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  • Duchesse du baril

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    Pour attendre l'été, je vous propose un nouveau jeu. Derrière ces magnifiques costumes traditionnels, hauts et bas-relief bavarois, se cache la dénommée 4. Un indice : Elle est blonde (1) à forte poitrine, élevée aux grains, ceci est une certitude. Qui est elle ? Celle de gauche ou celle qui porte à droite de fermes jambonneaux? Malgré les apparences, souvent trompeuses sur Internet, madame 4. ne bois pas de bière mais un alcool fabriqué à la hache dans le blog de l'Est d'où elle est originaire: "Le schnaps, c'est pas pour les tapettes" répète-elle à l'en vit entre la petite poire et le fromage durant les veillées. Plutôt rustique, d'un naturel fêtard, madame 4. se trouve actuellement alitée dans une meule de foin pour des raisons que l'ordre des rebouteux de sa vallée perdue entre hauts fourneaux et bassin minier répugne à nous communiquer. Quoiqu'il en soit, nous souhaitons un prompt rétablissement à cette blonde humaine qui n'a pas que le coeur sur la main.
     
    (1) L'abus de blondes bien nichonées peut nuire à votre santé. 

  • Gardarem lou divine comédie

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    Tu es seul le matin va venir
    Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues
     
    La nuit s'éloigne ainsi qu'une belle Métive
    C'est Ferdine la fausse ou Léa l'attentive
     
    Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
    Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie
     
    Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied
    Dormir parmi tes fétiches d'Océanie et de Guinée
    Ils sont des Christ d'une autre forme et d'une autre croyance
    Ce sont les Christ inférieurs des obscures espérances (...)
     
    Guillaume Appolinaire, Zone, in Alcools, Gallimard, 1920 
     
     
    Dans les commentaires :
     
    L'écriture
    La mort
    Les femmes
    Le territoire 

  • Inauguration de l'expo Yann G

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    Du 24 mai au 1er juin 2008, une trentaine de photos de Yann Gensollen
    seront accrochées aux murs du restaurant "Amicalement Vôtre". L'artiste sera présent sur place
    les samedi et dimanche à partir de 14h30, et la semaine à partir de 19h00.

    Infos pratiques :
    Restaurant "Amicalement Vôtre", chez Gilles,
    64 avenue Simon Bolivar
    Paris 19ème
    L'inauguration aura lieu aujourd'hui à partir de 14h30.
    (Métro Belleville)
     
     

  • En attendant Clint

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    Conversation entre Charles et Jean-Yo des Bois 
     
    Charles: On est pas bien là?
    Jean-Yo: Si.
    Charles: Qui nous emmerde?
    Jean-Yo: Personne.
    Charles: Tu as l'air un peu soucieux quand même.
    Jean-Yo: Non, non. C'est cool...
    Charles:  Je suis content d'être monté si haut avec toi.
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    Jean-Yo: Ouais mais bon, c'est la descente qui me fait peur. C'est pentu. Je suis sujet au vertige et pas du tout client de la pathologie de la performance. Je veux bien m'élever dans la hiérarchie sociale mais y'a des limites. Sans la présence de ton maître à penser je ne serais jamais monté sur ce piton rocheux. Il est complètement ouf. Je ne suis qu'un conquérant de l'agréable, pas de l'inutile. Encore moins un cabri comme toi Charles.
    Charles: Je ne suis pas un cabri, je suis un quadrupède qui pense.
    Jean-Yo: Ah! Et tu as pensé au fait que l'on peut se prendre un rocher sur la tronche à tout moment?
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    Charles: Non. Je ne me soucie pas de ces contingences matérielles.Tu devrais faire comme moi: Supprimer tous les prétendus repères auxquels on s'accroche par pure paresse ou routine. Nous ne sommes pas ici sur un escalier roulant où l'on garde, sans nécessité, la main à la rampe, alors que ça avance sans danger pour personne.
    Jean-Yo: Non mais je rêve. Tu me refiles un lieu commun entre les dents mais je me suis mis en danger quand même. Il fallait y monter sur ce putain de piton rocheux qui servait de tour de guet aux romains quand ils avaient la Gaule. Tiens, je vais téléphoner à ma femme pour lui signaler que je suis venu et que j'ai vaincu ma peur d'escalader ce rocher.
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    La tour Cauvin, massif de la Sainte Baume
     
