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  • La vérité du presque parfait

     

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    Perle attentive aux gesticulations des nouveaux bien pensants

    *
    La chienne observe les caresses automnales du vent d'ouest sur les feuilles de chênes roussies par la sécheresse des coeurs.
    Les feuilles de routes inachevées des guerilleros de l'individualisme forcené se ramassent à la pelle, surtout à gauche en entrant.
    Quelques radios laissent infuser davantage que par le passé les déclarations anonymes des observateurs de l'actualité du jour.
    Ainsi les transporteurs routiers éclairent nos lanternes sur "l'inutilité de la taxe carbone". Le taxi leur colle à la roue et analyse le projet comme étant "une taxe qui frappera d'abord les pauvres et les exclus de la grande urbanité." Puis c'est enfin le tour du "petit artisan" qui s'est fait tout seul en vendant quelques souverains poncifs dans la rue principale de Lourdes. Vint enfin le miracle dominical:
    La voix populiste de Sainte Ségolène entendue par une bergère en université avec ses moutons.
    Les chercheurs, les scientifiques, les experts restent dans la marge, exclus de ce grand bastringue démocratique et participatif. Les idéologues du passé jetés aux oubliettes: Adieu Jaurès, les quadras veulent chasser les quinquas ! Ici l'ombre. Je répète: "Les quadras veulent chasser les quinquas et José Bové a de longues moustaches". Lénine, ne reviens pas, il sont sont devenus flous grâce à Afflelou !
    Les compteurs idéologiques demeurent bloqués aux slogans des années 60 et 70. Les enfants des soixante-huitards sont recalés à l'Oural. Les psychanalystes n'ont pas su abattre le mur berlinois qui les sépare de leurs parents. Et la tendresse sans OGM, bordel? First we take Berlin...
    Errants et têtus les 25/35 ans demeurent à la périphérie de la pensée. Ils manquent de regard critique. Multiplient pourtant le Je de feintes tant leur existence est remplie de pièges, de chausse-trappes. Papa déteste Lacan et maman se bat contre les moulins à vent du commerce équitable bio. Puis Papa n'est pas revenu de son voyage d'affaire en Occitanie. "Je ne vous jette pas la pierre, Pierre!".
    Et si maman était comme le père Noël, finalement?

  • Sentinelle avancée

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    Ma blanche,
    tu accuses les printemps
    en cette "mort minuscule de l'été".
    Je me demande si tu auras encore la force
    un jour
    d'accoster à Veracruz
    (à l'angle des rues Mario Molina et Landero y Coss)
    d'emprunter le train qui surpasse les montagnes de Mexico
    de trafiquer un peu sur les bords de la Mer Rouge
    d'arpenter le vivace
    et le bel aujourd'hui.
    Je guette les battements de ton coeur
    celui de tes cils de chienne éveillée
    tous tes signaux de joie
    que tu n'as eu de cesse d'émettre
    depuis un peu plus de douze ans.
    (Photo by Shutterlag)

  • Quand tout est à notre taille

    Ils sont arrivés par la micheline courtelinesque de 18h18. Du tonnerre de Brest, de Rouen la flaubertienne, du rillettes land donc de la Sarthe, du Var Ouest. Ceux débarqués des Amériques et de la capitale (en scooter) venaient juste de quitter la place pour aller tourner un film à Maison rouge.

     

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    Vivill Prunner, Elin, Jamie

    Trois anniversaires à célébrer en plein mois d’août. Le mien, c’était le douze. Lion, ascendant lion d’après les férus d’arnacologie astrales. L’occasion surtout de se mettre en quatre pour une rabbit party pas piquée des verres de Côtes de nuit. Comment passer une nuit sans Georges chantait Bashung. Sans Romanée Conti lui répondit l’écho.

