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Solitude et feuilletage

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Photo Yann G., octobre 2006



L'acte d'écriture est souvent dicté par l'expérience.
Cette photo de Yann, prise chez moi en ma maison burgonde,
m'a rappelé à l'ordre ce matin lorsque je l'ai découverte sur son blog Flickr.
Un petit choc, côté coeur. Et pas seulement.
Oui, pour une fois, je vais écrire à la première personne de mon être si singulier (sourire).
Donc, je rembobinais ce matin:
Je suis dans ce fauteuil qui en en vu des fesses et des jambes.
Celles de mon grand-père puisque c'était sa maison avant d'être celle de ma mère puis la mienne.
Une longue histoire de transmissions.
Des siècles de passage de témoin dans une famille bourguignonne depuis que l'église recense les noms, archive les lignées et quelques accidents de parcours.
Ce jour là, tout allait bien. Sans doute devais-je songer à un problème d'ordre technique
et de zapping télévisuel que Yann n'a pas manqué de solutionner.
L'ami Vivill préparait de son côté le tournage des dernères scènes de son court-métrage (montré en amont de ce blog).
Il y avait aussi ma précieuse Solène. Des acteurs et pas de chiens. Heureusement car le lendemain matin, j'accusais 25/13 au tensiomètre.
Pas de panique néanmoins.
Impossible de me lever. Yann m'apporte un café que je vomis cinq minutes plus tard. Tiens, ça me rappelle une émission médicale. Un truc d'hyper tension ou quelque chose comme ça. Ma soeur apporte son appareil à mesurer la tension. Elle n'en revient pas. Adapte l'appareil à son poignet. 12/8. Normale la sienne. La mienne par contre...
Une ambulance plus tard, je me retrouve aux urgences d'Auxerre. Tiens, il y a foule. On me transporte enfin derrière un rideau. Je suis relié à pluseurs écrans. Constellé de capteurs. Je connais l'infirmier mais ne me souviens plus de son nom. Nous sommes voisins communaux. Il plaisante. Moi aussi. On parle queue bien sûr. Du club des hypers tendus. Bienvenue au club me dirat-il pour me clouer le bec définitivement en mimant le macaroni cuit avec son petit doigt.
Ad majorem Dei gloriam, rétorque-je. Quelques heures passent. Le produit injecté commence à faire effet. Je reviens parmi le monde des vivants. Le docteur urgentiste me glisse à l'oreille : Vous êtes passé à un cheveu de la rupture d'anévrisme monsieur.
-Ah bon?! Du fauteuil roulant ou de la fosse commune?
L'un entraîne souvent l'autre vous savez. 25/13 c'est de l'ordre du record...
- Charmant.
Ce matin donc, je repensais à cette journée d'octobre 2006. Et inévitablement à mon grand-père, à ce grainetier en gros. Vendre des graines voilà un beau métier. Il en a semé dans ma mémoire des moments qui se sont révélés déterminants. Je marche comme lui avec les mains vaguement nouées derrière mon dos. J'aime aller pisser dehors au petit matin, comme lui. Ah, ce plaisir d'entendre l'herbe gelée craquer sous mes pantoufles. Ah, la belle solitude qui était la sienne lorsqu'il marchait sur les chemins que je n'ai de cesse d'emprunter sur ses traces. La trace, quel beau sujet romanesque. Remonter le fil des histoires familiales ou celle d'inconnus que l'on croise dans un tiroir constellé de vieilles photographies.
Quel bonheur que de leur inventer un destin, des obstacles à franchir et de belles empoignades amoureuses aussi.
Leur offrir des voix, des exhortations et même quelques avertissements. Plus vous détruisez, moins il y a à détruire sauf à vous détruire vous-mêmes. Plus vous trouverez à bien aimer, plus on vous aimera. On dirait du Dante (second sourire).
En regardant cette photo de Yann je songeais aussi à ma solitude d'être humain, à cet ami qui me disait en souriant : nous sommes toujours seuls. Il est bon de le savoir.
Depuis, j'aime ma solitude. Elle est profonde et belle. Cela fait deux ans que j'en suis amoureux. Dès lors, je savoure chaque seconde, dévore les chemins. Chaque jour, j'en découvre un nouveau. Je le feuillette jusqu'à épuisement puis le range soigneusement dans ma mémoire. Je suis devenu ami avec le temps qui passe. Et l'ennemi de ceux qui me demandent de presser le pas. De voir la (leur) vie en accéléré.