    Charles: Je vais te dire un truc, cervelle d'humain. Sans les lieux communs et quelques rituels, soit on n'aurait rien à se dire, soit on s'entr'égorgerait vite fait. 
    Jean-Yo: Hein!
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    Charles: Je vois, monsieur fait le malentendant. Changeons de sujet. T'es plutôt western ou country?
    Jean-Yo: Je suis Clint Eastwood for ever. Impitoyable!
    Charles: Pour moi, tu es un type attentif, courageux, fin et généreux. Allez, on redescend sur terre?!
       

  • Prude de décoffrage

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    Gene Tierney 

    Les esquimos ont su inventer trois cents mots pour nommer la blancheur.
    Combien pour faire l'examen complet de la beauté de Gene Tierney?
    Combien de mots devrais-je utiliser pour dire à quelqu'un que je ne l'aime pas?
    Huissier, faites entrer les accusées et je vous dirai "je le jure sur la tête de ma mère" ! (façon Guy Bedos de la grande époque).
    Monsieur le président, mesdames et messieurs les jurés, il y a des femmes qui cultivent l'art de vous tranformer en contorsionniste, histoire de vous faire entrer dans leur boîte à idées fantasmatiques reçues. 
    Réclamant, avec paresse, une passion échafaudée de pièces rapportées d'un passé peu glorieux avec en prime des promesses de galipettes non remboursées par la sécurité sociale.

    Combien de flutes enchantées promises et combien de fois Mozart fut assassiné?  Entrez, entrez, dans la grande foire libérale libertine. Demandez l'amour fusion découpé en suivant les pointillés du catalogue de la Redoute, l'amour punition en kit façon Bricorama au rayon quincaillerie, l'amour sanction recommandé par les plus grandes marques de passives agressives, sans compter l'amour high-tech avec musiques qui touchent le fond et chanteurs costumés en éternels candidats au suicide. N'oublions pas, dans la possible liste de mariage, la mise aux plis de nappes pour cérémonie intime et forcément cathodique comme disait Andy. Exigez de mettre les petits plats dans les grands projets conjugaux, "prends-moi fort, fuck me (pour les bilingues) sur la table Ikea", et vous serez assuré de passer à la Star'actes sexuels: "Chéri, on devrait s'essayer au sextoy pour combler nos manques à gagner de plaisirs inconnus au bataillon de notre libido pavillonnaire." Vu à la télé.

  • Gibet de sauvetage

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    Miss Ernestine Jane Geraldine Russel dans "Le banni" (The Outlaw)
     
    L'histoire de ce film achevé en 1941 et tourné par le milliardaire Howard Hughes mérite que l'on s'y attarde. Le banni est un western qui révèla aux yeux du monde l'opulente poitrine d'une brune, alors mannequin, dans une scène où la dame se penchait tout bêtement (devant Billy the kid) en laissant deviner une partie de ses obus. N'oublions pas que la guerre faisait rage en Europe et que l'Amérique puritaine était davantage préoccupée à vendre des armes plutôt que ses charmes, jusqu'à l'attaque japonaise à Pearl harbor.
    Le film est censuré parce que la caméra plonge trop souvent dans le balcon de Jane Russel. Hughes va s'acharner à défier le code Hayes et l'administration de la censure pendant plusieurs années en faisant de la pub journellement sur son film à la télévision et dans les magazines. Prenant un malin plaisir à montrer les plans censurés donc les lolos de l'actrice qui précisera dans un livre autobiographique: Le Banni n'est plus qu'un lointain souvenir mais jamais je ne réussirai à me débarrasser de l'étiquette que ce film me colla sur le dos. Je dois tout à Howard Hughes, c'est entendu. Il m'a donné gloire et fortune, mais la femme qu'il a fait de moi, ce n'est pas du tout ma personnalité, plutôt un phénomène de foire au sujet duquel courent les légendes les plus fantastiques.
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    L'actrice, heureusement, ne finira pas sur la paille
     