    Le lieu dit : Le Bois du fourneau. Dans le département de ma naissance, il paraît que les parents boivent et les enfants trinquent. J’ai beaucoup trinqué, merci. Heureusement, je n’y ai pas rencontré Emile Louis, voisin turbulent devenu célèbre à l’insu de mon plein gré.

    Je me souviens des toilettes « dans la cabane au fond du jardin ». Toute une époque. Pas de Cabrel dans le poste en ce temps-là mais plutôt Luis Mariano. Pourquoi je vous raconte ça tout d’un coup ? Ma foi, c’est juste pour dire.

    Revenons à nos lapins. Ils sont venus avec la tête pleine de rires, de jeux de mots bien laids, bien gras.. Les autochtones, France et Sylvain en tête, apportaient des roses tous les jours à la Madone « moite où ? ». Des tomates, des courgettes, des pommes de terre nouvelles, des cornichons, des haricots verts, jaunes. Mon tout enrobé de gestes simples. Ces sauvages ignorent tout de l’Internet : « Rien à foutre de vos trucs virtuels…Nous, on lève le coude en se regardant yeux dans les yeux ! »

     

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    Sylvain offre une conférence aux sonnés

    France est capable de s’attendre indéfiniment assis le soir devant sa cuisinière à bois dont il écoute, dès l’automne, le crépitement avec une bouteille pour lui tenir compagnie. Rien ne fait écran chez ce bougre faussement bougon. Son chez lui est à considérer comme une sorte de lien social qui a pignon sur une petite route menant au septième ciel les soirs de pluie de poussières d’étoiles.

    Sylvain, son meilleur ennemi, repasse avec obstination les plats, souligne à coups de rouge le noir de ses pensées. Parfois dit-il « y’a des courants d’air dans l’talus ». C’est ainsi que les hommes vivent en Bourgogne à quelques pas des futaies morvandelles.

    Heureux qui comme les pèlerins de Vézelay traversent cette contrée sans maudire. Le train a donc amené Ben et son calva aux origines mystérieuses. La Jeune Mante et ses piques à cœur pour jeune coq au vin.

     

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    Big Ben, toiletteur pour chiennes et Orel (Jeune mante la jolie)
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    Lilie la gloutonne culturée aux yeux de biche. Simon, le fils d’un chorégraphe breton et d’une danseuse. Le plus jeune de la bande de lapins. En cuisine et au tire-bouchon, il y avait l’indispensable Jean-yo des bois. M. la maudite, la délicieuse venue comme assistante à la réalisation de ce rêve éveillé.

     

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    Marion (M. la maudite)
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    Mélie, s’était fait excuser pour cause de soutien familial imprévu. Yann G et Solène, retenus sur le Causse Méjean, se promenaient dans nos pensées. Sans oublier « l’écossais d’opérette », Pierrot le fou, en ballade - tel un va- nu-pieds de gauche tarama - du côté de Formentera.

    Autant d’instinctifs, de cœurs ouverts. De frères, de sœurs, qui ont su apprivoiser ma mauvaise humeur militante. Mes excès langagiers. Chaque été, nous nous retrouvons avec bonheur en ma Thébaïde burgonde. Histoire de faire le plein de tendresses, d’espoirs en l’humain, d’espiègleries gamines lors de la descente de la Cure en sa partie granitique et forestière.

     

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    Matelots d'un jour: Jean-Yo des bois, Big ben, Simon Templar, M.la Maudite...

    Comme je le dis souvent, c’est peu dire que j’aime ces gens rencontrés sur (et grâce) à l’Internet. Le mariage avec les locaux (découverts depuis ma naissance) s’est opéré sans échanges d’hectares boisés ni de terres agricoles. Il coulait de source comme dans les énigmes des romans-fleuves de Georges Simenon.

     

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    Lilie et Simon sont sur un bateau. Qui c'est qui va tomber à l'eau?

     

    Lapines, lapins, je ne vous remercierai jamais assez de vos fraternelles z'et chaleureuses z’attentions.

    Ps : Ceci pour vous dire combien je...