Même les pensées d'avant ne dissipent pas cet inconnu.

  • L'homme qui murmure...

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    Photos Yann Gensolen 
     
    Héraclès souffre parfois. Fatigué d'être, siècle après siècle, le témoin d'un monde où l'ignoble gagne du terrain chaque jour. Cependant, il conserve cette volonté d'observer le tragique, la contradiction et ne souhaite pas mourir de sitôt, ni ressentir la douleur de quitter cette vie infecte et sublime. Il fait partie de ces grands chênes qui partent discrètement, dans le craquement d'une nuit sèche d'été. La paroi calcaire de la montagne, éclairée de rose au coucher du soleil, lui sert de miroir réfléchissant. Avec le plus grand sérieux, cet arbre aux branches majestueuses s'invente des formes farfelues puisées aux racines de l'histoire de l'art et de la littérature. Les lecteurs qui profitent de son vaste ombrage ne perçoivent pas les mouvements d'air qu'il provoque malicieusement lorsque les pages ne sont pas tournées au rythme de sa lecture de fictions ou nouvelles. Il avoue une nette prédilection pour les essais philosophiques. La patience est sa table de chevet.
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    Un dimanche (de janvier) à la campagne. Hommage à Héraclès, vieux chêne qui affiche 450 printemps.
    Merci à tous pour votre soutien.
     
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    Bisous tendres à l'apiculteur photographe et à son abeille 
     

  • A fond la forme

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    "Demain, vous aurez des convulsions madame. Nous vous donnerons des benzodiazépines comme le diazépam (Valium) ou le clonazépam (Rivotril); ce sont des anxiolytiques qui peuvent parfois avoir des effets hypnotiques ou amnésiants. ...et nous vous injecterons des doses morphiniques pour supporter la douleur de l'ultime chimio. Demain et jeudi pas de visites.

    D'accord monsieur !?"

    - Heu...oui madame. 

    Dans le couloir, les mots claquent comme des balles : "Vomissements à la 406". "Diarrhée à la 401". "Augmentez la morphine à la 420."

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    - Docteur, vous avez une minute? 

    Oui, une minute, pas une de plus. 

    - Heu...je tenais simplement vous dire que vous êtes...vous êtes tous formidables ici.

    (sourire) Ici, on ne soigne pas les bobos à l'âme, on ne discute pas philosophie, ni d'immortalité. On soigne des personnes en danger de mort.

    - Certes. Comment faites-vous pour...

    ...Tenir le choc? Nous restons humains, simplement humains ! 

    - Merci.

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    Dites-moi, quelque chose me turlupine. Elle lit beaucoup notre malade. Jamais vu une telle quantité de bouquins dans une chambre.

    - Elle a été pendant des années critique littéraire à France Inter. Les livres, vous savez...

    C'est comme une respiration.

    - C'est un moyen comme un autre d'échapper à l'enfermement de vos chambres. Elle est à bout là. Tant de chimios en quatre jours, c'est un bombardement.

    C'est la vie qui est au bout du couloir de la mort de notre blanc vaisseau.

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    - Chauve qui peut ! 

    Derrière chaque porte de chambre, il y a une lutte individuelle pour survivre.

    - Difficile de mettre un peu d'ordre dans ses poches, derrière chaque porte de tondues. On se croirait en 1944 dans votre hôpital. Pas un cheveu à ramasser. C'est l'épuration.

    C'est un lieu brisé. Comme si la pensée avait échoué. Un lieu indéterminé où il serait possible d'aligner les choses dans un ordre précis.

    - La pensée de "votre malade" ne peut plus, ne veut résoudre l'équation de son autobiographie thérapeutique tant la douleur la submerge.

    C'est bon signe. L'agent chimique dissout l'unité du monde et du vécu. J'insiste, il y a la vie au bout du compte à rebours.

    - Vous me faites penser à un roman d'Italo Swevo, "La conscience de Zeno".  Il s'empare de son crayon pour clarifier sa pensée en bouillie: "Mon front n'a pas une ride, je viens d'éliminer tout effort de mon esprit. Ma pensée me paraît dissociée de moi-même. Je la vois. Elle monte, elle descend, mais c'est là sa seule activité... Et voici mon front qui se charge de rides parce que chaque mot se compose de lettres; le présent impérieux renaît et me dérobe le passé." 

    Allez, courage monsieur ! La vie l'emporte. L''ascenseur est au bout du couloir. Prenez soin de vous.