    Le film obtiendra son visa de sortie en 1946, et, depuis, il est entré dans la légende voire la postérité. Grâce aux seins de Jane ou à la censure? Non, à cause de la meute de voyeurs qui n'avaient de cesse de vociférer contre cette vision inspirée de l'enfer. Jane Russel connaîtra beaucoup de creux dans sa carrière jusqu'en 1953, date à laquelle le monde des gentlemen est invité à préférer les blondes. Dans ce film cette merveilleuse brune fera jeu égal (et poitrine égale) avec la blonde Marilyn Monroe. 
     
    Mais les plus belles forteresses hollywoodiennes ont des oubliettes. Toujours élégante et discrète dans sa vie privée, loin du personnage de femme cynique et boudeuse dans lequel elle sera confinée, Jane connaîtra quelques drames sans jamais en faire part, sinon en 1985/88 dans son autobiographie. La chanteuse et actrice se fera avorter à dix-huit ans: Seule solution que j'avais en ce temps là, c'était de trouver un charlatan. J'ai eu un avortement clandestin terrifiant. Peu après, mon propre docteur m'a dit: Quel boucher t'a fait ça? J'ai dû être emmenée d'urgence à l'hôpital. J'étais tant déteriorée que j'en suis presque morte. Je n'ai jamais connu la douleur d'un accouchement. 
     
    Elle adoptera, quelques années plus tard, deux enfants. Non sans avoir sombré, après son avortement, dans l'alcoolisme. Puis elle trouvera un peu de répis dans la religion et un engagement politique aux côtés des Republicains; elle participa activement à la compagne et à l'élection d'Eisenhower.   
     
    Je me souviens de presque toutes toutes ses apparitions cinématographiques. C'est étrange non? Jeune homme, je fréquentais avec assiduité le Marcadet Palace et tous les cinémas du 18ème arrondissement de Paris. Et je ne manquais jamais les deux films de "La dernière séance", ni les explications autant ironiques qu'historiques de Monsieur Eddy*. Il y a des hommes qui préfèrent les blondes mais qui épousent seulement des brunes. 
     
    *Généralement offertes au chanteur et acteur par le monsieur cinéma de FR3, à la voix si caractéristique, le génial Patrick Brion, véritable mémoire sans fond de l'âge d'or hollywoodien.
     
    Ps: Il se peut que cette phrase récurrente "elle a des jambes à faire trembler Hollywood" soit inspirée de celles de Jane Russel et non pas de Cyd Charisse. 

  • Mon sexe est il encore de gauche?

     

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    Photo Jeanloup Sieff
     
    Je vois donc je suis (Montaigne)
     
    Jamais la photographie ne pourra retranscrire avec fidélité tout ce que j'ai pu vivre et ressentir mais elle a sa vérité propre, différente, que je découvre toujours avec étonnement et surprise, comme si je n'en était plus le responsable. (Jeanloup Sieff)
     

    Comme disait Montaigne, mes moeurs sont moins dissolues que mes opinions. Néanmoins, j'en viens à me demander, les années passant, si mon sexe est toujours humaniste, donc de gauche, forcément de gauche. J'ai connu une boiteuse, votant à droite, qui avait le déhanchement carrément progressiste et qui m'a fait jouir sans entraves. Puis une enseignante, volontiers grèviste et de gauche, militante du non désir au nom du père. Ah le pouvoir de l'imagination. J'ai également rencontré des fesses réformistes, situées au centre, qui me tendaient leurs bras et dont les formes se situaient au point exact de la couture entre esprit et imagination. D'un printemps l'autre, je suis devenu le sociologue de moi-même voire l'anthropologue de mes rêveries de branleur solitaire. Exercice très périlleux que l'étude de mon moi et de son instabilité. J'en viens à étudier les formes féminines plutôt que leur fond...Je m'accomode de cette manifestation qui suppose un universel, une sorte de direction, de cible que je n'atteindrai jamais sinon au niveau discursif. C'est la forme magique de l'essai non transformé, toujours en porte à faux avec la Vérité.

