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merry sur yonne

  • Dans la tonte tout est bon

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    Accalmie dans le ciel bourguignon. Deux jours d'ensoleillement par an (depuis le réchauffement de la planète) et cela suffit pour voir pousser des tondeuses sur les pelouses burgondes bien plus grasses que les boeufs du Charolais. Humer de l'herbe fraîchement coupée, je l'ai déjà écrit par ici, cela me plonge à chaque printemps dans une extase bio-écolopratine. Si José bové passait par chez moi à ce moment là, je crois que j'irais jusqu'à lui offrir une bouteille de pommard...
    Tondre, le cul bien posé sur mon tracteur "Roper", c'est devenu le rituel d'avril, l'occasion annuelle de "jouir sans entraves".
    De penser, aussi, au trépidant ex-maire de Neuilly qui a inventé le starkosysme en détournant l'émotion intacte de l'objectif des caméras et des micros bien tendus mais pourtant déjà lassés de faire le trottoir entre République et Nation. Souvenez-vous : "On sait tout du boulevard des Filles du Calvaire mais on ignore tout du calvaire des filles du boulevard."
    De repenser surtout à cet échange furtif avec un ami mécanicien devant la boulangerie de Montillot :
    - Tu sais ce qui arrive à Fabrice ? (Mon garagiste Renault depuis trente ans).
    Oui, je l'ai renconré il y a trois jours sous la pluie. Il promenait son labrador. J'ai failli ne pas le reconnaître...
    - C'est intolérable ! Il a perdu vingt kilos. J'ai parlé à sa fille hier. En fait, ce n'est pas seulement un cancer du côlon. C'est tous les intestins. Bref un cancer généralisé.
    Oui, c'est injuste. Quand je suis passé devant son garage, je comptais bien blaguer avec lui et lui laisser ma voiture. Et tout était fermé.
    - Vous avez le même âge, non ?
    Presque, il doit avoir un an de plus que moi... Je me souviens d'une virée avec lui dans son patelin, le sancerrois. C'était il y a vingt ans. Je souhaitais acheter un tracteur tondeuse plutôt puissant. Nous sommes partis en plein cagnard d'août vers la Loire. Arrivés chez le vendeur de tondeuses, j'ai écouté vaguement les explications du patron qui avait été son premier employeur. Puis nous sommes entrés dans un bureau étrange. Sous son fauteuil directorial, il y avait une trappe menant à la cave. Nous sommes descendus conclure l'affaire devant un tonneau de pouilly fumé. Température ambiante treize degrés. Nous sommes sortis de là avec le tracteur sur la remorque. Après avoir franchi la Loire à nouveau puis être entrés dans les sous-bois de la Puisaye, nous avons stoppé à l'entrée d'un chemin forestier. Je pense que nous avons dormi là trois ou quatre heures dans sa camionnette...


    Ps: Perle me manque considérablement