    - Oui, je vais donner sa cortisone à Pépita, ma chatte, des croquettes à ma Perle et à son compagnon Charles. Et me boire, ce soir, une bouteille de Puligny-Montrachet. Faut pas déconner quand même, hein!

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  • Sac à (fausses) blagues

    Pourquoi les chinois sourient tout le temps? Parce qu'ils savent ce qu'il y a dans les nems. (Théière de Jardin)

     

    Les socialistes, ils habillent Paul en déshabillant l'Abbé Pierre. Son béret repose en paix (Léon Zitrone) 

     

    Je t'enlacerai...tu t'en lasseras. (Louise de Vilmorin)

     

    Nicolas Hulot préfère jouer au médiateur de climats politiques. Il se retire du jeu des chaises bancales. (La rumeur médiatique)

     

    José Bové a de longues moustaches. Je répète : José Bové a de longues moustaches. Le soir, à la veillée, il les laisse tremper dans son bol de soupe au lait de brebis en remuant le tout avec sa queue. (Justin Bridoux)

     

    Ségolène te demande de penser à son avenir. Donne-lui les clés de l'urne qui sommeille en toi. (Le majoritaire silencieux)

     

    Changement de pré amuse les jeunes veaux. (Victor Hugo)

     

    Léon Bloy m'habite (Jack Lang)

     

    Qui s'élève en rampant retombe toujours sur ses pattes. (L'ascenceur pour l'échafaud)

     

    Tout de même, ce Proust...quatre cent pages pour nous expliquer pourquoi... Tatave encule Dudule... (L.F. Céline)

     

     

  • Le génie est dans le pré

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    Perlette, as-tu la moindre idée de ce que je me disais, ce matin, juste  après la promenade entre prairies, chênes verts  et pins d’Alep ?
    - ?
    Et bien, je me demandais quelle est cette puissance qui gouverne nos corps musclés gambadant sans fin dans l’herbe encore gelée…
    - Ah !
    Oui, ma belle compagne, je pense que nous occupons un espace privilégié qui s’imprime au fil des jours dans nos mœurs, nos us, nos costumes de bêtes de si bonne compagnie.
    - Ah !
    Oui, chaque jour qui passe me conforte dans l’idée que nous nous approchons du royaume des dieux comme si nous avions atteint le faîte des honneurs, expié le péché presque irrémissible du bonheur et de l’excellence.
    - Oh !
    J'insiste. C’est comme si nous avions été élevés au rang de génie du plateau. À l’égal de Cervantès qui avait purgé l’Espagne de la vogue des chiens errants.
    - Ah !
    Surtout à notre époque où tous les moulins à vent se mêlent de créer, d’écrire la haine de soi, des autres en estimant que leur plume zélée à forcément valeur universelle.
    - Ah !
    Pourquoi pensons-nous ? Pour croire en l’inespéré, atteindre à l’inespérable ?
    - Oh !
    Notre planète me semble être éclairée au néant. Nous n’avons besoin que de faire mousser le silence, non ?
    - ??
    Tu te souviens de notre premier baiser, ce premier désespoir… ?
    - Oh !!!
    Tu sais ce que j’apprécie chez toi ?
    - ?
    …La sagesse qui parle par ta bouche.
    - ???
     

     

  • Slanka, en première de couverture

    Tout ne finit pas par des chansons quand on quitte quelqu'un.

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    Comment lui dire adieu chantait Françoise Hardy. Gainsbarre aussi.
    Slanka, (cliquez sur son pseudo à Cécile, mes soeurs z'et mes frères dans la colonne de gauche) passe en revue la meilleure et les pires façons de rompre. Elle n'a pas son clavier dans sa poche quand elle frappe la demoiselle.
    Bref, je n'ai pas lu son premier roman donc je ne peux pas vous en dire grand-chose. Pourtant, il me semble que cette dame en connait un rayon sur le sujet. Et comme elle ne manque pas de talent littéraire, je vais l'acheter à la ville: Aix-en-Provence. Je pense que je vais me rouler dedans comme sur une couette qu'on voudrait plus épaisse. Autre indication d'importance: Liana Levi est une éditrice audacieuse. Le jour de la sortie d'un livre ami, je me met toujours sur mon trente et un. Et c'est pour aujourd'hui.  

