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  • Sauvons les bébés tibétains

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    Photo Stewart Cook 
     

    Jadis, la poésie devait avoir pour but la "vérité pratique", "être faite pour tous", et filtrer dans ses cornues "l'alchimie du verbe" à destination du futur dont nous nous écartons à reculons, car le clapotage de l'actualité ne se conjugue qu'à l'impératif présent. Sur le net, c'est encore pire. Il y pleut des poètes de l'information et ceux-ci ne poussent que là où c'est mouillé, bien sûr. Le plus souvent, il s'agit de facteurs "cheval" costumés en Tintin au Tibet avec des rimes pour Mickey Maousse. Le panel me semble bien large. Il va du lectorat de "Télérama" à celui du "Figaro" jusqu'au docteur honoris causa des blagues de comptoir. Résumons, "Le Tibet est victime d'un génocide culturel et le gentil Dalaï Lama, un démocrate" Et les chinois dans tout ça ? "Des viets qui mangent des chiens". Je suggère à ces néophytes reclus dans leurs certitudes de s'instruire un peu sur la situation du peuple tibétain quand Dieu Lama était à la tête de cet "état" théocratique. En France, tout le monde est, pêle-mêle, entraineur des bleus, historien, journaliste, spécialiste des droits de l'homme, académicien du verbe et stratège en géopolitique. C'est devenu un lieu commun que de l'affirmer.

    "Je est un autre": Un con, forcément. Moi-même personnellement, I, myself, je sais seulement où le bât blesse, dans cette sorte d'incompatibilité d'humeur (je m'y complais sans être dupe) avec l'époque qui pourrait donner à penser que la langue est pur et simple reflet de la politique. Ce n'est pas le cas. La politique est faite d'actes qu'accompagnent ou précèdent les mots.