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  • La planète foot tourne en rond

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    Laurent Blanc dit "Le Président" entraineur de Bordeaux (AFP photo)

    PARIS (AFP) - Une banderole stigmatisant les habitants du Nord et déployée samedi au Stade de France en finale de la Coupe de la Ligue Paris Saint-Germain-Lens (2-1) a soulevé une vague d'indignations dimanche, qui se traduira notamment par les plaintes de la Ligue et du député-maire de Lens Guy Delcourt.

    La banderole proclamait: "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Cht'is", en référence au film (qui a obtenu un succès colossal) du comique Dany Boon.

    Les réactions 

    Enrico Macias : "Les gens du Nord
    Ont dans leurs yeux le bleu qui manqu' à leur décor.
    Les gens du Nord
    Ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors.
    Les gens du Nord
    Ouvrent toujours leurs portes à ceux qui ont souffert."

     
    Madame Claude: "Il faut ouvrir l'accès des maisons closes aux supporters du PSG" 
     
    J.C. Vandamme: "Pourquoi vous me demandez une réaction? Parce que la Belgique est frontalière avec la Région Nord/Pas-de-Calais hein, c'est ça? Ou c'est à cause de Dutrou?

    Jean-Marc Sylvestre (commentateur économiste officiel) : "Dans cette affaire, ce qui compte c'est la gestion de l'émotion provoquée par cette banderolle." 

    Poutine: "La France, combien de divisions dans le football?"

    Staline: "Je l'ai toujours dit, un bon Président c'est celui qui sait tirer sur la foule."

    François Bayrou: "Cette triste affaire met en lumière la nécessité de construire en France l'image d'un avant-centre qui ne soit ni de gauche ni de droite mais béarnais de souche." 

    François René Chateaubriand: "Toute révolution qui n'est pas accomplie dans les moeurs et dans les idées échoue."

    Patrick Juvet: "Où sont les femmes?"

    Andy Warhol: "A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité mondiale."

    François Fillon : "Je l'ai toujours dit, c'est le plein emploi qui est la solution de tous les problèmes dans notre pays."

    Nicolas Hulot: "Le libéralisme, c'est fini." 

    Une lesbienne de gauche : "Excusez-moi, faut que je file à mon magasin Bio."

    Une lesbienne de droite : "Marquer un but, c'est un symbole sexuel pour l'homme, non? " 

    Albert Einstein : "Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine...mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue."

    Libération: "Bienvenue chez les cons."  

    BT : "Je préfère demeurer, au chaud, dans mes "starting-blog"." 

     
     
  • Faire part

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    Fin de la Poésie dans les rames du métro.
     
    Gérard Cartier et Francis Combes,
    ses parents,

    les poètes de France et du Monomotapa,
    les Anciens et les Nouveaux,
    ceux de la rose et ceux du réséda,
    les amoureux et les pensifs,
    les simples et les savants,
    les diserts et les concis,
    ses amis et ses amants,

    ont le regret de faire part de la disparition de

    Poésie dans le métro

    advenue dans sa quinzième année
    brutalement fauchée par l'épidémie de communicatite.

    La disparue sera mise en fosse sans cérémonie.

    Ceux qui l’aimaient
    peuvent adresser leurs témoignages de sympathie à :

    Monsieur Pierre Mongin
     Président - Directeur Général de la RATP
    54 quai de la Rapée
    75012 Paris


     

  • Alfred, au nom du Président...

     

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    ...de la République et des pouvoirs qui me sont conférés, j'ai (Jean Moreau à gauche) l'honneur de te faire Grand-Officier de la Légion d'Honneur.

    Alfred, en retrait, mains derrière le dos Lilie, va essuyer quelques larmes et inviter, après un bref discours, les nombreux convives à partager un mémorable repas. Voilà, c'est un petit cadeau que ma soeur vient de me (nous) faire parvenir (Merci M-C). Je n'avais pas vu cette photo depuis des lustres.

