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Octobre rouge

 

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Le temps des révolutions d'octobre à novembre.

Ce n'est pas encore le temps de ramasser les feuilles de Prévert. Mortes pour la bonne cause d'après les estimations des spécialistes de la météo. Une révolution permanente qui s'achèvera en virevoltant dans un coin du salon Ikea. Je voudrais tant que tu te souviennes que la fenêtre était restée ouverte. Toi guettant les guillements de la chanson et le joli coup de vent sur la page.

Et l'hiver fera ensuite son entrée sans métaphore ni poésie. Avec la finesse d'un rapport de procès-verbal de gendarmerie ou du compte rendu de thèse. Restera un mystère : pourquoi tant de cigales ayant chanté tout l'été, maltraitées par l'économique, martyrisées par les exercices de yoga, qui ont reçu à peu près tout de la fourmilière, et en pareil cas non sans justification, veulent-elles avoir par dessus le marché, le malheur d'être artiste en toutes saisons ?

 

 

Commentaires

  • Merci pour ces lignes automnales, sociétales, amoureuses, rome antiques, et à fort bientôt.
    Ici aussi les couleurs changent et les sentiments syncopent-ils
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    Les feuilles mortes (le morceau de jazz ci-dessus)

    (musique: Joseph Kosma, paroles: Jacques Prévert)

    "C'est une chanson, qui nous ressemble
    Toi tu m'aimais et je t'aimais
    Nous vivions tous les deux ensemble
    Toi que m'aimais moi qui t'aimais
    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement sans faire de bruit
    Et la mer efface sur la sable les pas des amants désunis

    Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
    Des jours heureux où nous étions amis
    En ce temps-la la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brulant qu'aujourd'hui
    Les feuilles mortes se ramassent a la pelle
    Tu vois, je n'ai pas oublié...
    Les feuilles mortes se ramassent a la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Et le vent du nord les emporte
    Dans la nuit froide de l'oubli.
    Tu vois, je n'ai pas oublié
    La chanson que tu me chantais.

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensemble
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Les feuilles mortes se ramassent a la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Mais mon amour silencieux et fidèle
    Sourit toujours et remercie la vie
    Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
    Comment veux-tu que je t'oublie?
    En ce temps-la, la vie était plus belle
    Et le soleil plus brulant qu'aujourd'hui
    Tu étais ma plus douce amie
    Mais je n'ai que faire des regrets
    Et la chanson que tu chantais
    Toujours, toujours je l'entendrai!

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensemble
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis."

  • "Ecrire c'est traverser une saison qui n'est sur aucun calendrier" Françoise Lefèvre
    La feuille blanche en est l'automne, l'inspiration c'est déjà avoir été, le manuscrit en est l'i vert, au printemps toujours renouvelé de la plume.
    Dans notre soif de printemps des mots, l'eau tonne comme l'orage et nous désaltère.
    Fanie

  • ...Heureusement il nous reste Miles Davis......... et Coltrane.... !

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    Osé l'alliage Joséphin ! Yen a là d'dans à lire.
    Bon Meunier, tout le monde sait que tu es un gros malin. Mais tous ignorent que t'es visible à la TV en ce moment. Je t'ai vu hier sur la chaîne LCP causer de Gaston Defferre. Discours limpide, tenue impeccable, présence de star. Pourquoi le réal a laissé parler les autres ? Gaudin, Pezet, Edmonde etc...T'en avait sous le pied. Trop court. Parait que ça va passer également sur France 5 et France 3. Tu nous diras quand, petit cachotier ?

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  • Ouais vas-y touâââ !!!! Envoie les dates...

  • Téléscopage ... révolution, chansons, ... un titre me vient à l'esprit:

    "Le temps où nous chantions" de Richard POWERS, énorme pavé de plus de 1000 pages à lire ABSOLUMENT !

    Et pour reprendre une critique glanée sur le site http://livres.fluctuat.net,

    "Ce texte vertigineux, qui ressemblerait plus à une symphonie qu'à un roman, qui mêle réflexion pure, musicologie, histoire, lois de la physique, questions de racisme et d'identité, tout cela avec une impressionnante érudition, laisse le lecteur épuisé mais content. Content d'être allé jusqu'au bout du pavé, car il en vaut la peine. Et content d'avoir découvert de nouveaux territoires sensitifs et émotionnels. Epuisé mais non pas vidé, rempli".

    J'ajouterai à propos de la photo et des feuilles mortes du sujet de quoi est-ce que ce blog cause présentement que "nous z'au village aussi l'on a de beaux assaninats" ... automnaux: une après-midi récente à photographier les statues des jardins du Luxembourg m'a réconcilié avec la Capitale.

    "Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L'automne
    Faisait voler la grive à travers l'air atone,
    Et le soleil dardait un rayon monotone
    Sur le bois jaunissant où la bise détonne."

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    Quand vas-tu à nouveau entrer en scène, Tuco ? C'est un peu longuet là.

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  • La nature ne fait ni métaphore ni poésie, c’est nous qui lui donnons nos humeurs du temps.
    Ce texte est étrange, c’est bien que la fenêtre soit restée ouverte pour en entendre toutes les plaintes et les rires que nous voudrons bien y entendre en regardant le rideau se lever ou se baisser.

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