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Buon compleanno maestro

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Ennio Morricone fête aujourd'hui ses 8O ans.

 

1968: J'entre dans ma salle de cinéma préférée, le Marcadet palace. De bonne heure, je me suis nourri des grands espaces fordiens, de l'exploration minutieuse de l'Ouest mythique grâce à Anthony Mann ou Sam Peckinpah. Longtemps, je me suis laissé bercer par les balles de la Winchester 73 et l'élégance de James Stewart. Et puis ce jour là, de retour d'une nuit sorbonnarde des plus agitées, j'ai gouté mon premier western spaguetti à la sauce Leone avec Ennio Morricone à la baguette.

Harmonica mon amour. Un instrument qui diffuse un cri, un peu flou, illustrant quatre flash back. Une quête du temps perdu autour du thème de la vengeance. Et puis cette scène du début, sans musique, sinon celle d'une éolienne rouillée, de quelques gouttes d'eau tombant sur un feutre, d'une mouche à canon et de cache-poussières battus par le vent. Ensuite la musique des flingues et ce type aux yeux presque trop plissés, étrangement froid comme le plat qu'il va nous servir durant 2h55 minutes. Une tronche que j'avais déjà remarquée dans les sept mercenaires aux côtés de mes héros d'alors : Yul Brynner, Steve McQueen, Eli Wallach, James Coburn, Robert Vaugn, Horst Buchholz...

Charles Bronson est devenu mon nouveau héros en quelques secondes. Juste après le départ du train qui le menait là sur ces planches de la station.

Quelques années plus tard, autour d'une bonne table de l'ïle de la Jatte, l'immense barbu et bedonnant Sergio Leone me raconta qu'il s'était jeté sur le musicien à l'harmonica pour l'étrangler : Je veux que tu me transformes le son de ton instrument en cri humain ou je te tue ! J'avais un peu grandi et dans la vie, j'étais devenu critique de westerns. Entre autres.

Et voilà le résultat. Monsieur Morricone, je voulais juste vous dire, en cette grise matinée de novembre, que j'écoute quotidiennement vos compositions. Comme de bien entendu, j'ai demandé à mes proches qu'ils diffusent cet air là, extrait aux forceps de l'harmonica de votre musicien, le jour de mon jugement dernier en espérant qu'il me conduise directement dans la chambre mortuaire de mes amis Henri Fonda, Charles Bronson, James Stewart, Cary Cooper, John Wayne, Eli Wallach, Steve McQueen, James Coburn et j'en oublie, forcément. Puisse-t-il m'accompagner dans ce grand espace temps délivré du mal en bonne compagnie. Quelques centaines de vierges par exemple. Pourquoi pas des romaines à la chevelure souple et bouclée comme celle de Claudia Cardinale que j'ai souvent caressée d'une seule main...

En attendant Clint.

 

Commentaires

  • Il faut le dire tout net, je ne suis pas une inconditionnelle de ces films d'hommes aux gros paquets et aux multiples pistolets. Mon horizon cinématographique (qui, à regret, est plutôt réduit) fut ouvert alors sur les grands de Léone. Les jeux de regards tenant en haleine ce petit bout de chose que je n'étais pas encore, et les mélodies de morricone arrachant quelques perles salées des yeux de mon père.
    http://fr.youtube.com/watch?v=L63_BCV9irs

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    Merci ma chérie. Cette fois, c'est ton commentaire qui m'arrache "quelques perles salées des yeux" parce qu'imagine-toi, j'étais exactement dans le même cas de "figure" que ton père...
    Et je n'ai nul besoin de t'expliquer pourquoi.

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    Les films de Sergio Leone et son double musical Ennio Morricone se sont inscrits avec les années dans ma mémoire cave et je dois avouer qu'à l'instar de Jeune Mante ce n'était pas ma cup of tea. Et aujourd'hui, il ne se passe pas un mois sans que je m'offre ce plaisir pour les yeux et les oreilles comme pour des grands crus qui vieillissent bien. Merci pour ces informations qui pèsent leur poids d'or fin.

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    Ben moi j'adore ces hommes des hautes plaines, des rocheuses, bref tous les Leone, les Clint, les Ford, les Mann, les Coburn, les Rintintin, les Commanches, les Apaches, les scénaristes de ce temps-là qui s'arrangeaient pour faire passer un peu de contrebande homo dans les gants noirs bagousés de Kirk Douglas et dans les silences curieux de son pote Burt Lancaster (bien connu de nos services) dans "Règlement de compte à Ok corral."
    Au fait, pourquoi tu ne dis pas que tu as passé beaucoup de ton temps à silloner l'Arizona (Tucson et Tombstone ou tu as même vécu un Noël mémorable), c'est dommage de ne pas nous en faire profiter, quand même. Et pourquoi tu ne parles pas de ton héros Patrick Brion. Et pourquoi tu ne dis pas tout ce que je sais de source sûre et tout ce que tu as partagé avec Robert Mitchum que ne cites pas en plus ? Pffffff.

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    Bon, je réitère parce que tu devrais raconter aussi tes soirées avec Eddy Mitchell et Gérard Jourdhui lors des enregistrements de "la dernière séance". C'est quand même incroyable, mesdames et messieurs. Vous avez affaire à l'un de nos meilleurs spécialistes du western qui a écrit des tonnes d'articles et qui les a tous vus, analysés et qui nous la fait la danseuse modeste. Bordel, un peu de couille ne nuit pas dans ce monde de...putes qui se la pètent! Scuse my french ladies and gentlemen.