    Merci pour vos  délicieux commentaires, lapins, lapines, amis, passants, belges, belges, tibétains, tibétaines, italienne, moldaves, icaunais, icaunaises, girondins, girondines, jacobins, jaconcubines, montagnards et... spéciale dedicace à l'ami Henri, soldat français de l'ONU, en ce moment à Kaboul ou en mission avec les forces spéciales du côté de Kandahar... 

     

    Une rose parmi les roses, la maman de Lilie ;)

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    Sans oublier le chat Bambie 

     

  • Remonter la trace (II)

    Lettre du cuirassier Alfred Moreau, visiblement malade, adressée à ses parents et datée du 2 janvier 1910 à Saint-Germain en Laye 

    Le lieutenant Alfred Moreau est né en 1887 à Claye-Souilly dans la Brie un peu par hasard puisque son père était gendarme à cheval, donc forcément nomade. Son frère cadet, Georges, était Saint-Cyrien. Il est mort trop tôt, peu après après la première guerre mondiale. Très affecté par la disparition de son jeune frère, mon grand-père a survécu. Grand blessé à Verdun, au visage et à la jambe (éclats d'obus), il a reçu toutes les médailles possibles. Un miraculé le soldat Alfred du "11ème Cuir". Un obus allemand, contrairement à la croyance, était tombé sur sa compagnie réfugiée lors d'une attaque dans un précédent trou d'obus sur la cote 204 où ses poilus avaient trouvé refuge. Un bout de colline "hautement stratégique" qu'ils ont défendus et tenus pendant deux ans face aux tranchées allemandes. Soixante dix morts en une seconde. C'est ce qu'Alfred a noté dans ses rapports d'officier. Ce précieux carnet, je l'ai retrouvé dans un tiroir secret de son secrétaire. Tous les événements y sont inscrits méthodiquement jour après jour. Son terrifiant quotidien et celui de ses compagnons d'armes. C'était un militaire qui se tenait droit comme un i, les mains derrière le dos toujours, et discret, peu sensible aux décorations sinon d'une seule: La Légion d'honneur. Un jour, il a été fait grand officier de la Légion d'Honneur par le député-maire d'Auxerre, Jean Moreau, son ami d'enfance (non, pas de lien familial), alors ministre de la République.

    Heureusement, malgré "ses" deux guerres mondiales, Alfred est revenu vivant car c'est lui qui nous a pratiquement élevé mes soeurs et moi. Dans le sens élever vers le haut. Grainetier en gros il fut, un temps et un peu seulement, le concurrent des "Vilmorin" avec ses graines "Aurore". J'ai mis beaucoup de temps à comprendre ce qu'il avait semé en nous, mes soeurs et moi. Avoir un spécialiste des plantes, du rapport au végétal dans sa famille, c'est une chance car l'élégance finit toujours par germer dans les consciences. L'élégance et la parole d'honneur d'un homme qui s'était "réveillé d'entre les morts" par deux fois. Près de verdun la première et dans un camp à Nuremberg, la seconde. J'ai également retrouvé un cahier sur lequel il avait noté au crayon noir des cours de botaniques à destination de ses compagnons, prisonniers comme lui dans ce camp après la "drôle de guerre". Pas une rature, ni une seule faute d'orthographe. Mais beaucoup d'amour pour le jardinage, les plantations selon les sols ou leur situation géographique et climatique, les greffes, le rythme des saisons...Tout ce qu'il convient d'entendre afin de garder une bonne santé mentale, bref de survivre aux débâcles de l'Histoire. J'ai découvert "ce soleil de mai à son septembre", "la haute et douloureuse félicité d'une lutte pour l'irréalisable" (Ibsen).

     

  • Fourbi et orbite (Les oeufs sont faits)

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    Les drôles
    Avec leur coeur de pierres apparentes
    Avec l'huile qui suinte de leurs certitudes
    Avec le sel acide de nos glandes
    Ils vous baptisent des générations
    Puis les consomment lentement
    Dans la coupelle grise de leurs mains.
     
