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  • Une page de réclame

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    Juste avant de (re)partir vers de nouvelles z'aventures en Burgondie (grand mariage samedi)
    une petite page de réclame:
     
    Madame, monsieur
    and friends.
    The boutique Liborius has moved to a new location on the main 
    street, downtown Reykjavík.
     It looks like a ninja, silent, sensual and deadly.
     We are very pleased, thank you very much.
    Please take note of the new address below and fax number.
    Yours kindly,
     Banzai.
    Johann san
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    LIBORIUS
     Laugavegur 7
    101Reykjavík
     Iceland
     tel +354 551 6811
    fax +354 552 0390
     
      www.liborius.is
     liborius@liborius.is
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    Toutes les cordes qu'il a à son arc, mon fiiiiils !
    Un jour il fait l'acteur, un autre il est mannequin,
    des fois il fait le guide en Islande
    et maintenant il fait le directeur d'un magasin pour hommes branchouilles.
    Qu'est-ce qu'il est coquet mon fils.
    Tiens pour la route, mon fils, cette petite histoire :
    à quoi reconnait-on que Jésus il était juif ?
    -Je ne sais pas.
    Ah oui, tu sais pas ! Hé ben Jésus, il a vécu chez ses parents jusqu'à trente ans,
    ensuite il a repris l'affaire de son père. Et pour sa mère, c'était un Dieu.
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    Allez, roule ma poule!! Tant que c'est moi qui détient les clés du coffre, y'a pas de soucaïs ! 
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    Mon fiiils, qu'il est beau ton magasin mon fiiils...
    Y fait pas les choses à moitié. 
    C'est un peu trop nu, non? 
    Enfin, tu fais comme tu veux, hein,
    mais si j'étais toi,
    je meublerai un peu tout ça avec quelques jolis trucs napoléoniens. 
     
     
     

     
     

  • Le lac des signes

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    L'été dure si peu qu'il demeure un désir fait pour endurer l'hiver. La lumière semble infinie et sans âge, presque liquide. L'été oblige à tout regarder en face, alors qu'on ne perçoit les mystères qu'en les regardant du coin de l'oeil. Sous le soleil de Giono, je ne suis plus bon à rien. Sinon à sauter dans le lac de Sainte-Croix, à regarder les chiens avaler des étoiles dès la nuit tombée, à lever des lièvres pour eux au petit matin, à japper comme un indien lancé sur la piste d'un gibier. Souvent la surface bleue est plus insaisissable que la profondeur et s'identifie avec l'éphémère légèreté d'un sourire.
    "Tous juraient sur la vie, et personne ne savait vraiment ce que c'était, la vie..." (Blei)
     

  • Aux confins de l'habitable

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    Se tenir à l'écart sous le totem neuronique
    Loin de la dérive des contenants 
    Casse architectonique puis érosion du sens
    Fugue de l'art manufacturé en surplus industrieux
    Menaces de finir au tout-à-l'écran en lupanarvision
    Ou dans un roman jonché de détritus oedipiens
    L'odyssée de l'espèce bute sur l'arche des contrées à venir
    Flottant sous le nouveau déluge du spectacle
    Avant de s'échouer sur la mémoire de la terre. 
     
     