  • Le val perdu

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    Si je m'en souviens du nom du val perdu?
    Bien sûr. Il s'appelle "La taurelle".
    C'est un ensemble de verdure "où chante un ruisseau".
    On s'y sent bien. Comme chez Rimbaud.
    C'est un hâvre de paix"où le soleil, de la montagne fière, luit : un petit val qui mousse de rayons.
    Nulle trace de "soldat jeune, bouche ouverte, tête nue".
    Un lieu refuge.
    On y fait volontiers l'amour .
    Si, si, je me souviens de ces amoureux 
    "qui ne regardaient rien autour d'eux..."
    C'est mon quartier d'hiver. 
    Mon Gionoland.
    Si je l'aime?
    Pas qu'un peu.
    Son silence surtout.
    Il m'entoure, comme une bouche. 
     

  • Drag Queen (People)

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    Moira Cameron, la première femme nommée "beefeater" ou gardienne de la Tour de Londres depuis la création de cette institution, il y a plus de 500 ans, a visité son futur lieu de travail et rencontré ses collègues jeudi en arborant un sourire radieux. Sa mission : Veiller attentivement sur les bijoux (de famille, ndlr) de la reine.
     Photo et texte Carl De Souza (AFP/AFP - jeudi 11 janvier 2007, 18h08)

  • Au chevet de minuit

    A l'heure 
    Où tous chemins
    ne ramènent plus qu'à notre seuil
    Là,
    dans le cercle de la lampe
    Vrai lieu où l'on dépose
    Glisse un peu le baillon de la douleur
    Nous osons dire
    à voix contenue 
    le bonheur possible
    Quelques lumières s'échappent
    de la rue moite
    La nuit se fait vieille à nos paupières 
    Qui sait demain si la blancheur
    sera encore un déguise-trou 
     
     
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    Photos: Yann Gensollen (et Robert Capa)

  • Bas résille

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    Je me rappelle l'enfance de tes lèvres
    Le geste simple de ta jupe nidifiée
    La blancheur de tes dents
     
    Je tiens les hanches des églises
    Le vent éloigne à travers la persienne
    La naphtaline des tabous 
    Et la mort avec son fard
    Ses faux cils
     
    Je traverse tes bas résille
    T'offre l'indépendance 
    Le calumet de la paix
     
    Les oiseaux referment
    Les ailes de la rouille
    Sur les couteaux
     
    Il tombe des pieuvres
    Sur ton lit bateau
    J'embrasse l'horizon nègre
    De tes paupières 
     
     
     
    Photo Yann Gensollen 
     
     

  • Essaim de lait

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    Un bistrot, une halte
    Des odeurs de café moulu
    Simplement nommer l’ombre d’un sourire
    Qui s’échappe de ces mains reines
    Un peu plus tôt
    Elles descendaient aux cordes douces d’un corps
    Faisaient le clapotis d’une lumière lunaire
    Des mains de rucher effervescent
    Sur ton sexe de haute fougère
    Dans nos veines de gros caillots d’orage
    Dégantaient la nuit nostalgique
    Dieu mouillait l’abeille de ton sexe
    Ta bouche explorait la généalogie du miel


    Photo: Yann Gensollen, photographe le jour, apiculteur la nuit

  • Rien ne doit disparaître

    L'errance contemporaine sait être un leurre subtil. Via Internet surtout. C'est une errance qui nous voue, en réalité, à des assignations brutales. Sauvages. Tu écris (dans ton silence) et je commente. Tu me dois une réponse. De préférence une réponse instantanée. Le temps presse. Regarde mon blog et je te dirai qui tu es. Je suis la tolérance même. J'ai mis un logo sur mon blog pour aider (de loin) ceux qui souffrent au Darfour. Cet aprem, j'étais chez Carrefour. Je consomme commerce équitable. Je vais voter Ségo contre Sarko. Je suis féministe comme au bon vieux temps des années 70. T'imagine, une femme à l'Elysée !?

    Tout ce qui vient de ma droite est estampillé "fasciste". Comment ça j'insulte les déportés morts dans les camps d'extermination? Je pense très fort à ceux qui dorment sous une tente à Paris. Je sais ce que c'est, j'étais scoutesse dans ma jeunesse et papa était Colonel. Je suis enseignante. Je sais de quoi je parle, bordel. J'écoute Daniel Mermet sur France Inter. Je lis puis recopie sur mon blog "Télérama".