Commentaires

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    Toute votre turbulente sagesse est inscrite en belles lettres dans ce texte. Prenez bien soin de vous Philippe. (sourire d'apaisement très proche du vôtre)

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    "J'aime aller pisser dehors au petit matin" : j'en ai toujours rêvé. Une de mes grandes frustrations.
    Ah, si j'étais un homme...
    Jolie musique, Ernest ;-)


    (Margot a parfaitement exprimé le fond de ma pensée)

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    C'est si doux quand tu parles de toi....

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    Oui, c'est agréable de te retrouver tout simplement (simple ment ?). Avec ma sensibilité de varan de komodo c'est pas toujours facile de lire "entre les lignes"...
    Je note une fois de plus que dès que tu parles de bonheur et d'amour, de bonheur d'aimer, tu finis par montrer les crocs (cf. fin du texte). En théorie c'est paradoxal, et en pratique ça fait un peu peur : pas trop envie de se frotter à ce genre d'amour ! Tu dois savoir certainement pourquoi tu fais systématiquement ce genre d'association, moi je ne comprends pas trop : à part le désespoir, je ne vois pas.

    (je teste ici mes premiers traits, d'un index décidé... J'espère secrètement qu'ils ne seront pas réussis, pour avoir le plaisir de me prendre une fessée philosophique par Patricia-m...)

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    Quelle joie que ce partage... Merci
    j'aime aussi la solitude
    quand une trêve s'installe dans le désordre de la ville toute proche
    revenir à la source
    des choses qu'on murmure
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    Ce jour d'octobre... m'en souviens comme si c'était hier...
    Tous ceux qui ont suivi... comme si c'était demain...

    (Calvin Russell allié à ces mots, c'est diabolique! Foi de lapin bleu qu'a les yeux qui brillent. )
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    Faisez gaffe à vous, Bernardo, et n'oubliez pas de prendre vos Smarties, y compris les soirs de pleine lune. Une ennemie qui vous veut du bien...
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    Eh bien tu vois, il fait un froid de canard et le ciel vient de virer, pour quelques minutes, au mauve, et ca m'a apaisée que de te lire. Tu fais partie de mes gens précieux, avec Michon et Beauvoir, rien que ca, rends-toi compte, les gens qui me font sentir moins seule dans ma solitude. Alors gaffe à ta tension !
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    Lectrice assidue, c'est vrai, lectrice silencieuse, souvent aussi. Ne pas déranger cette conversation entre amis. Parfois cependant un commentaire. Modeste. Continuez ! A...ttention la tension quand même. Enfin, un petit clin d'oeil tendre : à Grenoble, on attend toujours une fameuse bouillabaisse promise...
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    Chères lectrices, je viens d'avoir la maître des lieux au téléphone...
    Ce dernier s'excuse de ne pouvoir vous répondre de suite, sa connexion internet est momentanément coupée suite a une tempête qui aurait endommagé sa ligne téléphonique...
    Le sieur ne tient donc pas a passer pour un goujat et m'envoie donc vous rassurer...
    Accessoirement, il m'a invité a vous parler de sa grosse bi..... pour dédramatiser son absence...
    Je vous informe donc mesdames qu'a son age, et avec cette pression artérielle capricieuse, le vieux fou ne peut faire grand chose de transcendant, c'est un peu comme essayer de jouer au billard avec une ficelle en somme ;)

    (Tres joli texte par ailleurs cher ami, il est si rare de t'avoir comme narrateur que ça en est d'autant plus precieux...)
    Amicalement...

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    Comme je t'ai déjà dit par sms: prends moi de toi, et savoure chaques secondes à pleines dents de lapin-loup;)
    On tient à toi, vraiment.. :x

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    On dirait du Dante, sans doute ( sans Dante ) et plus l'enfer qui le précède.
    En 2007, nous t'avons vu arguer, sourire et entreprendre en douces heures une serveuse à propos de l'éfficience du / des choux sur notre organisme.
    Elegant dans ton costume 3 pièces ( ce qui est rare et cher à Paris ).
    Tu parlais alors plus des gens que tu aiamais que de Toi.
    Je suis juste heureuse que tu t'avances, en post.
    Petit doigt rime avec etc ..

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    Te voir amoureux de ta solitude me rassure (c'est bête).
    Bon rétablissement.
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    "Prends moi de toi" ?
    c'est si mignon...