    Et moi et moi et moi?
    Je préfère inventer
    Sur le terreau de toutes les morts
    L'art de faire surgir les mots
    Qui accompagnent la vie. 
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    Photo Clémentine
     
    " Tu auras un petit lit dans la maison
    et un petit trou au cimetière,
    dans le petit lit tu mettras ton dos
    et dans le petit trou tu mettras tes os "
     
    Eugène Savitzkaya in Fou trop poli (Editions de Minuit) 

  • Le 22 mars en mouvement

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    Vingt-deux visages pour le 22 mars ! Cette photographie a été prise au soir du 22 mars 1968, à l'université de Nanterre, dans la salle du conseil, au sommet du bâtiment administratif de la faculté, dont l'occupation est considérée comme le point de départ du mouvement de Mai 68. On distingue au premier rang (le troisième en partant de la droite) l'espiègle Daniel Cohn Bendit.
     
    "Nous avons fait 68 pour ne pas devenir ce que nous sommes devenus" Georges Wolinski (Dessinateur politique)
     
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    Ce jour, Alain Bernard, un français originaire d'Aubagne (Bouches du Rhône), est devenu champion d'Europe du 100m nage libre en pulvérisant le record du monde. Il a aussitôt déclaré : "C'est énorme. Je ne pensais pas que ça arriverait si vite. Je savais que j'avais quelque chose de gros dans les pattes."
    (Il a quelque chose de Franck Ribéri pour le visage et du gouverneur de la Californie pour la musculature) 
     

  • Une nuit sur le mont chauve (Mont ventoux)

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    Cette dame est parvenue jusqu'au sommet du géant Provençal, puis s'est arrêtée aux éboulis, les bras en croix dans le calcaire pilonné par les vents et crucifié par le gel. Mont ventoux: 1912 mètres. Des passages à plus de 11% sous une chaleur torride. Spectateurs en short ou pantacourt, faites vos jeux! Les forçats de la petite reine n'entendent plus vos encouragements. Ils ont l'impression de faire tourner la terre à chaque coup de pédalier. De flirter avec le bleu du ciel...avec dans la ligne de mire la station météo qui a enregistré, tout là-haut, des vents de 320 km/heure.

    Célébrée pour sa raideur, l'ascension par la face Nord du Mont Ventoux est devenue mythique pour les amateurs de vélocipèdes.  Je pense à Charly Gaul qui s'est illustré sur cette pente l'été 1958 alors que De Gaulle, de son air pénêtré si caractéristique, venait de s'installer au sommet de l'Etat. Puis ce fut le tour du tragique de passer en tête d'un peloton déjà dopé par une chaleur accablante. Peu avant les derniers lacets, le britannique Tom Simpson y perdit son souffle et les pédales avant de s'effondrer sur le bas côté. Fin du Tour de manège. Les plus grands y ont rencontré la défaillance. Des noms restent inscrits sur la pente dangereuse : Poulidor l'éternel second parce que non dopé, Merckx, Thévenet, Jean François Bernard, Pantani, Virenque. Pour ces gens là, le vélo n'était plus l'école du vent ou du paysage qui défile mais bien celle du cyclisme à Trop Grande Vitesse pour être honnête. Retour en direct dans la vallée de la mort. Pédaler dans le bleu ou dans le rouge? That is the question aurait dit le dramaturge du temps.

    La vie et les maux semblent ainsi s'opposer ou du moins diverger. Cela ressemble fort à une soumission transpirante de l'accélérateur de particules. C'est un marché dit-on à la télévision. De dupes répondit l'écho. Pétrarque, plus prudent, était monté à pied, puis il s'est dépêché de décrire le lieu et son panorama vers 1352. Mieux vaut donc prendre le temps d'explorer ce patrimoine naturel exceptionnel classé "Réserve de Biosphère" par l'UNESCO et relire les travaux de Jean-Henri Fabre qui, en bon voisin, (Sérignan) n'a jamais cessé d'explorer sa flore (dans son tome I de Souvenirs Entomologiques il décrit merveilleusement et scientifiquement les lieux et plantes).

