19.05.2007
Écoute s'il pleut !
J'ouvre les yeux sur un ciel bleu qui menace de passer à l'argent clair. Soudain, ça caquette du côté du pin. J'aperçois enfin l'étourneau écrivant à coups de bec des vers sur l'écorce de la branche nue. Je pose ma tasse de café et j'observe le manège. Je vibre sans remuer le petit doigt. Puis me met à voler sans aucun effort.
"Chaque instant, chaque mot, chaque regard jetés au hasard, chaque pensée profonde ou badine, chaque tressaillement à peine perceptible du coeur humain, de même que le duvet aérien des peupliers ou le feu d'une étoile dans une flaque d'eau nocturne, sont des grains de poussière d'or...
Il est étonnant que personne ne se soit donné la peine d'observer comment, de ces grains de poussière,
naît le flot vivant de la littérature..."
Paoustovski in Notes sur l'art d'écrire
14:25 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note



Commentaires
Attention : peinture fraîche !
merci pour ce joli vol des toiles.
Écrit par : Monet | 19.05.2007
Chapeau, Monet!
Ne me reste plus qu'à écrire mon désir d'être emportée dans ces poussières d'or par la grande bête bienveillante qui veille au grain.
Écrit par : Margot | 19.05.2007
Très belle photo. Charles, oiseau de bonne augure. (bon ou bonne?)
Écrit par : Björk | 19.05.2007
Oui
je crois
en tout les cas
ça crépite à l'oreille
Écrit par : Le bateleur | 20.05.2007
Au temps des moulins à eau, le Meunier demandait à sa femme "écoute s'il pleut" dans l'espoir qu'un temps sec l'empêcherait de faire son travail...
Comme on le comprend à la vue de cette magnifique photo!
Écrit par : Molly | 20.05.2007
Le flot vivant de la littérature, on l'observe là, jour après jour, entre tes mots bleus qui menacent de passer à l'argent clair.
Écrit par : S. | 20.05.2007
Bisous à toutes et tous. Merci de me laisser croire que je suis tous les jours aux aguets, sauvagement distingué par vous. J'en termine avec un épuisant travail. Bientôt je vais sortir de mon abri. Besoin de me dégourdir les pattes.
Écrit par : BT | 21.05.2007
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