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soeur emmanuelle

  • Soeur champagne

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    Soeur Emmanuelle au Caire

    Jamais renoncer, son leitmotiv. Son mot préféré ? En avant. Un mot qu'elle prononçait en arabe. Yalla! Celui qu'elle détestait ? Stop!
    Toute une vie tracée sous le signe de l'amour pour les plus démunis. Mise en vedette par les medias mais restée fidèle à ses engagements, l'ancienne prof de lettres et de philo quitte l'enseignement quand l'heure de sa retraite a sonné pour retrousser les manches de sa blouse et rejoindre les exclus des bidonvilles du Caire. Elle s'adressait aux pauvres, aux ministres, aux chefs d'états de la même façon. Sacrément burnée Marie Madeleine Cinquin, franco-belge de naissance.
    Une messagère de toutes les religions. Dieu pour tous, tous pour Dieu. Jamais soumise à l'ordre hiérarchique, elle dit ok au mariage des prêtres et que le plastique c'est fantastique, surtout en Afrique. Défendait la place des femmes dans l'Eglise. De fait, le Vatican ne la portait pas dans son coeur. Pas grave! Elle adorait Jean-Paul II, malgré tout.
    Elle était hors d'atteinte tant elle avait connu de haines, d'horreurs, de sang, de souffrances chez tous ceux qui se disent pour se consoler qu'ils iront au paradis car l'enfer est ici.
    Ce genre de petite bonne femme, tout comme Lucie Aubrac, soulevait des montagnes d'un claquement de doigts. C'est vous dire si devant elles l'on se devait de faire profil bas. J'ai eu la chance inouïe de croiser ces deux icônes pétillantes d'intelligence la même semaine, d'échanger avec elles quelques mots aussitôt gravés dans mon âme. Ce soir, je ne vais pas larmoyer car elle n'aurait pas aimé ça du tout. Elle aurait eu cent ans le 16 novembre prochain. Dire que nous étions voisins et que je l'ignorais...