    Du haut de la Sainte Baume, il est possible d'apercevoir le Ventoux, par beau temps, distant de 70 kilomètres. Si je vous dis que cette simple observation me transporte vers des sommets vertigineux de la pensée, vous me croyez?  

     

  • God save the string

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    "Allusion d'optique" chez http://blog.myspace.com/nouchema
     
    Candeur déshabillée en blanc et rose
    Je cherche la clé de la lumière
    Tout au long de tes cuisses
    Qui m'ouvre toutes les musiques
    Jusqu'à la communion
    Quand tu te cathédrales
    Et que je reste debout
    Devant le maître autel. 

  • Hommage

     
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    Funérailles de Lazare Ponticelli aujourd'hui aux Invalides (photo AFP)
     
     
    Grand-père, tu avais ta cuirasse et ton sabre dans les trous de la guerre?
    - Non, enfin...seulement pendant la bataille de la Marne.
    Pourquoi? Tu étais cuirassier, non?
    - Parce qu'on ne faisait plus la guerre à cheval mais avec des chars.
    Tu avais un char?
    - Non, des mitrailleuses dans les tranchées et aussi des canons.
    T'étais où toi ?
    - Sur les hauteurs de Verdun...
    Longtemps?
    Jusqu'à l'armistice.
    C'est quoi l'armistice?
    - La fin du cauchemar. 
    Tu avais des cauchemars la nuit?
    - Pendant la journée aussi.
    Grand-père, tu as tué des allemands avec ta baïonnnette?
    - Va dormir mon lapin, il est tard. 
     

  • Jean Yo des Bois à l'écoute du monde

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    Le caporal-chef Jean Yo tend l'oreille 
     
    Il écoute les hordes de nuages galoper en direction de son antenne qui domine le monde provençal.
    En cuisine, il compose des instants de paix avec des tartares de saumon.
    Ajoute un peu de coriandre pour relever le goût. 
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    Dès qu'il décèle un petit creux dans sa grande carcasse
    il tire au flan de courgettes avec du gros sel.
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    Oui chef, merci chef!
     
    Sa chanson fétiche?
    "Aujourd'hui peut-être... 
    ou peut-être demain
    La terre est si basse
    dans notre midi..."
    Pourtant, Jean Yo est normand.
    Mimétisme sans doute.
    Chasseur d'opérette, il guette la course d'un lièvre
    le passage des grives.
    Rentre souvent bredouille
      trop sensible le bougre
     s'en bat les quenouilles.
    Oui, demain peut-être...
    Ainsi murmure son rêve
    Comme si bienfaisant
    il avait dans le vin goûté l'été 
    trouvé de quoi réchauffer l'hiver.
    Il dépose le jour ses bouquets d'arômes
    sur le ciel bleu acier.
    La nuit, il caresse entre ses mains
    la dernière lune étourdie.
    Compagnon idéal de marches
    il arpente le non-dit
    débrousaille son coeur
    d'un regard d'enfant.
    Une crème d'homme
    cherchant la bonne recette
    celle du bien vivre.
    Chaque jour qui passe
    est un bon aliment.
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     L'Ami de mes amis (ici avec Fiammetta) 
     