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    Je suis dac avec toi. Il préfère raconter tout ça autour d'une bonne table; tu le sais bien qu'il faut lui tirer les verres du nez :-)
    N'empêche que je ne savais pas que Leone avait étranglé le mec qui jouait de l'harmonica.
    Bisous aux femelles venus de l'humidité. Cette flotte, y'en a marre.
    4. envoie tes gâteaux au chocolat pour éponger l'eau qui traverse mes murs.
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    J'aimais ces films quand j'étais mioche parce que mon Daddy les aimait (quoi Oedipe ?)
    Je les aime aujourd'hui parce qu'ils fleurent bon la virilité (et faut avouer, les hommes aujourd'hui, c'est plus c'que c'était)
    Allez, raconte nous tes z'histoires d'Arizona (dream ?) et d'Eddy Mitchell, steuplééé ;-)
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    Aïe j'aime pas les westerns moi, ni les cow boy ni les indiens... c'est sûrement dû à cousin Christian qui ne me prêtait pas ses petites figurines, j'avais simplement le droit de les contempler de loin !
    Du coup j'ai préféré "ne pas aimer" ! :)

    (moi aussi je voudrais bien que tu racontes hein BT ... )

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    Aïe j'aime pas les westerns moi, ni les cow boy ni les indiens... c'est sûrement dû à cousin Christian qui ne me prêtait pas ses petites figurines, j'avais simplement le droit de les contempler de loin !
    Du coup j'ai préféré "ne pas aimer" ! :)

    (moi aussi je voudrais bien que tu racontes hein BT ... )

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    oups pour le doublon ...

    @PierrotChouchou : la version Mickey, Donald ou Dingo ?

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    Halala, merci merci de ces souvenirs, de l'harmonica, de ces étendues désertiques, de ces hommes si déterminés dans la nonchalance et qui plissaient les yeux, les manteaux poussiéreux leur battant les bottes.
    Halala, James Coburn... quand il lançait le couteau.
    J'adore les westerns. Et puis Blueberry aussi.
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    Toutes les versions, serait-ce possible? Bises
    :-)

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    Bien dit Isolde, sans oublier Rock Hudson, tellement chou avec ses petites tresses d'indien !
    http://steef.ndrw.net/cellurants/uploaded_images/4-769317.jpg

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    Sourires aux femmes, poignée de main ferme aux hommes non bagousés. Je vois qu'une belle complicité règne entre Molly et Isolde à propos des gros paquets sous cache poussières et autres pantalons de cuir. Vous en voulez du détail ou du gros? Vous voulez que je vous raconte le tournage de Ok Corral et les relations tendues entre Brut Lancastré et Doc Holliday alias Kirk? Non, je ne veux pas tuer les mythes de l'Ouest. Z'avez qu'à lire "Hollywood stories" par le gros bout de la lorgnette. Bref, désolé mesdames, je n'ai pas très envie de vous la faire "Moi et Robert Mitchum", ou "Moi et Eddy", "Moi et la décharge de la cavalerie légère" et encore moins "L'arrière train sifflera trois fois sur Sunset Boulevard". Comme disait Jane Mansfield : "Ask my agent"!!

    Néanmoins, je constate (en souriant) que le western - considéré par mes pairs comme une sorte de remake de la tragédie grecque (revoir Rio Bravo) est intimement lié à vos rapport avec vos paternels mesdames: "Oh, comme tu as un grand colt papa !" ;) "Et il est à répétition?" "Oh oui, fais tourner ton long rifle, juste pour moi, ton unique ! ". Ach, che plaizante pien zûr !

    Bien, je trouve que vous vous débrouillez très bien sans mes commentaires. Me reste plus qu'à vous faire parvenir par la prochaine diligence mes bisous de famille et tournez manège.

    Je tiens, toutefois, à saluer la présence de la petite nouvelle, M. la maudite, qui doit sans doute ignorer qu'une bonne partie de "Il était une fois dans l'Ouest" a été tournée dans le sud de l'Espagne (et en Italie) et la féliciter pour la grande qualité de ses textes qu'elle publie sur son blog.
    Je salue également l'arrivée dans cette caravane de madame Outrelande, dite Meerkat, qui doit avoir un âge identique au mien puisqu'elle connait parfaitement la scène au couteau de Coburn dans les "Sept mercenaires" de John Sturges et surtout la célèbre tête burinée offerte aux lecteurs de "Pilote" en son temps, j'ai nommé le lieutenant Blueberry. Bienvenue sur cet espace ludique, madame, et n'oubliez pas d'apporter quelques bonnes blagues surtout celles qui sont à déguster sur place.
    Special kiss à 4. puisqu'elle sait faire des Mickeys en chocolat et que peut-être un jour je vais les avaler en panavision à la manière du lion de la MGM.
    Et courage à Pierrot qui surnage.
    Isolde, passe au salon, il faut qu'on cause toi et moi.
    Molly un peu de respect: Rock Hudson a été le premier acteur hollywoodien a déclarer au monde entier qu'il était atteint du Sida. Paix à ses cendres. Il est d'ailleurs venu se faire soigner en France à l'hôpital américain de Neuilly...
    Bises à tuti.
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