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30.05.2008
Duchesse du baril
Pour attendre l'été, je vous propose un nouveau jeu. Derrière ces magnifiques costumes traditionnels, hauts et bas-relief bavarois, se cache la dénommée 4. Un indice : Elle est blonde (1) à forte poitrine, élevée aux grains, ceci est une certitude. Qui est elle ? Celle de gauche ou celle qui porte à droite de fermes jambonneaux? Malgré les apparences, souvent trompeuses sur Internet, madame 4. ne bois pas de bière mais un alcool fabriqué à la hache dans le blog de l'Est d'où elle est originaire: "Le schnaps, c'est pas pour les tapettes" répète-elle à l'en vit entre la petite poire et le fromage durant les veillées. Plutôt rustique, d'un naturel fêtard, madame 4. se trouve actuellement alitée dans une meule de foin pour des raisons que l'ordre des rebouteux de sa vallée perdue entre hauts fourneaux et bassin minier répugne à nous communiquer. Quoiqu'il en soit, nous souhaitons un prompt rétablissement à cette blonde humaine qui n'a pas que le coeur sur la main.
(1) L'abus de blondes bien nichonées peut nuire à votre santé.
28.05.2008
Territoire à pensées
26.05.2008
Gardarem lou divine comédie
24.05.2008
Inauguration de l'expo Yann G
Infos pratiques :
Restaurant "Amicalement Vôtre", chez Gilles,
64 avenue Simon Bolivar
Paris 19ème
23.05.2008
En attendant Clint
21.05.2008
Prude de décoffrage
Les esquimos ont su inventer trois cents mots pour nommer la blancheur.
Combien pour faire l'examen complet de la beauté de Gene Tierney?
Combien de mots devrais-je utiliser pour dire à quelqu'un que je ne l'aime pas?
Huissier, faites entrer les accusées et je vous dirai "je le jure sur la tête de ma mère" ! (façon Guy Bedos de la grande époque).
Monsieur le président, mesdames et messieurs les jurés, il y a des femmes qui cultivent l'art de vous tranformer en contorsionniste, histoire de vous faire entrer dans leur boîte à idées fantasmatiques reçues.
Réclamant, avec paresse, une passion échafaudée de pièces rapportées d'un passé peu glorieux avec en prime des promesses de galipettes non remboursées par la sécurité sociale.
Combien de flutes enchantées promises et combien de fois Mozart fut assassiné? Entrez, entrez, dans la grande foire libérale libertine. Demandez l'amour fusion découpé en suivant les pointillés du catalogue de la Redoute, l'amour punition en kit façon Bricorama au rayon quincaillerie, l'amour sanction recommandé par les plus grandes marques de passives agressives, sans compter l'amour high-tech avec musiques qui touchent le fond et chanteurs costumés en éternels candidats au suicide. N'oublions pas, dans la possible liste de mariage, la mise aux plis de nappes pour cérémonie intime et forcément cathodique comme disait Andy. Exigez de mettre les petits plats dans les grands projets conjugaux, "prends-moi fort, fuck me (pour les bilingues) sur la table Ikea", et vous serez assuré de passer à la Star'actes sexuels: "Chéri, on devrait s'essayer au sextoy pour combler nos manques à gagner de plaisirs inconnus au bataillon de notre libido pavillonnaire." Vu à la télé.
19.05.2008
Gibet de sauvetage
Le film est censuré parce que la caméra plonge trop souvent dans le balcon de Jane Russel. Hughes va s'acharner à défier le code Hayes et l'administration de la censure pendant plusieurs années en faisant de la pub journellement sur son film à la télévision et dans les magazines. Prenant un malin plaisir à montrer les plans censurés donc les lolos de l'actrice qui précisera dans un livre autobiographique: Le Banni n'est plus qu'un lointain souvenir mais jamais je ne réussirai à me débarrasser de l'étiquette que ce film me colla sur le dos. Je dois tout à Howard Hughes, c'est entendu. Il m'a donné gloire et fortune, mais la femme qu'il a fait de moi, ce n'est pas du tout ma personnalité, plutôt un phénomène de foire au sujet duquel courent les légendes les plus fantastiques.
Mais les plus belles forteresses hollywoodiennes ont des oubliettes. Toujours élégante et discrète dans sa vie privée, loin du personnage de femme cynique et boudeuse dans lequel elle sera confinée, Jane connaîtra quelques drames sans jamais en faire part, sinon en 1985/88 dans son autobiographie. La chanteuse et actrice se fera avorter à dix-huit ans: Seule solution que j'avais en ce temps là, c'était de trouver un charlatan. J'ai eu un avortement clandestin terrifiant. Peu après, mon propre docteur m'a dit: Quel boucher t'a fait ça? J'ai dû être emmenée d'urgence à l'hôpital. J'étais tant déteriorée que j'en suis presque morte. Je n'ai jamais connu la douleur d'un accouchement.