  • Scintillante petite flamme

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    Fiammetta Parola 
     
    J'ai décidé de rendre hommage aujourd'hui à notre architecte de Milan, à ses sourires, ses mots d'amour teintés d'esperanto sauce tomate avec un zeste d'huile d'olive. Il y a peu, elle vient d'en finir avec la construction du "Mercedes Milano Center". Un travail de romain. Etre une femme dirigeant un si grand chantier, c'est pas si facile. Fiammi est capable de soulever des montagnes avec son sourire et de mettre au pas des générations de maçons italiens aux allures de machos mais si tendres "in fine" avec leur "mamma". Elle ne s'appelle pas Parola pour rien bellissima Fiammi.
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    Son écriture en franglais mozzarella, si particulière, apparaît comme amortie dans la mémoire et, n'hésitons pas à le dire, dans l'abstraction. Le tout dans un fleuve de mots au long cours qui ne sert pas à corriger la vie mais bien à l'embellir. Une langue qui n'appartient qu'à elle et nous protège des intempéries du présent, en tout cas jamais obscurcie par les mauvais coups que réservent les épreuves du temps. Qu'on ne s'y trompe pas, Fiammi est une joyeuse pessimiste qui offre sa lumière incomparable, celle de l'essentiel. Fiammi a ce don d'aimer d'abord puis d'installer au goutte à goutte sa vision de la vie.
    J'ai découvert l'existence de Fiammi un matin d'octobre 2006. Le trois octobre pour être précis. Je sortais de l'hôpital d'Auxerre. Dora, la mère de mon fils Johann, s'était absentée définitivement le 4 juillet. Et la seconde mère de mon fils venait d'apprendre qu'un cancer du sang mettait sa vie en péril. Chouette période. Et Fiammi a débarqué dans ma vie, par email:
     
    "Dear Philippe M,
    My name is Fiammetta, I'm a italian "girl" of 35 years
    old... and, like a typical italian, I don't speak
    english!
    For this, please you forgive me... but, I hope that
    you can understand the meaning of my words.
    I write to you because I'm sure that you know very
    well Johann Meunier.
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    This my story.
    In this summer I went in Iceland with Raffaele (my
    partner) for a fantastic trekking with Fjallabak (from
    31.07.06 at 14.07.06, after we went in Groenlandia).
    Johann was our guide for 15 days, but for precision,
    Johann was a important my "guide spirituel" ... like
    often I told him laughing...
    Johann taught to me a lot of things, and not only
    about Iceland, but about many things: about him, about
    live, about me.

    Together we walk, live, live, sleep, eat, cook, smile,
    drink, smoke, and we spoke about a lot of things.
    He told me about his mother, abouth his father....
    about dead, life, pain, joy, sadness... happiness...
    about the past, the present, and the future.
    We have communicate with words, gestures, eyes and
    with heart where my english and my french did not
    arrives.
    Johann into our heart, and I don't know why... or
    perhaps yes...
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    In Iceland, in a fantastic place, Johann celebreted
    the wedding of me and Raffaele, in a spring of hot
    water... and we never will forget it!
    It was very funnny and unexpected... it was a Johann's
    idea!
    This was our first wedding!

    With me and Raffaele, Johann has open his heart
    speaking about his mother and his sadness and we want
    said to him: thank you!

    I promise to him that I will send a french book from
    Italy, for him and his mother.

    He give me his address in Reykjavik and his mail, but
    I lost it! (at airport in Paris my luggage was
    dissapear!)

    After, when I was in Italy, I discover that, when
    Johann specked whith me about his mother, my mother
    has an "ictus".

    I risked to lost she, and my mind I listen the words
    of Johann. In this time I would liked to write to
    Johann but I haven't his mail.
    (now my mother is very well and I 'm hapy).

    I try to see on internet, on Fjallabak, but in
    Fjallabak team, he there is not.

    And so, we (me and Raffaele) was surrender.

    In this week, I was on internet for my job (I'm
    architect) and for a strange destiny I saw the
    "blog_trotter".
    I was impress from "Le bonheur existe. J'en suis
    rempli à ras bord." Pierre Bergounioux
    and I started to read yours words... It is many
    difficult for me because I don't speak french, but I
    have my vocabulary and now there are many "free
    translation" on internet.
    It's not so easy for me understand the shade of yours
    words, but I understand the meaning and where the mind
    did not arrive, I try whith my heart and my intuition.
    It's very funny!

