29.06.2009

Chambre avec vous

 

chambre.jpg
Photo Shutterlag
 
Enfermé dans sa chambre, l'écrivain fouilla dans les recoins de sa mémoire
se félicita d'une proximité retrouvée avec l'enfance.
Un travail d'archéologue du quotidien fut d'abord nécessaire.
Puis vint le temps de faire l'éloge du précaire,
de rassembler les éléments du vocabulaire conquis à rude épreuve.
Il s'agissait pour lui d'identifier certaines traces magiques
en laissant son âme plonger dans l'asphyxiante touffeur des familles.
Dans ce lent parcours, l'écriture s'était nimbée
d'une saturnienne mélancolie que tempéra le léger bruissement de l'humour.
Soudain la pièce toute de bois vêtue s'allongea,
libérant tous les objets, ces éléments humbles, tout droit sortis de sa cave.
Tous lui adressèrent une oeillade complice et ludique.
C'était des quilles, un grelot, une bille ou un calot qui lui suggérèrent les jeux de son enfance.
Mais aussi la pomme de pin du temps passé,
précieux trophée rapporté d'une promenade solitaire.

 

Trackbacks

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Commentaires

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Ton texte...je ne sais pas pourquoi il me fait penser à ton bureau...
C'est plein d'images, pleins d'instants volés... "une oeillade complice et ludique"
Comme un coffre à souvenirs que l'on ouvre comme on casse un bout de tablette de chocolat...on sourit bêtement et ça nous lance des bribes d'histoires, de moments à la gueule.

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Ecrit par : Mélie | 29.06.2009

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Bel endroit pour une rencontre avec les résurgences
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Ecrit par : Zoë Lucider | 29.06.2009

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Un travail d'orfèvre qui a su faire son profit d'un peu de vertus domestiques, familiales, enfantines...En un mot, un enchantement (Il repose sur un équilibre fragile dont l'écriture puise toute sa force).

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Ecrit par : Margot | 30.06.2009

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Chambre avec vue sur les petits tiroirs qu'il convient d'explorer lorsque l'on a décidé de se mettre à table... Annie (Dillard) approuverait.
J'aime beaucoup le titre. Une déclaration qui en annonce une autre.
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Ecrit par : M. | 30.06.2009

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Tous ceux qui ont un jour tenté d'écrire un texte tenant plus ou mois la route se reconnaitront dans ce cheminement si finement décrit, comme une mise en abîme en quelque sorte...
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Ecrit par : Blue Jam | 30.06.2009

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Tout pareil que monsieur Blue Jam qui écrit du finement ciselé sur son propre blog.

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Ecrit par : Isolde | 30.06.2009

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Je constate que mon "bureau ministre" (1924) en bois ne t'a pas laissée de marbre, gourmande Mélie ;)

J'aime bien votre métaphore Zoë. Elle coule de source. Merci.

Ce sont vos commentaires qui toujours m'enchantent Margot. Mettre en lumière la "force des faibles" n'est pas tâche facile. Votre seconde nature.

De l'exploration du fond de terroir à l'examen des fonds de tiroirs, il n'y a qu'un pas M. Et parfois de la fuite dans les idées... Si en plus Miss Dillard est de la partie, je ne peux que gonfler le torse et mieux vivre en écrivant. ;)

Je reconnais bien là les errances d'un équilibriste du verbe. Un grand merci Blue Jam. Comme Isolde, je recommande vivement la lecture de vos exercices périlleux qui méritent toute notre attention.

Bisous Tatie Isolde ;)

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Ecrit par : Blog-trotter | 01.07.2009

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En lisant, j'ai pensé, sans raison apparente, au début de la nouvelle de Eminescu (oui, encore lui), Dans le Jardin de Dyonis; " j'adore" comme on dit en français ; )
Les chambres vêtues de bois, c'est le seul matériel qui me donne la sensation de chaleur, de "home". Hug, BT.
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Ecrit par : Dana | 01.07.2009

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