    Avec le temps, j'ai pris du poids et des mesures draconniennes. J'ai étudié la ressemblance des choses, des convenances, tenté de rassembler des unités en tenant compte de ce qui se perçoit et qui n'est pas universel. Finalement, je me suis inventé une histoire qui n'est pas sans résonnance avec la sagesse. J'ai observé le doigt et non plus la lune qui s'offrait à moi en me répétant ce proverbe: la bite ne fait pas le moine. Le corps est plus sage que l'esprit nous disaient Montaigne et Descartes, je crois. Rien n'est joué. Demeure une générosité herméneutique tout à fait précieuse: La générosité sauve l'esprit.

    Une autre question me taraude: Mon sexe a-t-il de l'avenir? Il me faudra rencontrer, et vite, une militante écolo apte à lutter pour le développement durable de ma libido déclinante. Une dialectichienne de garde serait la bienvenue et plus si infirmités idéologiques. Mes fantaisies se suivent mais ne se ressemblent plus.

  • La pie gracieuse

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    Elle chaparde tout ce qui brille en elle
    Se raconte des histoires par petites bouchées
    Tricote avec ses doigts des pincées de narcissisme 
    Savoure avec sa langue un chant gris comme les haies d'hiver
    Arpente son bocage agité par le silence
    Grignote des mots félins
    Soutient son espoir entre ses lèvres abondantes
    Ne néglige jamais sa guerre révolue. 

  • Rangoon, la honte de la junte

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    Imaginons un vote organisé dans l'horrible jungle birmane tandis que des fleuves et des torrents de boue charrient des milliers de cadavres.
    Un référendum pour une nouvelle constitution cousue main par des militaires acceptant, depuis hier seulement, l'aide internationale mais au compte-gouttes. 

    Imaginons un pays exangue parodiant la démocratie tandis que plus d'un million d'individus errent à la recherche d'un peu d'eau salubre, de quelques miettes de nourritures, d'un abri provisoire. Imaginons un régime qui moisit depuis plus de vingt ans par la volonté d'une brochette de psychopathes en costumes verts de gris. Ils se sont auto-médaillés despotes éclairés avec la bénédiction d'une géopolitique datant de la guerre froide.

    Le numéro un birman, le généralissime Than Shwe a exigé que tous les fonctionnaires encore vivants se rendent dans les bureaux de votes improvisés pour dire "oui" à son "référendum". Des policiers étant chargé bien sûr de veiller au "bon déroulement" de leurs aptitudes à obéir aux ordres.

    Le cyclone Nargis qui a ravagé le sud du pays devrait être accusé de crimes contre l'humanité par la Maison blanche d'après mes sources minéralogiques. 

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    Dans la jungle, l'horrible jungle, passe l'ombre furtive des mots de chiens costumés en cénobites lumineusement tranquilles.
    Ségolène, profitant de l'aqueduc du 8 mai, planche sur son avenir présidentiable: "La Birmanie? C'est où ça? Combien de divisions intestines?
     
    Dans le quotidien "La Marseillaise" de ce jour, Alain Badiou met les points sur quelques i hexagonaux:
     
    Je pense qu’aujourd’hui le système parlementaire est une forme d’Etat. Ce que l’on appelle la démocratie représentative est une forme de pouvoir oligarchique. Le débat sur la démocratie, en ce sens là, nous renvoie au problème important que la gauche et l’extrême gauche ne savent pas aujourd’hui ce qu’elles proposent en matière de forme d’Etat. Cela depuis l’abandon de la catégorie dictature prolétarienne. Je ne défends pas l’expérience historique de cette catégorie. Je suis absolument d’accord qu’elle a conduit les Etats socialistes dans une impasse. Mais ce n’est pas parce que cette catégorie a été abandonnée que le problème a cessé d’exister. C’est une grande faiblesse de la gauche de n’avoir aucune proposition. Car la démocratie que nous connaissons n’est appropriée qu’au capitalisme. Il faut reconstituer un horizon idéologique cohérent.
  • Yann Gensollen s'expose