  • Avis de recherche

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    La brigade de gendarmerie de Poitiers communique:
    "Depuis quelques mois, cette femme se déplace dans tout le pays pour obtenir de ses victimes (principalement des enseignantes lesbiennes, des  féministes portant le bleu de chauffe et des sandales, des lambertistes défroqués, des écologistes plus très verts, des amateurs de poule au pot pyrénéenne) des chèques à la place d'un blanc seing. Son mari et complice, originaire de Tulle, avait monté une coopérative de prêt à penser à un échelon départemental. Volant sans vergogne de succès en succès, le couple s'est d'abord uni en affaire et il a très vite atteint le niveau régional en lançant une souscription auprès d'actionnaires à raison de 20 euros la dose de Prozac. Promettant aux français de travailler moins en gagnant plus. Comme souvent dans les affaires matrimoniales, c'est le mari qui s'est envolé dans d'autres bras et la femme lui en a beaucoup voulu. S'en est suivite une déliquintessence de leur rapport amoureux d'abord et financière ensuite. L'argent n'étant pas pourtant le nerf de boeuf de leur guerre mais la politique. Elle promettait (sans trop p'y croire) les 35 heures pour tous et le SMIC à 1500 euros à des victimes plus ou moins consentantes tandis que lui s'engageait à taxer les riches à partir de 3500 euros de fortune personnelle par mois. Bref a déshabiller Lionnel pour offrir une retraite somptueuse à Jean-Pierre. L'affaire a tourné au vinaigre et les deux suspects se sont séparés dans la nature. Lui est devenu gardien d'un cimetière d'éléphants tandis que elle s'est lancée dans le dressage de jeune lions au cirque d'hiver du Futuroscope. Quoiqu'il en soit, c'est frappée du signe de l'auto-destruction commune que le régime du couple est partite à vau l'eau. Chacun guettant l'opportunité de planter l'autre de ses banderilles à dos d'ânes.
    La dame porte souvent une veste blanche et arbore un sourire de circonstance seulement quand tout va mal. Pour tout renseignements prière de joindre par tel le gendarme Chalumeau ou de se rendre sans tarder à la gendarmerie la plus proche de votre domicile."

  • Truffes vagabondes

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    Il est temps de délivrer les petits essaims de fêtes, de laisser sur le côté les jurons au vol vif.
    Les arbres les plus beaux haussent la lumière, quelques odeurs lapines pendouillent aux gouttières de l'ombre.
    Les truffes se parlent de seuil à seuil. En contre-bas du petit bois têtu, le frémissement des feuilles annonce la démesure de la lavande. Un souffle suffirait pour que le paysage dépasse de son masque. Et bien non.
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    Dès l'aube, le combat entre quatre murs s'était transformé en rosée. Une fillette offrait des roses de sa voix. Et la météo annonçait en boucle : "Sale temps pour les mouches!". Mesurant la chute de son ancienne maison, un mystique accroché au sommet de la montagne interrogeait le ciel caressé depuis 2000 ans, et dans le sens du poil, par Marie Madeleine : "Comment envisager le mal dans un monde où le pire est toujours d'actualité? " Agacé, l'écho se contentait de renvoyer la balle dans le camp de son interlocuteur d'un jour. Lassé, il décidait alors de ne plus lui emboiter le langage: "Le désir de destruction est une donnée majeure avec laquelle l'espèce humaine doit compter. Votre questionnement est juste mais il est une approche confondante de ce chaos insensible qu'est le réel en tant que matière insensible aux aspirations idéalistes des hommes."
    Silence au sommet...
    Le voyageur mystique s'occupait à réorganiser les pièces d'un puzzle dont le mental n'était qu'un des aspects.
    Puis, reprenant son souffle : "Je veux que le futur émette des rêves. Boire jusqu'à la lie le calice de notre curiosité. Espèce d'écho, je t'emmerde ! Nous participons à un calcul qui nous dépasse. Je cherche le chemin qui me conduira à l'indescriptible! "
    Au crépuscule, tous deux s'en allèrent bras dessus, bras dessous, vers l'horizon d'un encore non-dit. 

  • A la belle de Cadix

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    Ma rose, ma délicieuse Pauline
     
    Cela faisait plusieurs semaines que tu tentais de nous faire parvenir ton message...
    "Je n'ai pas le tournevis pour rentrer dans ma tête et enlever le verrou." 
     
    Je t'observais du coin de l'oeil sans comprendre vraiment. Mais je cherchais, je cherchais.
    Tu sais que parfois tonton est costumé en reporter, comme Tintin, et que Perle devient alors une sorte de Milou.
    Puis la valse chez les psy a débuté en janvier. Comment faire parler une petite fille d'à peine six ans ?
    Terreur et silence vont de pair. Par bribes, l'histoire a commencé à s'écrire sur les carnets des "spécialistes".
     
    Depuis une semaine, j'ai endossé l'imperméable de Philip Marlowe. Je suis tombé dans la mâchoire du temps, qui dévore ses enfants. Je ne réponds plus aux messages que l'on m'envoie. Je fais le comique troupier. Suis cloué devant des feuilles blanches. Un fait divers est entré dans la famille par la cave. Depuis, je passe tous les jours au grenier vérifier l'état du fusil à pompe. Je vais l'emmener au nettoyage chez l'armurier clandestin du village. Je trouve qu'il est un peu dur à la détente. Ma douce, le langage, vois-tu, c'est ce qu'il y a de plus sacré. "Saint langage honneur des hommes" (Valéry).
     
