Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Au commencement...

    1497976_10151889642696888_1908942030_o.jpg

    Dieu créa d'abord l'homme. Pour se distraire, dit la légende des siècles. De fil et en aiguille, il s'est aperçu que sa créature s'ennuyait aussi alors il créa Facebook. Puis il créa les arbres, les bêtes comme autant de distractions. L'homme trouva de quoi s'occuper, un temps seulement, avec ses nouveaux compagnons de Je.

    Puis l'homosapionce s'ennuya de nouveau alors Dieu créa les féministes, source de distractions diverses, et le néandertalien créa, de guerre lasse, Brigitte Bardot pour s'occuper de ses instincts d'animal qui pense et qui bande. Et c'est ainsi qu'il donna naissance à l'amour courtois qui avait pour objet un être humain.


    Mais l'amour courtois se révéla n'être qu'une convoitise. Une attente dirigée vers l'être aimé et qui en appelait au consentement. Au final, le mot de merci, transporté à dos de troubadours, traversa les époques parce qu'il désignait ce consentement alors tout proche de la notion de grâce.

  • L'oiseau bavard

    SNV80005.JPG

    Pendant la promenade, ce matin, une petite brise a lavé le paysage beaucoup mieux que n'importe quel savon de Marseille. Sa légèreté m'a rendu heureux. Quand nous sommes rentrés au bercail avec la caravane (Trois chiens, une chatte) un oiseau s'est posé sur la fragile cime d'un genévrier comme dans un conte de faits.

    Mon dieu qu'il était bavard : " Faire la paix avec les arbres, faire la paix avec les bêtes, puis faire la paix entre les hommes..." 


    Edward, chien abandonné dans la forêt de la Sainte Baume, a trouvé ici son paradis depuis juillet 2012.

  • Aux racines de l'instinct

    SNV80006.JPG

     

    Les animaux sont ici les héros des pages d'un roman en construction.Ils tentent de cristalliser non pas un état inerte, mais une tension continuelle, toujours attentive, ouverte vers l'extérieur. Pourvu que l'on garde la volonté de sortir du territoire comme les évadés d'une douce félicité. L'essentiel consiste à défricher de nouvelles pistes, de flairer le sentiment de malaise chez la future proie. Le héros canin ou félin n'a pas peur de ne pas être aimé, mais de ne pas aimer la viande fraiche qu'il dérobe à la civilisation.
    Il ne craint pas que son désir reste inassouvi mais qu'il s'éteigne. Il craint, enfin, d'être blessé aux racines même de la vie et de l'instinct.

  • Le temps s'attarde

    IMG_4010.JPG

     
    Une saison chasse l'autre. La violence de la bourrasque m'a soulevé au dessus de l'herbe et le chien aussitôt s'est mis à brailler comme si la tempête était de ma faute. Revenu sur terre, j'agrippe des deux mains son col de fourrure.


    Il hurle comme un loup et nous roulons de concert parmi les plantes gelées. Je sors la langue et de la bave coule le long de mon cou. Epuisés, nous rentrons sous les applaudissements d'un aigle Bonelli qui a photographié la bataille. Le souvenir est le seul Paradis dont nous ne pouvons être chassés.