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  • C'était mieux après

     

    Petite note intermédiaire. Je suis heureux de vous présenter deux chanteurs néo-zélandais qui font un tabac sur une chaîne télé et sur You tube. Deux spécialistes de la parodie, de l'humour All Black (version quand ça déménage, ça déménage), finement ciselé, toutefois.

    Avec eux, c'était mieux après car ils tirent à cordes rouges sur nos petites nostalgies d'avant. Dans une de leurs chansons, ils s'amusent même à se moquer des comédies musicales frenchies (version Jacques Demy) car ils ne font pas les choses à moitié. Rien qu'à lire le nombe de passages (à sept chiffres) vous allez vite rejoindre ceux qui cliquent sur You tube pour rire entre amis.

     

  • C'était mieux avant (2)

    Sans aucun doute le souvenir le plus beau, le plus grand, gravé dans ma petite mémoire. Oui, c'était tellement émouvant, grandiose, que de pouvoir rencontrer Mandela, ce jour là (1988), à Wembley, enfin libre ! Et souriant. Lui serrer la main pendant plus d'une minute...

     

  • Maison

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    Hospitalité

    Ancêtres,
    héritage,
    transmission.
    Porte ouverte
    La mère.
    Le grand-père.
    Les arbres.
    Les racines.
    Le puzzle.
    Convivialité.
    Jacques Derrida.
    Le toit.
    L'abri.
    Le balcon avec vue sur le monde.
    L'amour.
    Si tu entres par effraction, gare à toi !
    Si tu mens, tu dégages.

  • C'était mieux avant ;)

     

     

    Avant, tout me semblait plus simple. Il y avait le mur de Berlin avec des bons et des méchants selon le côté où l'on se trouvait.

    Avant, on pouvait demander à quelqu'un : as-tu lu Borges? sans qu'il te réponde: Oui, j'ai lu un article sur ses exploits au Real Madrid dans les archives de l'Equipe.

    Avant, il y avait un Président de la République qui répondait "Vaste programme" au slogan "Mort aux cons".

    Avant, le poète des enseignants n'était pas Prévert mais Mallarmé.

    Avant il y avait des dames aux camélias, désormais il y a des dames aux caméras (sur le net).

    Avant, on trouvait un peu de fraternité sous les sabots d'un cheval qui tirait des wagons de houilles dans les mines et aujourd'hui on n'en trouve plus sous les sabots des skieurs qui remontent la pente grâce aux forfaits des tire-fesses.

    Avant, les grands de ce monde disaient vous à leur mère. Aujourd'hui, ils disent Casse-toi pauvre con!.

    Avant, ma tante en avait et mon oncle allait au bois apprendre le brésilien.

    Avant, il y avait un après-demain.

    Avant, Georges Clemenceau pouvait monter à la tribune de l'Assemblée pour y déclarer : Louis Hubert Gonzalve Lyautey a des couilles au cul mais... pas toujours les siennes.

    Avant, ma queue avait la puissance d'un brise glace soviétique. Aujourd'hui, elle soulève dans mes bottes des montagnes de questions.

    Avant, on se demandait: Qu'est-ce qu'on va devenir demain? Et Victor Hugo répondait : Nous voulons le progrès mais en pente douce...

    Avant, les riches rêvaient de devenir plus riches et les pauvres moins pauvres. Aujourd'hui c'est exactement l'inverse.

    Avant les jeunes se disaient (comme Léo Ferré) On s'aimera... Aujourd'hui, ils répètent à l'envi:  Je tente de gérer mon couple sans prise de tête, y'a pas de soucis.

    (à suivre)

     

     

  • Son dernier clip


    Clip réalisé par Jean-Baptiste Mondino


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    Photo Christian Ducasse

    Souvenir, souvenir. Bashung live sur la grande scène de la fête de l'Humanité en septembre 1985.
    Merci beaucoup Christian.


    Il sera enterré vendredi au Père Lachaise entre Jim Morrison et Apollinaire.


  • Un désert peuplé de mirages

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    Andrew Warhola dit Andy Warhol.

    Bienvenue dans la globalisation de l'image narcissique de dérisoires petits pantins. Celle des phrases coupées au hachoir interdisant le décollage, des mots empilés dans la remise, de l'adjectivation abusive. Welcome devant le miroir photographique numérique sans reflet. Ne ratez pas mesdames et messieurs l'explosion de "sentiments" désemparés que j'exibe sur mon blog, contemplez mes ratages affectifs, admirez mes saturations de récits criblés d'absences, applaudissez ma mise hors scène du précipice, identifiez-vous à mes personnages peu fiables, contemplez l'espace intéreur de mes architectures clinquantes et de carton-pâtes, venez nombreux déguster mes omelettes verbales composées de messages pour têtes de noeuds brouillés...Je pense donc je souffre de mon image. Le soir, après le turbin, j'essuie les plâtres au fond du café. Happy hours. Et tout le monde s'autofélicite. L'être ou le néon. Ronde de pâles succédanés. On copie sur le voisin mais on n'invente pas. On lance mais on n'accompagne pas. Un seul sujet (le je), un seul temps (le présent), un seul but (le jeu).

    Entrez dans le cadre de la télévision disait Andy (une vingtaine de minutes) et vous deviendrez célèbre. Mais pas artiste. Encore moins écrivain. Star' ac, web' ac. L'écran a changé mais il fait toujours écran aux illusions des inconnus au bataillon du moi, martyrisé, humilié et jamais libéré. To be or not to be anonymous. Le mot "star", disait-il encore, c'est "rats" à l'envers.  Les peintures D'Andy (d'après photographies) étaient comme le chaînon manquant entre Velazquez et le Photomaton. L'expert en simulacres savait aussi capturer l'essence d'un être humain.