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  • Pour Madeleine

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    Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle.
    Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala
    (Hugo;)
    Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir. 
    (Baudelaire)
    Tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire.
    (Racine)
    La disparition élocutoire du poète,
    qui cède l'initiative aux mots
    (Mallarmé)
    Je est un autre
    (Rimbaud)

  • Lettre personnelle aux Dieux

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    Cher Dieu,
     
    Je voulais te remercier d'être tombé du ciel pour venir sauver mon voisin agriculteur, Jean-Paul, terrassé par une crise cardiaque. 
    Pourtant, le plafond nuageux était à la baisse et il y avait même de la grêle, ce jour là, qui s'était abattue sur les champs de colza.
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    Je sais que depuis son arrivée à l'hôpital, médecins et chirurgiens hésitent à lui faire un pontage. Pourtant, la veille de son envol, il m'avait dit: " C'est tout pourri là-d'dans..." alors que nous faisions quelques pas sur la route menant au Saussois. Faut avouer que Jean-Paul n'a pas eu de chance. Il y a quelques années, il avait reçu une balle réservée à un sanglier à quelques millimètres de son coeur. Heureusement, cher Dieu, tu l'avais épargné ce jour là. Sauf qu'il n'a plus l'usage de son bras gauche paralysé et qu'il souffre de douleurs que même la morphine ne peut atténuer.
    Mercredi, cher Dieu, je n'ai pas apprécié le fait que tout le village soit convoqué au cimetière pour enterrer ma plus proche voisine, Madeleine. Bon, d'accord, elle avait un sale caractère, celui d'une institutrice de la République qui maniait la trique et le verbe trop salé mais tout de même, je n'ai pas eu le temps d'aller l'embrasser pour lui souhaiter bon voyage par chez toi. Il a fallu supporter ce curé venu de Pologne qui, non content de l'aubaine de constater que l'église affichait complet, s'est autorisé un discours un peu douteux sur " les enseignants de la laïcité qui ne croient pas en Dieu"...
    Insistant lourdement sur le fait que " Madeleine était une bonne croyante, elle". Je suis sorti avant la fin de la cérémonie. Si je rencontre cet abbé made in "Ubu roi" (la scène se passe en Pologne, c'est à dire nulle part...A. Jarry), je lui raconterai ce que nous disait mon grand-père lorsqu'il voyait le curé de Brosses débarquer discrètement à la nuit tombée chez Madeleine : " Hé ben ce soir les enfants, l'Eglise et la République vont se réconcilier sur l'oreiller dans un furieux corps à corps." Mon aïeul ne détestait pas jalouser les dieux.
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    Maintenant, je m'adresse à toi Dieu du "Jeannot", du pastiche 51, alias la femme de Jean-Yo des Bois.
     
    Je suis bien las de voir ce ciel si bas, si gris qu'un canard s'est pendu. Je viens de lire ton commentaire signé dieu (dans la colonne de droite) et il me fait chaud au coeur. Ma Bourgogne, vois-tu, souffre du réchauffement de la planète, de cancers généralisés, d'infarctus, d'enterrements spaguettis à la polonaise. Je vais donc reprendre la route pour le Sud dès la semaine prochaine. Tu vois, la météo annonce un peu de soleil pour demain samedi et l'arrivée d'une dépression venue d'Islande pour lundi ou dimanche soir. Cela fait plus d'un mois qu'il pleut ici tous les jours. Ce n'est pas l'eau qui manque ici mais tes quolibets, tes diatribes de comptoir, tes blagues à deux balles...
    Franchement, je vais te dire, j'en ai plein le cul de la verdure trempée et du colza...
    Je préfère le jaune ricard qui fait ronfler tous les tigres de papier du Plan d'Aups.