    After 2 days that I was on your bog, I saw "Fjallabak"
    and "66norht" and I said to myself: It's very strange!
    I loved Iceland, but read about Iceland in a french
    blog was very strange...

    After, on your blog, I saw the "Maison Rouge" and I
    rememberd that Johann's father lives in a soud of
    Francia.

    and so, my curiosity was very big, and I read every
    words in your archives.

    ... after I saw the photo of Johann and I saw Johann
    on the Maison Rouge....

    This was a very big surprice for me!

    after again, I saw the words of you and Johann, and so
    I understood many new things.

    I saw your photo on Flickr and I haven't doubt! Yes
    you are!

    I would like to write to Johann, and I need his mail
    and his address.

    I keep always my promise, and I order the french book
    for him  and Raffaele wants send to Johann a italian
    red wine.
    .... but we don't know where find Johann...

    Yesterday, on Flickr, when I searched my photo on
    sailing boat, I saw again Johann on "rainasun"! It's
    very strange!

    In this week, all internet speak with me about
    Johann... and all by change!
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    and so I said to myself: try Fiammetta! also you don't
    speak english and french, maybe Philippe M. help you!
    That's all Philippe M., this is my story.

    Please, can you help me? It is very important for me.
    We (I and Raffaele) would write to Johann soon,
    because he meet so many people and we are only a new
    face that he see in iceland trekking.

    Do you belive in a coincidence? do you belive in a
    sign of the life? yes, I belive.

    Even if I know Johann for a few time, I want said to
    him that he has a 2 new friends in Italy and my home
    is his home.

    I would like know if now he stay well, and we hope
    that he stay very very well.

    I send to you same photo to Johann in this summer, and
    if you are who I suppose.... you are happy to see him
    at his job in his land.

    I send to you also my photo for said to you: Hi
    PhilippeM, I'm Fiammetta!
    I think that this a right thing, because I saw your
    photo: you have a fantastic face!
    Thank you for your blog, for your words. and thank you
    for Johann...

    I hope that you have understood my words, also I don't
    speak english, and my effort and difficulty to write
    to you.
    I hope to receive your answer, and now you know that
    there is a new italian frind that stay on your blog...
    and I try to undertood.... learning french on your
    blog... and few time I will right my coment...

    For now, in october, I will start my first english
    course! I'm old, I know, but I think that is not to
    much late! I'm not perfect, but belive me, I have
    many, other, quality!

    Thank you PhilippeM, thank you very much to have read
    all my letter! I hope to help me and I hope to receive
    soon your notice!

    a big hug, with friendly

    Fiammetta "
     
    Voilà. Je laisse à chacun le soin d'apprécier l'onde de choc qui a été la mienne lorsque j'ai découvert ce message d'amour
    pour mon fils...
    et pour ce voyage au centre d'une terre qui est devenue la mienne depuis 36 ans.
     

  • Le corps sait

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    Photo Jeanloup Sieff
     
    Les filles, habillées de vitrines, descendaient les rues.
    Leurs mains, reines, se préparaient à déployer leur zèle
    Le corset, en forme de X, épousait l'alphabet des hanches
    Plus une ombre sans femmes
    Elles étaient là, devant, derrière, escaladant les façades
    Leur tendresse ne tenait plus qu'à un fil
    Les hommes avaient des bras essoufflés d'orgasmes
    Les coeurs se réchauffaient à chaque croisement
    On faisait la queue devant de grands brasiers inventés 
    C'était toujours l'exploitation des forges
    Avec des tenailles à faire l'amour 
    Chacun frottait le fer contre la plaie des sacrifices
    Puis gravait sur l'écorce des us et costumes
    Le dessin futur d'une inconsciente préhistoire. 
     

