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josef ladik

  • Premier roman (suite)

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    Un premier roman et un coup de maître. C'est assez rare pour être mentionné à nouveau. L'ami shutterlag, alias Josef Ladik, alias D. homme délicat et posé a plus d'un tour de passe-passe dans son jeu de manche. D'une plume limpide, vivace, farfouilleuse, il traque l'indicible qui se niche dans nos sociétés. Science-frictions à venir avec un Etat trop sécuritaire pour être démocratique? D'évidence. Petite piqure de rappel. (Il sera édité en poche et fera l'objet d'un film) Josef Ladik planche déjà sur la suite à donner à ce thriller.

  • Page turner (2)

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    En sortant de chez Colette, magasin célèbre de Paris branchouille (Photo Shutterlag)
     
    Ecriture et photographie relèvent pour moi d'un même processus: exprimer une vision du monde dont on est parfois prisonnier, parfois acteur.
    J'ai d'autres activités sous d'autres identités, pas pour me cacher, mais pour ne pas mélanger les genres.
    L'identité est en quelque sorte au coeur de mon travail, en tout cas c'est un des thèmes du roman.
    Il y en a d'autres moins accessibles, c'est le cas de la structure, qu'elle soit visuelle (perspective, angles, courbes) ou narrative (rebondissements, mises en abîmes). A cet égard, J.L. Borges reste pour moi la référence (Cortazar et son Marelle également, bien sûr, mais aussi Mark. Z. Danielewski, sur un mode plus ardu).
    Depuis l'agencement des particules élémentaires (y compris leurs avatars houellebecquiens) aux voies lactées, la structure est partout, elle nous dépasse, tout en nous constituant. C'est une évidence paradoxale. Comme beaucoup, j'ai sans doute été influencé et séduit par l'ouvrage de Douglas Hofstater, GEB, qui raisonne (en tous sens) avec cette thématique. Des mathématiciens s'intéressent à cela, certains ont flirté avec la maladie mentale (Gödel, Cantor). Darren Aronofsky a réalisé un film intéressant (Pi) sur cette obsession qui peut conduire à la folie et dont certains trouvent la solution dans le concept de divinité.
    Heureusement, d'autres "éléments de structure", comme les mouvements que font les jambes des filles sur le pavé, nous ramènent à des théorèmes sensibles.
    Le Maître des Noms est un thriller futuriste à clés et s'inscrit, d'un point de vue philosophique, dans un mouvement critique sur l'utilisation raisonnée des technologies de l'information (cf. séminaire pour une polémologie de l'esprit).
    Mais c'est avant tout un divertissement, un “page turner” avec de nombreux rebondissements, une écriture scénarisée, visuelle, fortement influencée par la culture cinématographique et le rythme des séries américaines.
    A mon sens, il est tout à fait possible de concilier divertissement de masse et réflexion (culture de masse?). Les thématiques pointues ne doivent pas être gardées dans des niches hermétiques, mais être portées par des registres accessibles à tous, comme celui du roman (ou du cinéma) d'action.
                                                                                                                                                                                                                                            Josef Ladik
     
     

  • Page turner

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    Photo Shutterlag
     
    "Il s’était placé derrière elle, de trois quart à l’endroit où elle n’avait aucune chance de le percevoir. Il n’avait plus aucun doute. Tout collait: les cheveux, la taille et cette manière élégante qu’elle avait de transférer son poids d’un pied à l’autre, en pliant légèrement ses genoux. Il regarda ses jambes et en apprécia le volume. Il prit une grande inspiration et huma son parfum. Il plongea sa main dans la poche de son pantalon et empauma le couteau. Il lui faudrait jeter le journal, puis se servir de ses deux mains pour déployer la lame. Trop long, trop compliqué." 
     
    Le Maître des noms" de Josef Ladik,  Passage de témoin (Chapitre 38)  First thriller