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premier mai

  • Je fais ce qui me plaît

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    Tulipa Australis (Sauvage) poussant autour de la maison rouge

    - Oh BT, qu'est-ce tu fais putaing, tu travailles ?
    Hein !
    - Et ouais, on dirait que tu travailles ?
    Quoi ?
    - Branche ton sonotone que je te murmure à l'oreille, vieux canasson!
    Ouch !
    - Je te demandais pourquoi tu travailles, culé ! C'est le premier mai.
    Hé ouais, bordille, je jardine. Pourquoi tu me casses les couilles?
    - C'est le premier mai, je te dis !!!!
    Hé bé, quoi le premier mai !?
    - C'est la fête du travail...
    Ah, et bé bonne fête, gary, je croyais que t'étais au chômage.
    - Ben ouais, je suis au Semic.
    Alors bonne fête, mon petit. C'est Byzance.
    - Nan, c'est pas Byzance, c'est régalade aujourd'hui. Y sont des millions à manifester aux quatre coins de l'ézagone.
    Super ! Un hexagone, c'est un polygone à six côtés et six sommets, gary )
    - Oh papy, je m'en branle de l'ézagone, ça s'arrose le premier mai...non ?
    Ouais. Viens, viens, j'ai du Vacqueyras à la cave.
    - Du Vacqueyras, taing, tu t'emmerdes pas...oh, mon vier madame Olivier, je veux bien, oh !
    Allez, ha, viens, on va trinquer à la santé de monsieur Bruni.
    - Oh, t'y es fada, je trinque pas à la santé d'un nainculé ! Je suis t'un fou mais pas complètement bringue, quand même.
    Hé bé, on n'a qu'à trinquer à la santé des gars de Caterpilar si tu veux. L'important c'est de trinquer...
    - Oh papy, t'es un peu trop relaxe côté bulbe rachidien, non ?
    Hé, je suis comme le temps, je fais que passer.
    - Nan mais je veux dire, on t'a connu plus révolutionnaire dans le temps.
    Dans le temps, j'étais un branleur comme toi.
    - Un branleur, un branleur, mais t'y as toujours bossé, je veux dire.
    Hé ouais, j'ai bossé tranquille.
    - Mais aujourd'hui, old slip, on bosse plus, taing, on chômeu. Les patrons, tous des nainculés, je veux dire ! Y s'en mettent plein la gueule...
    Taing, t'y es un philosophe toi !
    - Hé ouais, y'en a marre de se faire niquer. Et qui c'est qui va payer les traites ?
    Ma foi, le Crédit-Mutuel, je sais pas moi.
    - Qué Crédit-Mutuel, c'est tous des nainculés. Y s'en mettent plein les coffres et c'est nous qu'on paye leurs stocks lotions de perlinpinpin. Je veux dire, c'est toujours nous qu'on passent à la caisse. Tu vois ce que je veux te dire. Taing, il est bon ton vin. C'est pas un vin de tapette !