Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

pina bausch

  • L'été (sera) meurtrier

     

    desingel_6754.jpg
    La danse n'est pas seulement une technique singulière. Pina Bausch
     
    C'était il y a un peu plus de trente ans dans la cour d'Honneur du palais des Papes. Une allemande débarquait sans tutu ni du tulle sur les terres théâtrales et populaires de Jean Vilar avec son Nelken. Un cataclysme dans l'univers de la danse. De celle qui puise ses racines dans le tragique, la dureté du monde.
    De la danse-théâtre dira alors le gratin de la critique qui n'en croit pas ses yeux. Qui se surprend, aussi, à revoir sa copie. Pina déchire volontiers le décorum de la routine culturelle.
    Quarante pièces plus tard, son univers résiste encore à l’oubli, l’érosion, l’affadissement. Même si, ces dernières années, "ce n'était plus ça".
    Elle était encore sur une scène la semaine dernière. Jusqu'à ce qu'un "cancer fulgurant" emporte cette dame singulière sous d'autres cieux, sans crier gare.
    "Et vogue le navire"...