    Ah la, la...Comme j'ai envie de faire justicier dans la ville, façon Charles Bronson. Justicier dans la famille, je veux dire. Rachida, prépare-moi ta meilleure chambre dans tes hôtels sous haute surveillance vidéo. Pauline, tes yeux couleur jade ont viré au noir. Nous avons tous le coeur en marmelade. Ton père ne tient plus sur ses jambes, ta mère s'évanouit tous les jours. Le salon de votre maison a été percuté par le Titanic. Nous sommes enfin parvenus a déchiffer ton SOS.
     
    Demain, ma douceur, tu vas faire un truc incroyable. Tu vas porter plainte à six ans contre ton cousin, le fils de la soeur de ta mère, devant un officier de police judiciaire de la brigade criminelle de Draguignan. Tu vas briser le mur échaffaudé par une partie des tiens. Trouver peut-être ce fameux tournevis. Tu sais déjà que l'on ne bâtit rien dans le silence - que la haine des autres et le mépris de soi. Je serais là. La société te doit réparation. Une réparation au long cours qui te feras, un jour, retrouver ce sourire que tu affichais sur cette photo.
     
     

  • La pelle du 18 juin

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    Le ministre de l'Ecologie, numéro deux du gouvernement, Alain Juppé a annoncé dimanche sa démission après avoir été battu au second tour des législatives dans la 2ème circonscription de Gironde avec, selon la mairie et la police municipale, 49,07% des voix face à la candidate socialiste Michèle Delaunay. Montréal me (re) voilà !
    Il se rendra ce matin à neuf heures au Palais de l'Elysée pour y déposer sa démission écrite sur papier recyclable en bonnet haut de forme. Nicolas premier s'est engagé à ne pas jeter l'éponge de l'écologie mais pourrai bien la ranger au rayon "Farces et à Trappes" (merci Djamel) pour le prochain arbre de Noël présidentiel animé par Cécilia Toyota, reine d'un jour par an.
    Sans transition, politique toujours. Demain sera également célébré le divorce officiel du couple tulipe noire de Hollande et Royal de luxe devant le tout Tulle.
    DSK, indique un sondage vite fait bien fait, est pressenti par les français pour prendre la place de madame Royale au sein du couple de la rue de Solférhinopharyngite. Le maire de Paris pourrait alors être appelé à unir ce duo inédit à moins que Noël Mamère, casaque verte, ne tienne la corde et s'inflitre dans une forêt de photographes et de cameramen (only).
    C'était notre rubrique tant aimée : La cause du people. Maintenant, écoutons "la minute de Saint-Granier" sur Radio-Luxembourg.  

  • Littérature équitable

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    Il n'y a pas que le Darfour, merde quoi !
    Sauvons Astrud Gilberta, brésilienne à longue natte retenue prisonnière en forêt amazonienne
    par de riches propriétaires terriens, tueurs d'indiens sans scrupule.
    Si avec ça je ne fais pas remonter mes stats, qu'on me les coupe sur le champs d'honneur.
     
    "I am not what I am" (Shakespeare - "Otello")

  • Flammes voilées

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    Le printemps tisse sa toile
    En attendant l'été ou Godot
     
    Tout se disperse
    Sans relation
     
    Tout est si gris
    Que ça devient griserie
     
    Ce qu'entreprennent les personnages rate
    Ce qu'ils racontent foire
     
    Quel est le rôle des mots
    Sous les mots
     
    Assis sur un tandem
    Les couples se brisent
     
    Un moignon se tend
    Survivance d'un membre perdu
     
    Le monde est souffrance
    La télévision star académise
     
    Le moi s'éprouve sous les gnons
    Et je contemple mes rognons. 
     