    T'es qui toi? Un macho. Un négationniste. Tu vas voter pour qui d'abord? Hein, qui ça? Moi j'hésite entre le facteur et Hulot. Paraît qu'il est de droite le Hulot. Dommage, j'aime bien les écolos. Putain d'enculés de patrons. Heureusement, je suis dans l'Education Nationale. Y pourront pas me délocaliser en Moldavie ou en Chine. Quoi, t'es arrivé à pied par la Chine? Tu me prends pour une conne où bien?

    J'écoute Renaud, déteste Sardou. Avant, c'était bien. Y'avait le mur de Berlin. D'un côté les bons, de l'autre les méchants. Comment ça, c'est les masses qui font l'Histoire? De qui c'est d'abord? Hein qui? Tu vas parler espèce de vieux réac. Je vais t'envoyer en Picardie arracher des betteraves pour ton bonheur idéologique. Quoi Godard, "Allemagne année zéro"? Ya pas que toi qui connaît Eddy Constantine. Tu te fous de ma gueule ? Putain d'enculé de fasciste. Comment ça je suis une fondamentaliste de la gauloise papier maïs? J'me les roule, d'abord, pendant mes RTT. T'aime pas les femmes en pantalon? Quel primitif tu es. Tu veux regarder sous mes jupes? Tu peux te branler, enfoiré. Comment ça tu n'aimes pas Noir Désir? Tu veux parler du pove mec qu'est en taule. Ben moi, je l'aime bien quand même. Je l'écoutais pendant les vacances de Noël dans mon Ipod. Qu'est-ce ça peut te foutre que j'étais en Thaïlande avec ma copine? T'es raciste en plus? T'aime pas les lesbiennes de gauche, c'est ça, hein!? 

    Je suis certaine que tu n'as même pas ton Deug Laurent Ruquier. Quoi, t'as fait une thèse de doctorat sur Jean Amadou? T'es vraiment un malade toi. Allez, salut vieux con, heureusement ya les soldes qui se pointent!

     

     

     

  • La vie obstinée

    J'emprunte bien volontiers ce titre de la petite chronique du jour au livre dense de Wallace Stegner dont la dernière phrase est (Merci Molly) : "Je serai, toute ma vie durant, plus riche de ce chagrin".

    Les occasions de chagriner n'ont pas manqué en 2006. Depuis trois

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    semaines, nous avons tenté, avec les miens, de nous enrichir de ces chagrins. A chaque minute, que dis-je à chaque seconde. Je suis allé les rejoindre en Islande pour partager une quantité invraisemblable d'émotions. Tout d'abord autour de la tombe de la mère de mon fils: Olaf Dora Kondrup. Il y avait là Trausti, son mari depuis 22 ans, leurs deux enfants Oli et Julia, bien sûr Yohann notre fils et moi unis dans un recueillement lumineux dans ce cimetière de Reykjavik. Il avait neigé un peu dans l'après-midi. Nous sommes allés ensuite à la messe de minuit en la cathédrale de la ville capitale. Là, Trausti s'est installé sur l'estrade réservée au Choristes.

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    Trausti pensait à ces heures passées en ce lieu avec sa femme qui appartenait, elle aussi, à cette merveilleuse troupe chantante invitée dans toute l'Europe pour interprêter quelques Motets , parfois le Requiem de Mozart, voire les plus belles pages composées par Gabriel Fauré. Trausti, le coeur brisé, pleurait entre chaque chant de Noël. Il était heureusement très entouré. Je n'ai pas cessé de le soutenir, de loin, pendant l'office religieux. Puis, nous nous sommes longuement enlacés à la fin. Il m'a raconté l'enterrement qui s'était déroulé en ces lieux, au mois de juillet dernier. Nous sommes retournés en silence à la maison pour partager le repas de Noël, autour du fameux mouton fumé, plat traditionnel islandais, entouré d'une purée que n'aurait pas renié monsieur Robuchon. Nous avons évoqué nos plus beaux souvenirs et tout partagé. Echangé nos cadeaux.
    Dès notre séparation, avec Dora, nous avions considéré qu'il valait lieux protéger nos liens plutôt que les découper au chalumeau. Conserver cette famille élargie plutôt que de la décomposer. Son existence, l'homme la reçoit du monde (Descartes)
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    Trausti sortant d'une cabine d'essayage. Mon tel est parvenu à saisir au vol son magnifique sourire. 
     
    (à suivre)