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farrah fawcett

  • Drôles de drames

     

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    Deux disparitions le même jour. Hier après-midi l'une des drôles de dames, celle que je préférai bien sûr, s'est envolée.  Charly, je peux vous l'avouer, c'était moi. Et juste avant minuit, heure française, France-info m'apprend que Bambi a eu une crise cardiaque. Cinq minutes plus tard, le journaliste annonce sa mort au conditionnel. Puis au présent.
    Je n'ai pas envie de me relever pour tapoter quelques mots sur ce blog. Le sommeil l'emporte. Pourtant je me dis que ces deux-là vont faire faire la une des gazettes. Que bien sûr la mort du premier noir à avoir dansé sur la lune va occuper le devant de l'affiche au détriment de la vraie blonde. Juste avant d'être emporté par Morphée, je me suis dis que les quolibets allaient pleuvoir sur le premier artiste global privé d'enfance par un papa dictateur.
    Et ce matin, je me suis branché sur toutes les radios jusqu'au moment où, sur France Inter, Alain Finkielkraut se demandait bravement pourquoi "de Tokyo à Londres, tant de gens allaient être affectés par sa mort."
    Oui pourquoi? Le philosophe ne préfère pas se demander comment un jeune enfant noir est devenu une sorte de Fred Astaire planétaire en défiant les lois de la pesanteur, en renouvellant la chorégraphie instituée par un James Brown, l'écriture des vidéos-clip, en devenant le premier chanteur noir à être accepté par toute la planète. Il en est même devenu blanc de peau ne voulant plus être un noir, contrairement à Nougaro.
    Un inventeur, un travailleur acharné, un petit génie de la scène devenu roi de la pop. Rien que ça.
    Cracher sur sa tombe tient du superflu. Mieux vaut s'interroger sur l'essentiel, le secret de son génie.
    La peur d'une biographie ajoute une crainte à la mort (Oscar Wilde).
    J'attends avec impatience celle écrite par mon ami Olivier Cachin sur le petit Jackson qui avait toujours refusé de grandir.