     

  • Ici le porte-avions USS Lincoln

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    Petite histoire vraie (ou fausse), captée sur le canal 106, fréquence des secours maritimes de la côte de Galice, entre des Galiciens et des Américains.
    Galiciens : (bruit de fond) Ici le A-853, merci de bien vouloir dévier votre trajectoire de 15° sud pour éviter d'entrer en collision avec nous.
    Américains : Nous vous recommandons de dévier.
    Galiciens : Négatif ! Nous ne pensons pas que cette alternative nous convienne.
    Américains : Ici le Capitane Richard Howard, commandant du porte-avions USS Abraham Lincoln, de la Marine Nationale des Etats-Unis, second plus gros navire de la flotte. Nous sommes escortés par deux cuirassiers, six destroyers, cinq croiseurs, quatre sous-marins. Nous vous ordonnons de dévier de 15° nord !
    Galiciens : Ici Juan Manuel Salas Alcantara, nous sommes deux, escortés par un chien, deux bières, et un canari qui dort. Nous avons l'appui de la radio de la Corogne et du canal 106. Nous ne nous dirigeons nulle part, puisque nous sommes le phare A-853.
    Américains : ... (Silence)
     

  • Hymne à la joie du rien

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    (Photo yann Gensollen) 

    Dieu que les parisiens sont bavards. Ils causent jusqu'à plus soif. S'embrouillent dans leurs phrases qui n'ont ni queue ni tête et encore moins de sujet, verbe et complément d'objet direct. Pourtant, ils ne manquent pas de distractions (le Marais, le pont de Tolbiac, la rue de Passy, la place Gambetta, la rue du chat qui pète et j'en oublie certainement) pour se répéter et se contredire. J'aimerai tant les entendre chanter leurs obsèques autour de cinq heures, à la façon du cygne, quand la Tour Eiffel a froid aux pieds, bref, quand Paris s'éveille. 

    Il reste encore quelques marcheurs dans la rue Mouffetard qui vont répétant :"La terre est grise; ses quartiers sont cendreux". Seule la lassitude occupe leur corps. Tenez, observons plus avant le dandy à chapeau au milieu de la scène. Il murmure aux passants à tête de veaux quelque chose comme : "La vie, ça ravigote!". Le poète, légèrement bedonnant, au manteau noir se prend lui pour un personnage beckettien : "Je ne sais plus quand je suis mort". Il presse le pas pour atteindre le bar "La Bourgogne" situé en bas de la rue. Les deux étudiants, au fond, se pressent eux de retourner à Normale sup. Rien ne leur manque pensent-ils; ils ont tout en trop.

    Le seul calmant à l'ennui est le spectacle de l'ennui ou son analyse. Passé le premier moment d'atonie, il convient de citer la formule du philosophe Geulincx : "Ubi nihil vales, ibi nihil velis": là où tu ne vaux rien, tu ne peux rien vouloir. Ecrire du coup est bien plus que faire l'exercice intellectuel de la mort, au sens où Montaigne prenait le verbe philosopher. C'est l'habiter.

    Bien. L'heure est venue de sortir les chiens.

