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  • Fin août, mort minuscule de l'été

     

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    Il en est de même chaque année.

    Penser à cette fleur partie trop tôt sous d'autres cieux. Revoir ce temps où elle mijotait un semblable mélange entre vitalité et abandon, ne faisait plus de distinction entre poésie et littérature, entre vers vides et terre-plein, humanisme et pessimisme, vision du monde et socle infernal dont elle ne pouvait plus se détacher.

    Un amour infidèle à la vie toujours réfractaire aux trucages des faussaires familiaux.

    Amoureuse des arbres le jour, oublieuse de la légèreté la nuit.

    Toujours reliée à une indicible mélancolie en bordure des Lotophages qui attendent la mort en égrénant les années, puis les mois et enfin les heures. A la recherche de la fleur perdue dans une solitude aussi illimitée que l'océan.

    Sillonnant l'amer du Sud ardéchois, perdant le Nord après les tempêtes morvandelles dans une multitude de verres.

    Septembre à l'horizon hurla la vigie routinière !

    La barque s'échoua sur les rives de l'Yonne juste avant que celle-ci n'absorbe la Seine dans un poulailler qui contenait, outre une paille ancienne, la photo d'une chatte et sa bouteille de mauvais rosé.