    "Ce fut le paradoxe de Warhol, à la fois assassin de l'humanisme pictural et suprême illustration de cette phrase de Paul Valéry : "Ce qu'il y a de plus profond dans l'homme, c'est la peau." (in Le point)

    Des Hommes à qui il ne manque que la parole.

     

  • Premier à éclairer mes nuits

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    Bon voyage camarade, je t'aimais plus que bien.

    Chaque mot utilisé par le brun ténébreux chassait le préjugé,
    installait le grouillement sauvage de la sémantique.
    Poids du jeu de mot,
    (merci à Jean Fauque, son co-parolier)
    choc de l'organisation des signes trompeurs.
    Sémiologie de l'ambiguité
    "C'est comment qu'on freine..."
    Camisole de force de l'identité individuelle
    de ceux qui se demandent comment
    "passer une Nuit sans Georges"
    Comment chanter sans crier Victoire
    Ses pensées volettaient dare dard
    Papillonnaient en lui et hors de lui
    Se déversaient comme une sécrétion physiologique
    Pensées et sensations corporelles se confondaient
    sans pouvoir se distinguer
    Seuls les mots résonnaient dans les cavités de nos cerveaux
    jusqu'à perdre toute signification
    s'éparpillaient en analogies extravagantes
    En surimpression la nostalgie de l'amour et des lointains.

    "Toutes ces choses guidées par une étoile
    dissimulées dans les entrailles d'une canopée
    guidées par une étoile
    Première à éclairer la nuit...
    Vénus,
    Vénus,
    Vénus"
    Bon voyage parmi les étoiles, amigo.





  • Volte-face sur un rock tangible

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    "Clef de sol au plafond"
    Photo M. la maudite bidouillée par Ben au clavier


    Chaque soir, sans toi
    je m'enlise dans le souvenir
    de tes seins qui frémissent
    je pèse ton regard minéral
    et remonte
    ivre de ton puits où tout est simple
    je ne prononce plus les mots
    ils sont soudés à tes bras
    à tes lèvres
    je songe au blé vert
    où requalifier mes dents d'une ancienne sagesse
    tandis que dieu mouille
    l'abeille
    ton sexe
    juste là
    où les sans-culottes font des révolutions
    de derviche tourneur
    l'horizon dégante la nuit nostalgique
    je transhume
    sur le balancement de tes hanches
    et nous flottons au dessus
    de la dune de miel
    d'une intimité sans entraves
    empreinte d'un respect sacré pour la vie.



    Trois frères sudistes américains (Tennessee) plus un cousin voilà qui fait groupe: "Kings of leon" (prénom de leur grand-père)

    Signe particulier : boivent du Puligny-Montrachet après leurs concerts.

  • La maison des mélancomiques

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    Devant tant d'humanité, qui ramènait à l'essentiel, pourquoi faire des phrases.
    Les étoiles regardaient la lune de cette figure absente éclairée de biais.
    La télévision tentait de détourner ce vagabondage entre deux massifs romanesques.
    En vain.
    En arrière plan, la démocratie américaine
    changeait de couleur pour s'offrir l'illusion que le manège continuait de tourner.
    La désillusion débarqua par le train des mesures à répétition.
    Toutes semblaient destinées à rappeler à ceux qui voyageaient (à l'oeil)
    qu'il fallait bien que les choses changent pour que rien ne change.

  • J'aime les dimanches

     

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    J'écoute la radio qui m'apprend que les actifs toxiques des banques continuent de faire des ravages un peu partout. Mon fils est allongé sur un des canapés du salon. Il s'est plongé dans Flaubert depuis deux jours. Madame Bovary fait des ravages toxiques dans les coeurs de la bourgeoisie normande et universelle...
    Sa femme, Elin, a les yeux rivés sur la saison 4 de Desperate housewives depuis ce matin. La petite chatte, Lune, explore le terrain et semble étudier le vol des mésanges venues se ravitailler dans leur mangeoire située à une altitude raisonnable sur une branche du pin de type méditerranéen.
    Je relis l'américaine Annie Dillard, compagne essentielle de mes lectures : Pourquoi faut-il que la mort nous prenne par surprise, et l'amour aussi? N'avons-nous pas sans cesse le désir de venir au monde? Nous devrions nous rassembler, à demi nus, en longues files, comme les membres d'une tribu primitive, et secouer nos callebasses aux oreilles les uns des autres, afin de nous réveiller. Au lieu de cela, nous regardons la télévision et manquons le spectacle.
    La chienne jappe. Des bûcherons d'occasion viennent de sortir du bois; leur camionnette est pleine de branches de chêne. Mon oeil parcourt le massif, détaille la montagne comme chaque jour en hiver puisque l'absence de feuillages dans la hêtraie m'y incite. Et je n'aperçois que la vie d'immuable parmi les coins et les recoins de la roche durement tailladée par le gel. Lire les pierres, c'est d'abord s'arracher à soi-même.
    Lire les pierres et les livres des autres parce que tout y est rassemblé, stratifié, unifié. Il y a de quoi passer au peigne fin la vérité et grapiller quelques pauvres certitudes masquant la douleur des écorchés vifs qui s'inoculent leur arsenic journalier. La grâce rivalise avec le malheur d'être.
    Que sommes-nous au regard de l'éternité, de la multitude? J'entends encore Jésus déclarer aux auditeurs de la radio vaticane : Vos pères ont mangé la manne et ils sont morts. (sourire fourbe comme dirait Margot)
    Pour la route, cette petite sentence de Miss Dillard : Nous passons notre temps à marcher tranquillement en bordure de pièges que nous avons nous-mêmes tendus.