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    On me glisse dans mon oreillette (sms) : profiter de son absence pour frapper la bite d'un vieillard à terre, c'est moche.

    (c'est pas de moi, promis, il m'a forcée à l'écrire, et il a des arguments convaincants... ;-))

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    Marcher les montagnes sachant...

    Que le chemin s'inverse
    Et s'infléchit le sens
    Et se poursuit plus loin...

    Faire ce pas encore
    Même s'il ne demeure.

    Ce n'est pas d'empreinte que j'ai souci !

    [ Bernadette Engel-Roux - Plateaux du Songe ]
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    Je te retrouve là pour une passion commune parfois incomprise (ou que trop bien et donc insupportable).
    Notons que la solitude à deux est une variante également intéressante à explorer (à trois on passe à autre chose...)
    En passant, une réussite que ce nouveau bandeau.
    Allez, foin de foule, je vais retourner cultiver la mienne.
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    La borne internet locale balbutie mais elle sera réparée jeudi. Ouf!
    Bien, je profite d'une accalmie pour reprendre le fil de vos chaleureux commentaires:

    Bravo pour l'oxymore Margot. Le pilote de l'avion apprécie.

    Demain, lorsque j'irai pisser dehors enveloppé du gel matinal, je penserai à Ernest qui aimait irriguer les baobabs lors de ses parties de chasse africaine. Mais bon, la comparaison s'arrête là, n'est-ce pas M. la couillue.

    C'est doux quand tu viens me lire discrètement MC. Toi aussi tu as du souffrir de ces coups de vent violents et têtus. Les Alpilles te protègent sans doute...

    Il est vrai, chère Nuisette, que j'éprouve quelques difficultés à aimer sans fouetter d'un trait d'esprit. Je me soigne, néanmoins. J'aime ta tendresse dissimulée sous les écailles de ton maquillage estampillé "dragon de Komodo", garce d'opérette. (J'ignorais que les poulettes du 9ème avaient des dents)

    Merci, très chère Viviane, d'apporter par ici un peu de maturité. Permettez que je vous baise la main. Je vais vous lire régulièrement et commente peu, j'en conviens. Mais le sourire de connivence est là.

    (Pause)
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    Sourire aux yeux qui brillent et qui se souviennent. Au carrefour de Calvin Russel, j'ai décidé de prendre la route menant au Paradise car l'enfer est ici, lapin bleu ;)

    Les Smarties, c'est tous les soirs avec ou sans pleine lune, dame d'Aragon. Content de vous (te) lire ici et de constater que vous (tu) n'hésitez point à faire preuve d'intelligence avec l'ennemi ;) Je vous embrasse et promet de ne pas rester muet.

    Il fait froid et j'aime bien ça, chère nivernaise. Pour les couleurs du ciel. J'ai bien aimé ton point du vue tranché sur Pollock et je le partage. "Il était la nature", c'est juste. J'irai voir les toits enneigés de Marquet, grâce à toi. Je t'embrasse et je me demande si Dijon est toujours à ton programme.

    (Seconde pause, ce soir y'a foot ;)

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    Chère lectrice plumitive, j'y pense beaucoup à cette bouillabaisse figurez-vous! Je me demande, néanmoins, si je trouverai des poissons de roche à vos z'altitudes ;) Merci de porter autant d'attention à ces textes qui mijotent doucement pour aiguiser vos pupilles. J'aimerai lire vos carnets, les filles. Et très bientôt je vais parler de notre écrivaine gratinée...;)
    Bises provençales à tuti.

    Ben, tu mens. Je ne t'ai jamais demandé de parler de ma bite. Par contre, j'ai un gros dossier sur tes agissements à la Fnac de Rouen. Il parait que devant la machine à café, tu aurais demandé à un de tes collègues si la vendeuse du rayon littérature, je cite : " suçait les potes" ? Et qu'ensuite ton collègue aurait rapporté tes propos féllatieux à la jeune femme. De source sûre, tous les employés de la Fnac te regardent depuis en souriant. Enfin, surtout celles qui te dévorent des yeux et ton entre jean phénoménal. Bref tout le monde en rigole. Aux USA, tu serais déjà derrière les barreaux.
    Allez, au r'voir lapin, fin limeur ! ;p

    Patricia, je suis nu devant toi ;) j'aime bien tes talents de conteuse et tes formes aussi. L'homme à la tête de chou. T'embrasse tendre.
    Sacha, ne t'inquiète pas, i will survive. Je vais te lire aussi. Purée, quel talent t'y as ! Tu te joues des mots...La classe! ;) T'embrasse aussi tendre que Patricia.