Elle adoptera, quelques années plus tard, deux enfants. Non sans avoir sombré, après son avortement, dans l'alcoolisme. Puis elle trouvera un peu de répis dans la religion et un engagement politique aux côtés des Republicains; elle participa activement à la compagne et à l'élection d'Eisenhower.
16.05.2008
Mon sexe est il encore de gauche?
Comme disait Montaigne, mes moeurs sont moins dissolues que mes opinions. Néanmoins, j'en viens à me demander, les années passant, si mon sexe est toujours humaniste, donc de gauche, forcément de gauche. J'ai connu une boiteuse, votant à droite, qui avait le déhanchement carrément progressiste et qui m'a fait jouir sans entraves. Puis une enseignante, volontiers grèviste et de gauche, militante du non désir au nom du père. Ah le pouvoir de l'imagination. J'ai également rencontré des fesses réformistes, situées au centre, qui me tendaient leurs bras et dont les formes se situaient au point exact de la couture entre esprit et imagination. D'un printemps l'autre, je suis devenu le sociologue de moi-même voire l'anthropologue de mes rêveries de branleur solitaire. Exercice très périlleux que l'étude de mon moi et de son instabilité. J'en viens à étudier les formes féminines plutôt que leur fond...Je m'accomode de cette manifestation qui suppose un universel, une sorte de direction, de cible que je n'atteindrai jamais sinon au niveau discursif. C'est la forme magique de l'essai non transformé, toujours en porte à faux avec la Vérité.
Avec le temps, j'ai pris du poids et des mesures draconniennes. J'ai étudié la ressemblance des choses, des convenances, tenté de rassembler des unités en tenant compte de ce qui se perçoit et qui n'est pas universel. Finalement, je me suis inventé une histoire qui n'est pas sans résonnance avec la sagesse. J'ai observé le doigt et non plus la lune qui s'offrait à moi en me répétant ce proverbe: la bite ne fait pas le moine. Le corps est plus sage que l'esprit nous disaient Montaigne et Descartes, je crois. Rien n'est joué. Demeure une générosité herméneutique tout à fait précieuse: La générosité sauve l'esprit.
Une autre question me taraude: Mon sexe a-t-il de l'avenir? Il me faudra rencontrer, et vite, une militante écolo apte à lutter pour le développement durable de ma libido déclinante. Une dialectichienne de garde serait la bienvenue et plus si infirmités idéologiques. Mes fantaisies se suivent mais ne se ressemblent plus.
13.05.2008
La pie gracieuse
10:50 Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : jeune mante la jolie
11.05.2008
Rangoon, la honte de la junte
Imaginons un pays exangue parodiant la démocratie tandis que plus d'un million d'individus errent à la recherche d'un peu d'eau salubre, de quelques miettes de nourritures, d'un abri provisoire. Imaginons un régime qui moisit depuis plus de vingt ans par la volonté d'une brochette de psychopathes en costumes verts de gris. Ils se sont auto-médaillés despotes éclairés avec la bénédiction d'une géopolitique datant de la guerre froide.
Le numéro un birman, le généralissime Than Shwe a exigé que tous les fonctionnaires encore vivants se rendent dans les bureaux de votes improvisés pour dire "oui" à son "référendum". Des policiers étant chargé bien sûr de veiller au "bon déroulement" de leurs aptitudes à obéir aux ordres.
Le cyclone Nargis qui a ravagé le sud du pays devrait être accusé de crimes contre l'humanité par la Maison blanche d'après mes sources minéralogiques.
Dans la jungle, l'horrible jungle, passe l'ombre furtive des mots de chiens costumés en cénobites lumineusement tranquilles. Ségolène, profitant de l'aqueduc du 8 mai, planche sur son avenir présidentiable: "La Birmanie? C'est où ça? Combien de divisions intestines?" Dans le quotidien "La Marseillaise" de ce jour, Alain Badiou met les points sur quelques i hexagonaux: Je pense qu’aujourd’hui le système parlementaire est une forme d’Etat. Ce que l’on appelle la démocratie représentative est une forme de pouvoir oligarchique. Le débat sur la démocratie, en ce sens là, nous renvoie au problème important que la gauche et l’extrême gauche ne savent pas aujourd’hui ce qu’elles proposent en matière de forme d’Etat. Cela depuis l’abandon de la catégorie dictature prolétarienne. Je ne défends pas l’expérience historique de cette catégorie. Je suis absolument d’accord qu’elle a conduit les Etats socialistes dans une impasse. Mais ce n’est pas parce que cette catégorie a été abandonnée que le problème a cessé d’exister. C’est une grande faiblesse de la gauche de n’avoir aucune proposition. Car la démocratie que nous connaissons n’est appropriée qu’au capitalisme. Il faut reconstituer un horizon idéologique cohérent.12:47 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note