  • L'insouciance ne s'improvise pas


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    Je me demande à quoi tu pouvais bien penser, mon cher PLF, au sommet du "Arthur seat"?
    Sans doute à cet immeuble de bureaux que tu as commencé de construire la semaine dernière. C'est beau une ville vue de si haut. C'est comme si l'on pouvait, en prenant de la hauteur, mettre à distance ce qui la fait souffrir et l'étouffe.
    On distingue aisément l'urbanisme né au XVIIème et XVIIIème siècles. Au sommet de cette colline qui domine Edinburgh, nous étions ce jour-là comme enlevés au monde réel. Happé par l'expérience transhistorique de cette architecture pré-Victorienne. L'art architectural ne ment pas. Ou si peu, en cette contrée.
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    La contemplation esthétique d'une cité peut donc, pour un temps nécessairement court, nous transformer en être plus connaissant et nous libérer des formes oppressantes de la vie. Faire oublier les formes de conformismes et de bêtises nés de l'ennui qui règne parfois lorsque l'on se trouve confrontés à une absence de sens. La fermeté de tes jugements de valeurs sur la cité et les gens qui y vivent n'est guère au goût de notre époque. J'ai beaucoup apprécié nos échanges là-bas, chez toi. Je n'ai pas pas encore quitté cette ville. Bien sûr, je suis allé ensuite chez moi, en Bourgogne, faire le jardinier mais, une fois arrivé en Provence, je suis retourné en pensées sur le "Arthur seat". J'ai beaucoup songé à Sir Walter Scott qui est né dans cette capitale de l'Ecosse en 1771, je crois.
    Mon cher Pierre, j'ai repensé aussi à Robert Taylor qui interprêtait avec brio Ivanhoe. Je ne sais plus combien de fois j'ai lu et relu ce roman historique de l'ami Walter. J'ai d'abord lu le livre puis vu le film. Si je l'ai relu ensuite (et d'une seule main) c'est à cause
    d'Elizabeth Taylor, sublime Rebecca. De Joan Fontaine aussi en Lady Rowena. J'ai fait l'Ivanhoe une grande partie de mon enfance dans les forêts burgondes. Je distribuais les rôles à mes copains, notamment celui de George Sanders : Sir Brian de Bois-Guilbert ou celui de Robert Douglas : Sir Hughes de Bracy sans oublier Finlay Currie : Cedric, Felix Aylmer : Issac d'York, Guy Rolfe : le méchant prince Jean et surtout Norman Wooland en Richard Cœur de Lion.
    J'avais une affection particulière pour ce dernier puisqu'il s'était lancé en croisade depuis Vézelay. Un voisin royal par conséquent.
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    Un moment, j'ai imaginé que nous vivions au XVIIIème siècle à Edinburgh. Epris de vie sociale dans cette cité qui a vécu la première révolution industrielle. Qui a vu s'affronter dans les salons les Adam Smith et Walter Scott. Une Grande Bretagne pas toujours attentive, souvent dans le brouillard entre le Charybde de l'ennui et le Scylla de l'inquiétude.  Les dockers et les commerçants du port, le Leith ( ton quartier), ne disposaient pas encore de nos "modernes" antidépresseurs et anxiolitiques. Ils ont du en baver à cette époque. Tour à tour "brûlés de désirs ou glacés par l'ennui." En ce temps là, les enfants ne faisaient pas de vieux os.
     
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    La révolution française avait aggravé cet ennui de vivre en inaugurant une nouvelle relation avec l'Histoire, comme une puissance dévorante. Puis Marx s'est pointé en Angleterre, sans se presser, et Walter Scott écrivait sans faire relâche pour éponger ses dettes colossales. Il avait voulu sauver une maison d'édition. Tu devrais lire ses contes et autres nouvelles. Il y parle du petit peuple et de ses héros mythiques qui ont fait ce pays aux rudes paysages. Plus contradictoire que Sir Walter Scott, tu ne trouveras pas. Plus écossais que lui, non plus. Tout comme Nerval, il a fait "le deuil de ceux qui l'ont précédé".

     

  • Cartes postales

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    Sommes-nous en Moldavie?
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    Dans la bande de Gaza?
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    Desert des Tartares?
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    I love Zimbabwe 
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    Athur seat en arriere plan. Colline perdue au milieu de la ville.
     
     
    A bientot everyboy. Retour en Burgondie ce soir...tard dans la nuit. 
     
     
     
     

  • Il a bon goût l'agneau écossais

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    Dans le mouton écossais, tout est bon!
    Notamment la laine dont on tisse les vestes Harris Tweed, les estomacs dont on reprise les poches pour y glisser le Haggis, les roubignoles dont on distille la substantifique moelle. Bref, si dans la vie, il y a des jours ou l'on fait des choses que l'on a pas envie de faire, avec l'age et sur l'ile de Skye en particulier, j'ai decide ne faire que ca : Avoir envie de faire.
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    On peut aussi tailler la bavette avec un phoque venu se vautrer sur un rocher. 
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    Se decontracter le gland comme Pierre (PLF) en songeant a cette sentence de Derek Cooper (rien a voir avec le createur des Austin Cooper):
    On Skye, the beauty will be there long after we gone
    and long after we are gone
    the magic will remain.
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    On Skye island, il n'est pas interdit de se prendre pour Moise et de lever les bras au ciel afin d'ouvrir un passage pour deux mille écossais poursuivis par trois mille sodomites vikings. Bref, vous l'aurez compris, l'heure est a la deconnade. Pas envie de vous torcher des textes en pure laine vierge.
    Ce soir, on boit a la sante d'Archiloque et a nos retrouvailles prochaines.