    La chasseuse de lapsus, Nuisette Miches a encore frappé. Prends soin de toi qu'elle voulait dire ma Lilie que j'aime. T'inquiète Lilie, je suis très surveillé par le docteur House du bled. J'espère que tu a trouvé le bon rythme cardiaque à Paris. Je pense à toi.

    Toi aussi tu mens M. Je ne t'ai rien glissé dans ton oreillette de malentendante. C'est encore un fantasme de blogueuse en rut à Bahia. Par contre, je me glisserai bien sur ton divan le terrible ;p

    Purée encore un commentaire. je suis mort de fatigue.
    Xavier, mais tu déniches des trucs qont je ne connais pas les z'auteurs. Ta conseillère en littérature tient le haut du pavé pallois ;) t'embrasse vieux frère.

    y'en a plus? Ouf.
    Merci beaucoup lapins, lapines assidues. Je suis très sensible à vos messages. Bon maintenant faut arrêter, hein! ;)))
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    La solitude à deux c'est jouable mais à trois c'est hardi.
    Sur tes carnets d'écrivain, j'écris ton nom liberté ;)
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    Bien eu le message délicieusement vocal cf grand froid qui excite les chiens, beauté promise pour plus tard, et surtout premier magistrat qui dérape, j'aime, oh oui, j'aime… alors
    tu pourras vivre libre
    dans un pays sauvage
    où les valeurs seront
    l'amour et le courage
    mon ami n'aies pas peur
    je saurai te défendre
    et d'un bon coup de bottes
    sonner les serpents à sonnette!
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    Je reviens de la promenade glaciaire, Agnès. Perle et Charles s'en sont donnés à coeur joie. Le gel conserve les bonnes odeurs déposées durant la nuit par toutes les bestioles à poil. Des sangliers de chez Michou, des lièvres élevés aux coups tordus par le congrès socialiste de Reims, des biches au chutes de reins dignes du Cray Horse, bref que du beau linge. Nous pensions donc à toi, lapine de la porte de la Chapelle et parfois de Normandie.
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    Shutter, merci pour tes compliments about le bandeau du pirate Alex
    B^
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    place de la chapelle, surtout pas porte! j'y tiens beaucoup! y a le beau métro aérien et le théâtre des bouffes du nord, un chantier extraordinaire, le cadre parfait pour tous les spectacles, hors du temps, hors la ville, on ne se rend pas compte de l'extérieur que cet immeuble banal cache cette pépite.
    sinon la chapelle ça craint, c'est vrai. en fait c'est gare du nord, la zone, les bandes, mais sans la princesse de brassens ni le croque-note…
    couinements et glapissements de lapine à tous mes chéris
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  • Pardon, place de la Chapelle. Je connais bien les Bouffes du Nord et tout les angles de la place.
    Il gèle déjà dehors. Et la nuit se love contre la montagne (t'y'a vu comme chui pouet pouet;
    tes chéris roupillent, ils sont repus et déjà en train d'hiberner;)

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    Notre route, un pavé de mots
    en chantier
    ça déboulonne
    ça se jette
    ça dérape aussi sur la patine

    ça pâlit avec le temps
    ça donne même à en voir
    sans en jeter
    Même quand on tourne en rond
    ça en fait du chemin.

    ça est une bonne compagne
    fidèle à tous

    à tous
    sauf à soi
    dans le miroir

    pouvoir si ce n'est devoir

    Je lève mon verre à vos pas
    si imprégnés.
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    Sourire à vous "café calva" à la plume bien trempée dans l'eau ferrugineuse de la binouze normande. Je me disais, ce matin, entre la petite poire et le camembert, mais quand est-ce qu'elle va se mettre à coucher sur le papier buvard (et Pécuchet) quelques-uns de ses silences flaubertiens, la petite. Santé Nadia.
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    j'entre dans l'intimité de cet espace par effraction, ah oui...vous avez bien raison, presser le pas pour aller où d'ailleurs ?

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    La porte est souvent ouverte la hulotte. Entrez donc! Z'êtes un vieil hiboux ou une super chouette?
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    Une du genre femelle, une chatte huante

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    Du genre chatte sur son émoi brûlant, à la lecture de vos textes.

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