  • Devinette

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    1- Quel étudiant à l'air fatigué ?
    2- Qui sont les 2 jumeaux ?
    3- Qui sont les 2 jumelles ?
    4- Combien y a-t-il de filles sur la photo ?
    5 -Qui est le prof ?

  • Voix au chat pitre

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    Pauline à la page
     
    Tu as d'autres chats à fouetter en ce moment ma chérie
    mais je suis heureux de te découvrir si belle en féline.
    Je sais que tu as vu la photo
    de l'actuel visage de ton partenaire de jeu préféré.
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    Je peux te dire que Johann va beaucoup mieux
    même s'il fait grise mine.
    Tu le retrouveras à la fin du printemps
    et je te laisserai
    me le confisquer pour monter à la grotte. 
    Bisou chaton.
    Oncle BT 
     

  • Surface de réparation

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    Comment mettre des mots autour d'un silence qui brûle.
    Je dois parler d'inquiétude entre feu et glace
    Et n'y parviens pas.
    Je regarde le bébé phoque qui roupille sur le divan.
    Son inconscient est enrobé de blanc et d'une ombre de bonté.
    Il soutient mon espoir d'une acalmie entre ses pattes. 
    Quelque part me semble étranger
    Chacun devient une ombre sans nom
    Fantôme gris de faim.
    Le silence se brisa en morceaux de verres
    Sur le faîte de mon toit.
    Il me fait les yeux doux pour endormir ma colère.
    Dans l'oeil de mon fils la lumière fait le tri
    Pour des jours meilleurs, toujours.
    Dans le coeur de mon oeil
    Rôde la bête vorace des forêts primitives. 

  • Oeil pour oeil

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    Johann chez Yann G.

    Samedi matin 7h00. Mon oeil gauche est fermé. En prime, une douleur vive sous la paupière. Je vais consulter le miroir. Une gueule de pirate des mauvais jours. Ne manque que le bandeau. Quelques grognements et insultes plus tard, je diagnostique une impossibilité de conduire d'un seul oeil jusqu'à Paris. Pourtant, le rendez-vous avec Johann est prévu de longue date. Je prends le taureau par les cornes. Cortisone, gouttes, crème. Une sourde angoisse m'envahit. Mon fils et moi nous sommes comme des jumeaux. Quand l'un souffre, l'autre aussi... 

    Samedi 13h30.

    Allo, c'est Jojo.

    - Oui lapin, tu es arrivé à Roissy ?

    Non. Je suis toujours à Reykjavik...

    - Merde. Qu'est-ce qui se passe?

    Je suis à l'hôpital...Je viens d'être opéré au visage et à l'oeil gauche...

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    Photo Kjartan Magnusson 

    - ...!!! Quoi?

    J'ai quitté le mariage de Gabor à L'hôtel de Búðir (Ouest-Islande) vers minuit pour gagner l'aéroport de Keflavik. J'ai du rouler une cinquantaine de kilomètres lorsqu'une subite tempête de neige m'a fait rebrousser chemin. De retour à l'hôtel l'ambiance était survoltée. Un jeune avait bastonné plusieurs personnes. Un schizo comme il y en a tant en Islande. Je lui ai conseillé de regagner sa chambre afin d'éviter le carnage. Il a fait mine de se retirer puis a chopé une bouteille qu'il a brisé sur mon visage. Je n'ai rien vu venir. Là, je te téléphone de l'hôpital de Reykjavik. Un chirurgien de l'oeil m'a opéré toute la matinée. il a recousu ma paupière supérieure qui était arrachée. L'oeil n'est pas touché. Un autre chirurgien, plasticien celui-là, a extrait les bouts de verre que j'avais un peu partout sur le visage. Je ne pourrai donc pas te rejoindre à Paris, ni assurer ma semaine pour le travail; ça va me coûter cher mais bon, je suis encore entier et vivant, c'est ce qui compte non ?

    - Lapin, c'est étrange mon oeil gauche s'est fermé cette nuit...Je t'aime, repose-toi, je te rappelle en fin de journée.