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Fin août, mort minuscule de l'été

 

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Il en est de même chaque année.

Penser à cette fleur partie trop tôt sous d'autres cieux. Revoir ce temps où elle mijotait un semblable mélange entre vitalité et abandon, ne faisait plus de distinction entre poésie et littérature, entre vers vides et terre-plein, humanisme et pessimisme, vision du monde et socle infernal dont elle ne pouvait plus se détacher.

Un amour infidèle à la vie toujours réfractaire aux trucages des faussaires familiaux.

Amoureuse des arbres le jour, oublieuse de la légèreté la nuit.

Toujours reliée à une indicible mélancolie en bordure des Lotophages qui attendent la mort en égrénant les années, puis les mois et enfin les heures. A la recherche de la fleur perdue dans une solitude aussi illimitée que l'océan.

Sillonnant l'amer du Sud ardéchois, perdant le Nord après les tempêtes morvandelles dans une multitude de verres.

Septembre à l'horizon hurla la vigie routinière !

La barque s'échoua sur les rives de l'Yonne juste avant que celle-ci n'absorbe la Seine dans un poulailler qui contenait, outre une paille ancienne, la photo d'une chatte et sa bouteille de mauvais rosé.

Commentaires

  • Telle est la force du talent : En fouinant dans votre mémoire, Philippe, vous rencontrez la nôtre à chaque tournant. Le retour de manivelle est plutôt rude, néanmoins. C'est énorme, comme dirait Fabrice, cet hommage que vous rendez à votre soeur. Je repense à ma mère soudain...

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    Et cette musique du génial Fauré que je ne cesse d'écouter. C'est pour mieux la boucler...mon petit. Car je n'ai rien à ajouter à la synthèse Margotienne.

    Ps : Soigné l'uppercut !

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  • L'ete se fait tout petit, arrivent les commémorations des mois de Septembre noir, et des chagrins qui s'ecrivent toujours en majuscules. Bravo l'artiste.

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    Votre "patte" photographique demeure superbe et je m'incline, un peu, devant Felin..ni. Enfin, vous nous revenez, même si c'est pour râlez; c'est bon signe. L'été s'étendra jusqu'au 22 septembre à minuit (?). Laissez tomber le rosé, c'est pas bon pour le teint. Je vous embrasse, auguste voyageur !
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    Quel retour de bâton. J'ose l'avouer, j'en suis toute chamboulée. Vivement octobre. Je vous embrasse et vous remercie pour cet hommage vibrant et tellement beau à votre soeur.
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  • Votre blog est superbe. je suis admiratif. Bravo...

  • Un grand merci mesdames. Et des bisous.

    Bienvenue Philippe et je vous remercie vivement.

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    Nous existons encore tant que nous ne sommes pas oubliés.
    Bisous Philippe.

  • De fait, Claire. Puis nous entrerons tous "dans la nuit comme le sillage d'un bateau qui se perd". (Pessoa)

    Bisous Claire.

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